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Il résulte du tableau précédent que le compte des apports et des pertes en azote de notre culture de lupin dans un sable pauvre (partie aérienne, racines et sol considérés dans leur ensemble) se solde par un gain de 2 grammes par case.
Ce chiffre est trois fois plus élevé dans les essais où, par une fumure en matières minérales, la production végétale a été considérablement augmentée. Il y a encore un fort gain en azoté même dans la case IV qui, outre les matières minérales, a reçu un fort approvisionnement en nitrate de soude.
En rapprochant le résultat de nos essais de 1889 des conclusions auxquelles sont arrivés les auteurs cités plus haut ayant opéré dans d’autres conditions expérimentales, on doit considérer comme démontrée l’intervention de l'azote atmosphérique dans la nutrition végétale, tout au moins dans certaines conditions spéciales : culture d’une terre pauvre en azote, renfermant naturellement les bactérides du sol ou ayant été inoculée.
Les cases V et VI se soldent en perte. Cette perte ne peut pas être interprétée comme étant contradictoire aux résultats acquis par les quatre premiers essais; elle s'explique de la manière suivante : conformément à la possibilité prévue dans le commencement de ce mémoire, la perte en azote élémentaire, pendant la nitrification de l’ammoniaque et de l'azote organique, l’a emporté sur l’apport dû à l’intervention de l’azote atmosphérique. Le résultat fourni par la case IV est d’un grand poids en faveur de cette explication; elle, aussi, a reçu 278.60 d’azote-engrais, comme V et VI, mais celui-ci, se trouvant entièrement oxydé, comme nitrate de soude, n’a pu occasionner aucune perte d’azote échappant aux analyses, comme cela a lieu pendant l’oxydation de l’azote ammoniacal et organique.
Si, par conséquent, les cases V et VI ne peuvent pas répondre à la question principale étudiée dans ces recherches, elles nous fournissent, d’autre part, d'accord avec la case IV, la preuve que le lupin profite largement de l’azote qui lui est donné comme engrais et que le nitrate de soude n’est nullement nuisible à ce végétal, contrairement à l’opinion de plusieurs expérimentateurs.
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Un simple coup d'œil sur la planche qui reproduit nos plantes d’essai, quelques jours avant leur récoîte, et l’inspection du tableau renseignant le poids de la substance organique produite, le prouvent amplement.
En dehors du dosage de l'azote dans la plante entière, nous avons déterminé la proportion de cet élément contenu dans les tubercules radicaux du lupin.
Nos Azote contenu Azote contenu Azote dans la matière sèche | dans la matière fraîche | contenu dans le lupin
des cases, des nodosités. des nodosités. (plante entière). | LKR ss =. 0.314 0 ES 3.993 oo 0.698 0/0 0.334 HAE. 8.664 0.513 0.289 LE SRANTR 3.497 0.495 0.229 VE." 2,276 0.273 0.245 ME : 2,240 0.291 0.159 Ne CR
Les nodosités sont done notablement plus riches que le reste de la plante et, chose remarquable, cette richesse va en diminuant des cases qui nous ont donné un gain en azote vers celles qui ont 'soldé en ‘perte. C’est une constatation à l'appui de l’opinion de ceux qui attribuent aux tubercules radicaux des légumineuses un rôle prépondérant dans le phénomène de la fixation de l’azote atmosphérique.
Cependant comme divers auteurs ont obtenu un gain en azote même dans des terres cultivées en céréales, plantes qui ne possèdent pas cette modification particulière du tissu des racines, comme, d'autre part, le gain en azote réalisé ne porte pas seulement sur la plante, mais aussi sur le sol, il faut se garder d’exagérer le rôle physiologique de ces nodosités. Elles ne peuvent être la cause exclusive de ce gain en azote; leur présence peut tout au plus expliquer pourquoi le phénomène de lintervention de l’azote atmosphérique se manifeste au maximum dans la végétation des légumineuses.
1 Le poids n’était pas assez fort pour opérer le dosage de l’azote séparément dans les nodosités.