I. FIXATION D'HYDROGENE
Nos essais ont été effectués sur 5 grammes de divinylacétylène pur en solution dans 20 cm3 d’alcoo! et 1 gramme de nickel divisé, préparé selon RANEY, et agissant comme catalyseur. Nous avons utilisé ce nickel par suite de sa préparation facile et de sa grande activité à froid.
a) Hydrogénation totale,
L'hydrogénation totale à 20° a été obtenue en 6 heures par fixation de 5,6 litres d'hydrogène. On élimine le catalyseur par filtration et sépare le carbure de l’alcool par addition d’eau. Le liquide surnageant est incolore après distillation. Il ne fixe plus le brome. Point d’ébullition = 69° Np° = 1,3781 : c’est l’hexane.
b) Hydrogénation partielle.
La courbe représentant le volume d'hydrogène absorbé en fonction du temps indique une diminution de la vitesse d'hydrogénation après la fixation de trois molécules d'hydrogène.
on
Dans un nouvel essai, nous avons arrêté l’hydrogénation au moment correspondant au point d'inflexion de la courbe.
42 Hexane
32 Hexène
NN. Di =. Br O7 50
LITRES D'HYDROGENE
TEMPS EN HEURES Comparons les constantes des différents corps pouvant être en solution :
Produit après
fixation de 3H. Hexène pur Hexanc Divinylacétylène E — 68-68°5 68° 69° 83,5° Nd” = 1,3898 1,393 f 1,375 1,504
Nous constatons que le point d’ébullition et l'indice de réfraction du produit hydrogéné sont très voisins de celui de l’hexène (4 unités de différence à la 3 décimale). De plus on ne fixe que 90 % du brome nécessaire à la saturation de l’hexène d’où présence dominante d’hexène : à côté de faible quantité d’hexane.
Dans un autre essai, nous avons arrêté l’hydrogénation
après fixation d’une molécule ‘d'hydrogène dans lespoir d’avoir de l’hexatriène : . : .: .; l’essai a été négatif et nous avons trouvé un liquide distillant entre 68 et 83° et contenant de l’hexène et du divinylacétylène. Ainsi la triple liaison s’hydrogène rapidement; il en est de même des liaisons doubles en bout de chaîne du type —HC=CH qui sont très faciles à atteindre, c’est ‘pourquoi il se fait une hydrogénation simultanée de la triple et des doubles liaisons, Cette première partie de l’hydrogénation s'effectue rapidement, en moyenne 20 em$ à la minute, tandis que le passage de l’hexène à l’hexane est beaucoup plus lent : l’absorption n’est plus que de 4 cm par minute.
Remarque.
Ces variations dans la vitesse d’hydrogénation des Carbures acétylèniques ont déjà été remarquées par BOURGUEL 118] qui utilisait le palladium colloïdal comme catalyseur; il montra que la courbe d’hydrogénation d’un carbure acétylènique vrai possède un point d'inflexion cet que la vitesse augmente rapidement après l’addition d’une molécule d'hydrogène: par contre, pour un carbure acétylènique bisubstitué, il constata soit une courbe d’hydrogénation régulière, soit une diminution de vitesse après la fixation d’une molécule d'hydrogène (c’est ce que nous avons obtenu avec le divinylacétylène). M. MIGNONAC et VANIER DE SAINT-AUNAY ont observé une variation du même ordre dans l’hydrogénation des carbures acétylèniques vrais, obtenus par condensation de l’acétylène, en utilisant le platine comme catalyseur. Enfin, M. MiGNonac et M ScHWwaRTz [19], hydrogénant avec du nickel le phénylacétylène, obtinrent une
augmentation dans la vitesse d’hydrogènation après la formation de styrolène tandis que la courbe représentant l’hydrogénation d'un composé acétylènique bisubstitué tel que l’amide . octine , carbonique ne présenta pas de point d’inflexion. |