MILIEU DE CULTURE
raux, pourvu de micro- die Case IN #Eupin.
: EE NE f o organismes du sol. de combinaisons V. . . Org. azotées. RENTE Re NTATICOR
On reconnaît que notre appareil de grandes dimensions ressemble en principe à l'appareil classique de Boussingault. Il existe pourtant une différence sur l'importance de laquelle nous ne saurions trop insister, car elle nous expliquera les conclusions tout autres auxquelles nous arriverons. C’est que
‘le milieu de culture employé par Boussingault a été soumis à
la calcimation, et était par conséquent exempt de matières organiques en général et particulièrement des micro-orga nismes du sol.
Le rôle important qui incombe aux micro-organismes dans toutes les réactions qui se passent dans le sol étant connu depuis quelques années à peine, on comprend aisément que dans les nombreuses expériences et les discussions, plus nombreuses encore, que l'on a vu surgir depuis presque un demisiècle sur l'intervention de l'azote dans la nutrition végétale, on n'ait pas suffisamment tenu compte de cette particularité essentielle des recherches de lillustre chimiste français. Peutêtre aussi a-t-il échappé à quelques-uns, ne connaissant l'étude de Boussingault que par les conclusions publiées dans les traités, qu'il a lui-même beaucoup insisté sur la caleination du milieu de culture 1.
Quant à l’atmosphère dans laquelle végétaient nos plantes, on remarque que nous avons donné la préférence à une atmosphère renouvelée. Les objections soulevées par M. Ville, et, dans les dernières années, par M. Atwater et M. Franck contre « l'atmosphère stagnante », dont Boussingault s’est servi dans la seconde série d'expériences mettant la plante dans une condition physiologique anormale, ne sont pas sans fondement. |
Critique de l'appareil. Objections. Vérification. — En examinant avec attention notre installation expérimentale, on doit se poser nécessairement les questions suivantes :
1° Le ventilateur aspire-t-il un volume d’air suffisant pour assurer aux plantes des conditions de végétation convenables ?
20 L'appareil, considéré dans son ensemble, est-il étanche?
3° Les-laveurs du système Il dépouillent-ils complètement de ses combinaisons azotées l'air qui les traverse?
1 Voyez Agronomie, chimie agricole et physiologie, £e édition, tome I, pages 3 et T « dans un sol préalablement calciné pour détruire jusqu'aux » moindres traces de matières organiques » {Essais de 1837 et 1838, et
« dans une substance terreuse qui a subi une chaleur rouge » (Essais de 1853 et 1854). |
Nous diseuterons successivement ces divers points. L'air passé à travers la case de végétation doit fournir à l'orge, au lupin et au haricot, l'acide carbonique, et cela en quantité suffisante pour assurer une croissance abondante. Le magnifique état de nos sujets d'essai, qui ont normalement parcouru toutes les phases de la végétation : floraison, fructification ; le poids élevé de la récolte, en sont une preuve et nous donnent tous les apaisements quant à l’approvisionnement en acide carbonique.
Quoique tous les soins possibles aient été apportés dans ja construction de la cage vitrée, dans l'entretien du bois et des joints, nous avons tenu à vérifier leur étanchéité, et en même temps à contrôler si les laveurs du système IT fonctionnaient convenablement.
Il a été introduit dans ce but, à l’intérieur des cases vides, de petites capsules en porcelaine contenant du réactif de Nessler, et à l'entrée des tuyaux d’ärrivée et de sortie de Pair, il a été suspendu des bandelettes de papier rouge de tournesol. Après avoir replacé et remastiqué le carreau de devant et mis en marche l'aspirateur, on a placé devant embouchure des laveurs, et, tout autour de la cage vitrée, des capsules remplies d’ammoniaque. Le soleil et le vent aidant à l’évaporation, l'odeur d’ammoniaque à été bientôt très nettement perçue dans l’atmosphère du jardin qui entoure les cases de végétaton. Le ventilateur a marché pendant six heures; l’ammoniaque à été renouvelée trois fois, et il a été évaporé en tout un litre d’'ammoniaque à 50 °}.
Déjà, après quelques minutes de fonctionnement de l’aspirateur, la présence de traces d’ammoniaque s’annoncçait dans les cases du système [ (laveurs sans acide), et l'intensité des colorations allait augmentant jusqu’à la fin de l'essai. À ce moment, pas le moindre changement du papier réactif, ni la moindre coloration du réactif Nessler ne se constataient dans le système IT (laveurs à acide), pour autant que lon püût en juger à travers la glace.
L'appareil fut laissé en repos jusqu’au lendemain à 10 heures,
les carreaux de devant furent enlevés, et nous ne pûmes, en
entrant dans la cage, y constater la moindre réaction d’ammonraque.
Cette expérience, faite à la fin des cultures, nous permet de conclure que Ja cage est restée étanche pendant l'essai,
ensuite que l’absorption complète des combinaisons azotées
diffusées dans l’atmosphère s’est convenablement effectuée dans le système IT.
Certes, notre appareil n’a pas une étanchéité absolue, telle qu'on peut la réaliser dans des expériences de laboratoire. Pour un appareil de dimension et de construction telles que le nôtre, il ne peut s'agir évidemment que d’une étanchéité relative, mais suflisante pour que l'erreur d'expérimentation qui peut résulter de l'infiltration de traces air n'ayant pas traversé le laveur, ne puisse pas influencer le résultat définitif. Sous ce rapport, nous pouvons avoir entière confiance dans nos essais. Admetions même, ce qui est considérablement exagéré, vu les dimensions larges des tuyaux d'arrivée d'air, que cette erreur monte à 2 °}, de l'air total aspiré à travers les cages, l’azote combiné y contenu et apporté à nos plantes clandestinement, si nous pouvons nous exprimer ainsi, ne s’élèverait qu'à une faible fraction du gain constaté.
La question de l'étanchéité absolue n’a donc pas, en réalité, importance qu’elle parait présenter à première vue.
Le même raisonnement peut être appliqué au fonctionnement des laveurs. Le dépouillement absolu de Pair en combinaisons azotées n’est pas une condition sine qua non de la réussite de notre expérience, car l'erreur pouvant résulter d’un dépouillement incomplet laissant passer, par exemple, 5 0, des combinaisons azotées diffusées dans l’air, serait considérablement inférieure au gain d’azote constaté finalement. L’essai très concluant renseigné plus haut, ensuite l’absorp-
tion complète de lazote combiné de Pair que nous obtenons
dans un autre appareil, qui n’est au fond qu’une réduction de l'installation que nous discutons, et qui fonctionne depuis
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