INTRODUCTION
L’extirpation des ganglions tuberculeux présente, à la région cervicale, des difficultés variables et très inégales. S'agit-il des ganglions peu nombreux, indurés et mobiles,
non adhérents aux organes voisins? alors l’intervention ne
présente aucune difficulté : facile et innocente, simple même parfois au-delà de toute expression, elle peut être conduite très rapidement, et en quelques minutes on vide la région carotidienne. Mais, dans nombre de cas, et ee sont précisément ceux où l’extirpation trouve de formelles indications et est le plus souvent pratiquée, il n'en va plus de même; il s’agit alors de ganglions agglomérés en paquets ou en chaînes, suppurés et quelquefois fistuleux, immobilisé et figés dans une gangne de péri-adénite, soudés par des adhérences intimes au sterno-cléido-mastoïdien d’un côté, au paquet
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vasculo-nerveux de l’autre. Même dans le cas de lymphomes tuberculeux qui paraissent mobiles, on commence une intervention que tout fait supposer simple et rapide, et ces ganglions ne sont que le début d’une pléiade ganglionnaire qui s'enfonce profondément jusqu’au rachis, en contractant des adhérences étroites avec les tissus ambiants. Dans tous ces cas, tout le monde s'accorde à reconnaître que les difficultés opératoires sont au maximum.
D'une part on court le risque de faire une intervention incomplète, ou, en morcellant la masse ganglionnaire, de contaminer le champ opératoire, dans lés deux cas, par conséquent, d’augmenter les chances de récidives futures déjà trop fréquentes; d’autre part, le grand paquet vasculo-nerveux est exposé à des lésions qui, si elles n’ont pas la haute gravité qu’on leur accordait autrefois, ne doivent pas moins être évitées.
I] faut donc s’écarter de ces deux écueils: le but du chirurgien doit être de faire des extirpations aussi complètes que possible en ménageant le paquet vasculo-nerveux. Pour cela il est nécessaire, quand on aborde cette intervention, d’avoir une technique nette et précise, parfaitement réglée au point de vue anatomique.
Ce travail est une contribution à l'étude de cette technique opératoire. C’est l’exposé, aussi simple que possible, de la technique que M. le professeur Forgue pratique depuis une quinzaine d’années et qui lui a toujours permis de sortir de difficultés considérables et de réaliser l’ablation en bloc. Elle n’est d’ailleurs que l’application au cas particulier des adénopathies tuberculeuses d’une technique générale que M. F'orgue suit dans l’extirpation des tumeurs branchiales du cou et surtout des néoplasmes de la parotide.
Cette technique repose sur un fait essentiel: la sup-
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