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Notre ambition est beaucoup plus modeste, et nous nous contenterons de citer les grandes étapes franchies successivement par la thérapeutique de la coxalgie.
Connue de tous temps, la coxalgie ne fut rationnellement traitée que bien récemment, et Philipeaux pouvait encore décrire de visu: « Les infortunés coxalg'iques couchés sur leur lit de douleur, souvent sans autre pansement que des cataplasmes de farine de lin, baignant parfois dans le pus, prenant la fièvre, s'amaigrissant, s’étiolant de plus en plus et finissant par succomber à des souffrances d’autant plus cruelles qu’elles étaient lentes. » ' ‘
Il n’était alors question que de moxas, vésicatoires, topiques, résolutifs et sétons. Et il faut arriver à Bonnet (de Lyon) pour voir formuler pour la première fois le grand principe qui guidera dorénavant l’histoire de la COFAIRIS
En 1840 Bonnet écrit : « L’Immobilité et la bonne position de la hanche ne peuvent se maintenir par les seuls efforts des malades. La fixité exige des appareils appropriés. » Et en 1845 il complétait en établissant les règles du traitement mécanique et formulait les trois préceptes suivants.
1° Ramener la cuisse et le bassin en bonne position ;
2° Rendre les parties immobiles ;
3° Rétablir les mouvements.
Présentés et discutés en 1858 à l’Institut, à l’Académie de médecine, à la Société de Chirurgie, à l'Hôpital des Cliniques, les préceptes de Bonnet non seulement
survivent aux critiques mais passent rapidement dans
la pratique courante, si bien que Broca peut déclarer que : « La coxalgie chronique cessa grâce à Bonnet de devenir incurable. »
Nous avons vu que Bonnet faisait reposer le traitement de la coxalgie sur 3 points :
Redressement du membre, immobilisation en bonne position, puis mobilisation secondaire de la coxalg'ie. L'histoire du traitement de la coxo-tuberculose sera presque uniquement à partir de cette date l’histoire de l’application et de la discussion de ces trois axiomes. Seules les injections sclérosantes vinrent s’ajouter comme méthode thérapeutique nouvelle au traitement si magistralement institué par le chirurgien lyonnais. Nous éliminerons encore, dans ce rapide exposé, toutes les questions ayant trait au redressement brusque du membre coxalgique qui fut ces dernières années le sujet d’une importante discussion à la Société de chirurgie (1) ; nous laisserons également de côté le chapitre si complexe et si controversé même à l’heure actuelle de la mobilisation secondaire de l’articulation malade, et nous nous contenterons de jeter un rapide coup d'œil sur les différentes méthodes d’immobilisation du membre inférieur atteint d’arthrite tuberculeuse de la hanche. | Les appareils employés pour immobiliser la hanche se ramènent tous à deux types: d’abord les appareils rigides qui enferment plus ou moins le membre,exerçant
en somme un rôle d’immobilisation passive. À côté de ce r N
1, Société de Chirurgie, t. XXIII, 1897.