‹ Contribution à la question de l'azoteChapitre 6 sur 31 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

. 1° Lorsqu'on élève des plantes de lupin jaune dans du sable renfermant les bactérides du sol, mais très pauvre en éléments nutritifs, placé dans des cases de végétation disposées de façon à pouvoir dominer toutes les conditions de l'expérience et lorsqu'on établit avec précision le taux de l’azote contenu dans

le sable, avant et après l’essai, dans la semence, les eaux de

pluie et de drainage et la récolte, on constate finalement, partie aérienne, racines et sol considérés dans leur ensemble, un gain important en azote, dû à l'intervention de l'azote atmosphérique. |

20 Ce gain augmente avec la quantité de substance organique produite. Dans nos essais, il monte au triple lorsqu'on

ajoute une fumure minérale seule. Le phénomène existe même

lorsqu'on met à la disposition du lupin une abondante fumure de nitrate de soude. Ce gain est masqué par une perte en azote élémentaire due-à la nitrification de lammoniaque et

de l’azote organique dans le cas où l’on remplace le nitrate de

soude par une quantité équivalente d'azote sous forme de sulfate d'ammoniaque ou de sang desséché.

3° Contrairement à l’opinion de quelques auteurs, Lu: nos essais, le lupin a absorbé et assimilé, c’est-à-dire utilisé à la production de la substance organique l'azote qui lui a été fourni comme engrais.

4 Les tubercules radicaux du lupin sont sensiblement plus riches en azote que le reste de la plante, tout particulièrement dans les essais qui se sont soldés par un gain en azote. Cette observation ne peut cependant être utilisée à l'appui de la thèse consistant à voir dans la présence des nodosités ou des microbes qui les habitent, la cause exclusive de l’assimilation de l'azote atmosphérique : a) parce que le gain en azote ne porte pas seulement sur la plante, mais aussi sur le sol;

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b) parce que des gains en azote, par l'enrichissement du sol, ont été obtenus dans la culture de plantes ne possédant pas de tubercules radicaux.

»° La culture pure prouve l'identité des micro-organismes du sol qui a produit le lupin et de ceux rencontrés dans les nodosités radicales de cette plante.

Nous avons dit dans les premières lignes de ce mémoire que le but de notre étude était de contribuer à la question de l'azote en établissant le compte des apports et des pertes en azote d’une culture de lupin exécutée dans des conditions qui nous rendaient complètement maître de la marche de l’expérience, afin d'établir s’il y a intervention de l’azote atmosphérique. Nous venons de conclure affirmativement.

Cette première constatation faite, nous aurons à étudier si le gain important par lequel se solde notre culture de lupin doit, malgré le peu de probabilité que laisse un calcul basé sur les travaux de M. Schloesing, s’expliquér par la présence d'azote combiné et diffusé dans l’atmosphère, ou doit être attribué réellement à une intervention de l’azole élémentaire.

Des dispositions particulières à donner à une nouvelle série d'expériences nous permettront de répondre à cette partie de la question.

Nous répéterons également les essais de 1889 avec d’autres légumineuses d’abord, d’autres familles végétales ensuite, et nous aurons l’honneur de communiquer à l’Académie le résultat de nos nouvelles recherches.

L Mem.. in 8° Tome. XLV.

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Sable +acide phosphorique/+ potasse/ +nicrobes du sol cultive’.

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Mem . in 8° Tome. XLV.

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Sable sans addition”. Sable + acide’ phosphorique Sable +acide’ phosphorique+ potasse + polasse/. +microbes du sol culiive.

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Sable/+ acide” ph oSphorique + potasse Sable+ acide’ phosphorique+potasse Sable + aude’ phosphorigue+ potasse’ + axole nilrique. + axotle. ammomiacal. + axole orqa@rt tique ;

LA QUESTION DE L’AZOTE

SECONDE NOTE

(Extrait du tome XLVII des Mémoires couronnés et au es |

publiés par l'Académie royale de Belgique

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