‹ Contribution A La Technique De L'Extripation Des Ganglions Tuberculeux Du CouChapitre 7 sur 17 · SUR BE · texte numérisé non relu

SUR BE

pression du musele sterno-eleido-mastoïdien. Déjà Küttner avait senti la nécessité d'une section femporaire du sternocléido-mastoïdien au niveau de ses attaches supérieures, dans les cas de lymphomes volumineux et adhérents — et de Quervain, a préconisé la désinsertion provisoire du mus-

ele au-dessus de son attache sterno-elaviculaire. Cette sup-

pression du sterno-cléido-mastoïdien n’a pas, au point de vue de la statique de la tête, les inconvénients qu’on lui attribuait autrefois. Sedillot l’a montré il y a déjà fort longtemps, Mickuliez a pratiqué 28 fois la résection du musele dans le cas de torticolis congénital avec des résultats excellents. Et au Céngerès de chirurgie de 1901, M. Bœckel reconnaissait que pour extirper les ganglions profonds, il était souvent nécessaire de diviser le sterno-éléido-mastoïdien, de le sacrifier même en partie dans certains cas, sans que les mouvements de la tête soient ultérieurement compromis, ajoutant même que c'était la seule manière d’opérer, proprement, radicalement et sûrement.

Cette suppression du sterno-cléido-mastoïdien, fait essentiel de la technique, ouvrant un large accès sur la région, permet de repérer d'emblée le paquet vaseulo-nerveux et de faire avec le maximum de sécurité, une extirpation aussi complète que possible. Ainsi cette technique a permis à M. le professeur Forgue de mener à bien les cas en apparence les plus fixés, les plus adhérents, où il semblait que toute extirpation serait impossible.

Après avoir décrit en quelques lignes, la position du sujet, un premier chapitre sera consacré à l’incision cutanée ; un deuxième au détail de la technique. Nous nous occuperons ensuite des accidents de l'intervention.

POSITION DU SUJET pu

Le sujet, rasé largement sur toute la région rétro-mastoïdienne est placé avec un petit coussin sous les épaules, de facon à 6e que le cou soit mis en position de légère hyperextension. Un champ opératoire fixé autour de la tête, de la nuque au front, par une pince à forcipressure, permet une potection efficace contre toute souillure venue du cuir chevelu. Un aide est chargé d’orienter la tête: en général il est assis à gauche ou à droite de l’anesthésiste, suivant le côté à opérer; il tient la tête du sujet en oceipito-frontale et la verse du côté opposé à l'opération. Une pince à abais-

sement saisit le pavillon de l’oreille et le repousse en avant. \

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a L’INCISION CUTANEE

L'incision cutanée revêt une grande importance au double point de vue de la facilité d’accès au champ opératoire et de la question esthétique. |

Beaucoup de chirurgiens paraissent se préoccuper surtout de la question esthétique et même lui subordonner tout le reste. Aytel point que pour M. Berger « toute cicatrice du cou disqualifie irrémédiablement une femme; elle est toujours reprochée au chirurgien qui l’a produite. » Et M. Berger a connu une grande dame «(pourtant intelligente et bonne, qui, peu de temps avant sa mort traitait encore de bourreau Velpeau, pour une ineision qu’il lui avait faite au cou dans sa jeunesse »!!!

Les incisions qui ont été préconisées dans ce but peuvent être ramenées à deux types:

1° L’incison à distance. Dollinger a recommandé, pour dissimuler la cicatrice, de pratiquer une incision transversale au niveau du cuir chevelu, en arrière du pavillon de l'oreille, et de creuser un petit tunnel sous la peau afin d’atteindre et d’énucléer les ganglions. Si 1e procédé peut; à la rigueur, être applicable à l’extirpation d’un ganglion petit et mobile, il nous paraît par ailleurs puéril, et nous eraindrions fort d’extirper bien ineomplètement et bien difficilement une masse ganglionnaire de quelque importance. Espérons à son endroit, comme Mauson, et pour la défense

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