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» intervient dans l’alimentation végétale, non seulement
» par les combinaisons azolées qu’elle contient, mais
» aussi et principalement par l'azote élémentaire.» Quoique nous ayons lout particulièrement voulu attirer
l’attention sur le membre de phrase « partie aérienne,
racines et sol pris dans leur ensemble » en le faisant impri-
mer en caractères gras et malgré la réserve que nous avons faite à la fin de notre travail en déclarant qu’une nouvelle série d'essais, dans un milieu stérilisé, étail nécessaire pour expliquer le mécanisme de l'intervention de l’azote
atmosphérique, nos conclusions ont êté interprétées erro-
nément. On leur a donné le sens d’une démonstration de l'assimilation directe de l'azote élémentaire par la cellule de la plante. La portée de nos conclusions pouvait d’autant moins être telle, que nous avions constaté à l'ouverture de nos cases à expériences (loc. cit., p. 28) que le sol était couvert d’une végétation de plantes inférieures vertes (algues), dont le rôle comme fixateur d’azote pouvait déjà être entrevu d’après les travaux de MM. Gautier et Drouin (1888), et de M. Franck, avant qu'il fût démontré par MM. Schloesing fils et Laurent (1891). Le rapport de MM. les Commissaires de l’Académie est du reste absolu-
ment conforme à ces restrictions, que nous avions établies
nous-même (1).
Après celte digression, que l'intérêt de la vérité nous
(4) « I lui reste à rechercher s’il y a réellement assimilation de » l'azote élémentaire par la cellule végétale de la plante supérieure » ou si ce gain (il s’agit de l'expérience avec les céréales) est dû à » des organismes inférieurs. » Rapport de MM. Malaise, Henry et
Spring. Bull. de l’Acad. roy. de Belgique, 62° année, t. XXII, p. 340. |
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a obligé de faire, nous passons aux nouvelles expériences
de 1899, entreprises comme les précédentes, avec la collaboration dévouée de M. Graftiau, chef des travaux chimiques à la station agronomique.
La stérilisation et surtout le maintien de la stérilisation d’un apoareil aussi puissant que celui employé en 1890 étant irréalisable, nous en avons fait une réduction à petite échelle, mais reposant sur le même principe : Culture des plantes dans une atmosphère non confinée, mais constamment renouvelée.
La planche et sa légende font facilement comprendre l’ensemble de la disposition de l’appareil établi dans notre serre à expériences, siluée à une cinquantaine de mètres du laboratoire de la station agronomique.
Des explications sur certains points importants sont cependant nécessaires :
A.— Tous les joints sont à mercure; tout danger d’intro-
duction ou d'échappement accidentel d’air est absolument
écarté.
B. — Le système de barboteurs est le même que celui employé comme contrôle dans les essais précédents et qui, nous l'avons démontré (loc. cit., 25), dépouille complète-
ment un courant d'air atmosphérique de ses combinaisons azotées.
C. — Nous avons assuré en R la possibilité d’augmenter, en cas de besoin, la richesse en acide carbonique de Pair traversant la cloche. La saturation du carbonate sodique des barboteurs FF, une fois réalisée, cette précaution devenait inutile, et la prise d’air A a seule fonctionné pendant l'expérience.
D. — Le mercure assurant la fermeture hermétique de la cloche plongeant dans la nochère était recouvert d’une couche d’eau, afin d'empêcher lintoxication des plantes
par les vapeurs mercurielles.
E. — Notre appareil était double. Pour la simplification de la planche, nous n’y en avons fait tigurer qu’un seul système. Les deux cloches étaient reliées par les raccords PP. On remarque que ceux-ci sont à filtre en laine de verre, une des cloches devant en effet rester stérilisée pendant tout le cours de lPexpérience.
F.—- Le barboteur de sortie E, à acide sulfurique, était un appareil de sûreté en cas d'interruption voulue ou accidentelle de l'aspiration.
G. — Le tuyau R était relié à un tuyau en plomb muni d’un robinet et raccordé à un grand aspirateur d'air placé au laboratoire.
L'aspiration d'un courant lent s’effectuait jour et nuit.
H.— La stérilisation des pots à végétation s’est faite dans une étuve Wiesnegg. Leur température, prise au centre du bocal rempli, a été maintenue pendant 5 heures à 150° C.
Les semences ont été stérilisées en les plongeant dans une solution de bichlorure de mercure au millième; l’excès du liquide a été absorbé par du papier buvard. Tout étant installé, on a fait passer lentement dans la cloche un courant de chlore, afin de tuer les organismes inférieurs ou leurs spores qui, pendant le montage de l'appareil, auraient pu se déposer soit sur les bocaux, soit sur les parois de la cloche.
I. — L'arrosage à été opéré au moyen du tuvau EL, pouvant, à l’aide d’un raccord mobile à joint de mercure, être tourné au-dessus de chaque bocal. L'eau distillée a été
Ge) 271 stérilisée dans une chaudière en cuivre N, reliée au tuyau d'arrosage L.
Après une ébullition prolongée, le refroidissement s'opérait sous la protection d’un filtre de coton. L’arrosage a été réglé de manière à entretenir une humidité suffisante sans atteindre la saturation complète du pouvoir absorbant. Nous avons néanmoins drainé nos bocaux et placé des soucoupes afin d’éviter toute perte éventuelle d’eau de drainage.
J. — Le sol, les engrais phosphatés et potassiques et les semences (orge de printemps) ayant été les mêmes que
dans les expériences précédentes et les méthodes analyti-
ques ayant déjà été décrites dans tous leurs détails, le compte rendu de nos recherches de 1892 se trouve considérablement simplifié.
Aa début de nos expériences, nous avons eu à lutter contre de grandes difficultés techniques. Les cloches de 125 litres que nous avions dû faire confectionner expressément n'étaient pas homogènement refroidies. La forte dilatation produite par les journées chaudes du commencement de l’été de 1892 a occasionné le bris de deux des récipients et nous avons dû réinstaller trois fois toute l’expérience.
Commencés le 11 juin, les essais étaient terminés le 27 juillet. Les deux pots à végétation avaient produit 13 plantes d’orge bien tallées.
Premicre expérience.
Sol non stérilisé, non cultivé, mais couvert à la surface
el sur les parois du vase d’une végétation de plantes infé-
rieures (algues vertes et rouges) en contact avec de