CONCLUSIONS
Nous voici arrivé au terme d'une étude au cours de laquelle nous avons repris sans doute des faits connus pour la plupart, en y ajoutant les quelques matériaux nouveaux que la science nous apporte chaque jour.
Nous avons surtout cherché à dégager la vérité et
à déduire quelques conclusions pratiques pouvant être mises immédiatement à exécution.
Si de tous temps les hygiénistes se sont préoccupés de la nocivité du lait, les pouvoirs publics l’ont toujours laissée de côté pour ne combattre que la fraude, la falsification.
Les causes de nocivité sont nombreuses et elles constituent un danger pour la race, par la mortalité infantile qu’elles entraînent.
Elles relèvent :
19 de l'alimentation des laitières;
20 de leur mauvais état de santé;
30 des altérations et maladies propres au lait;
49 des souillures que le lait subit durant ou après
la traïte.
L'idéal consiste à produire un lait pur (exempt de Loute falsification), propre (n'ayant subi aucune souillure) et sain (provenant d’une vache en bonne santé).
L'obtention d’un tel lait n’est possible qu'en surveillant la
19 l’alimentation des vaches;
29 leur état de santé.
30 l'installation et la propreté des locaux. étables et laïteries;
40 la propreté des vaches;
5° la récolte du lait dans des récipients propres par des vachers propres; Nr
60 la conservation du lait sain jusqu'à sa livraison.
L’obtention d’un lait pur et sain est réalisable et peut devenir la règle si le producteur est éduqué et encouragé.
La meilleure façon d’arriver à ce double but sera de faire de l’industrie laitière une profession considérée et rémunérée, au lieu de la laisser ce qu’elle est : un accessoire négligé de l'élevage, un parent pauvre de l’agriculture. ;
Dans ce sens le vétérinaire sera l'intermédiaire nécessaire entre les pouvoirs publics et le paysan. Il fera plus à lui seul que tous les règlements et les contrôles laitiers réunis avec toutes les sanctions qu'ils comportent.
Il nous paraît démontré que toutes ces améliorations seraient parfaitement applicables à notre région.
Au, cas où.des mesures administratives seraient jugées indispensables, il faudrait alors :
Lie
1° Classer toutes les vacheries oùse fait la production industrielle du lait, à la ville comme à la campagne, dans la 2° catégorie des établissements classés. soumis à l’enquête et à la consultation préalable des conseils d'hygiène. Imposer une licence à tout individu faisant commerce de lait.
29 Imposer aux vacheries et laiteries des prescriptions d'hygiène extrêmement sévères. S'assurer qu’elles sont observées par de fréquentes inspections et punir sévèrement les contraventions.
3° S'assurer que les bêtes qui fournissent le lait destiné au commerce sont absolument saines et obliger les laitiers à se défaire immédiatement de tous les animaux atteints d’une maladietransmissible à l’homme.
40 KExiger la déclaration immédiate de tous les cas de maladies infectieuses survenant, tant chez le personnel de la laiterie que chez les animaux. Prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la contamination du lait et même, danscertains cas, en interdire la vente.
59 Interdire de livrer à la consommation tout lait altéré ou provenant d’animaux malades.
6° S'assurer par des prélèvements et des analyses qu'aucune addition ou soustraction n’a été faite au lait, qu'aucune matière étrangère n’en altère la composition. |
70 Remettre à tout laitier, au moment où sa licence lui serait accordée, une instruction détaillée pour
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l'instruire de tout ce qui peut améliorer la qualité du lait ou lui nuire.
Ces prescriptions, si logiques qu’elles soient, donneraient-elles un résultat, ou même seraient-elles seulement applicables? On nous permettra d’en douter.
Aussi, nous ne nous lasserons pas de le répéter, pour que le producteur comprenne l'intérêt qu’il y a à vendre un lait pur, propre et sain, pour qu’il cherche à l’obtenir, il est indispensable qu’il y trouve un profit certain.
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Le Doyen, Le Président de la these, HSROGER SAUT NOBÉCOURT
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,
CHARLETY
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