CHAPITRE III
Les appareils rigides
Au cours de ce chapitre, nous aurons plus particu- mn lièrement en vue l'étude de l’appareil rigide par excellence, le grand spica plâtré de la hanche, mais nous +. Fa jetterons cependant un coup d’œil sur les différents ne autres appareils rigides actuellement en usage pour ï “ s'opposer aux mogvements de la hanche : gouttières, se appareils de cuir moulé, de celluloïd, appareils silicatés x et mème appareils!plâtrés bivalves. ï '
Nous n’avons pas l’intention toutefois de faire à propos de chacun de ces types d'appareils une étude détail- . lée de tous leurs avantages et de tous leurs inconvénients : nous ne voulons pas non plus nous occuper ici À de la question si importante et si intéressante de leurs +R
indications et contre-indications. Nous voulons seule-.
ment ici les considérer au seul point de vue de l’immo-
bilisation obtenue par chacun d’eux. Nous ne les étu-
= dierons donc qu’en pleine action, c’est-à-dire en place No 2 sur une hanche coxalgique. ne Malgré que chaque chirurgien orthopédiste soit fré- ”
TEE quemment appelé à établir le grand spica plâtré de la hanche, on peut dire que le problème de limmobilisation de l'articulation coxo-fémorale par ce procédé a été résolu de la même façon que le problème presque analogue de l’immobilisation d’une épaule en cas de fracture de la clavicule, La solution peut s’énoncer au moyen de la mème phrase: « Autant d'appareils que de chirurgiens. » Il est néanmoins juste d’ajouter qu'à la hanche, l'allure générale des appareils estloin d’atteindre la diversité des appareils pour fracture de la clavicule. Ici, à la vérité, c’est seulement dans les détails que résident les différences, mais alors tout y est sujet à variété : la façon de capitonner le malade, la direction à imposer au membre, la longueur à donner à l’appareil, etc., etc.
Nous étudierons tout d'abord un type général d’appareil de coxalgie, puis nous examinerons successivement les prinèipales variantes qui lui ont été apportées par les différents auteurs. |
En règle générale, le grand appareil de coxalgie est fait à l’aide de bandes de tarlatane roulées dans un lait de plâtre suffisamment léger pour donner le temps de rouler les bandes et de les appliquer et cependant point trop clair pour que, l’appareil terminé, le séchage complet se fasse en quelques minutes.
Le malade sera revêtu d’un tricot ordinaire, appelé combinaison, renversé de telle sorte que ce soient les jambes que le malade enfile dans les bras du tricot. On aura préalablement supprimé les boutons et cousu l’ou-
verture du maillot.