Contribution à l’étude de la cirrhose alcoolique hypertrophique
Ayant eu l’occasion d’observer à l’ Hôtel-Dieu, clans le service de M. le professeur G. Sée, un malade présentant tous les symptômes de la cirrhose atrophique et chez qui le foie était gros depuis onze mois environ, il nous a semblé que ce cas concordait avec ceux observés par MM. TIanot et Gilbert, professeurs agrégés à la Faculté de médecine et médecins des hôpitaux, et qui venaient de faire de la part de ces auteurs, l’objet d’une communication à la Société médica le clés hôpitaux de Paris (23 mai 1890), nous en avons fait le sujet de notre thèse inaugurale.
Dans un premier chapitre, nous retraçons rapidement l’histoire des cirrhoses, en ne nous occupant pas des cirrhoses graisseuses.
Nous présentons dans un second chapitre l’étude clinique de la cirrhose alcoolique hypertrophique.
Dans le troisième chapitre nous décrivons les lésions anatomo-pathologiques.
Les quatrième et cinquième sont remplis par le diagnostic et le traitement.
Mais avant d’entrer dans notre sujet, qu’il nous soit permis de remercier M. le professeur Laboulbène de l’honneur qu’il a bien voulu nous faire en acceptant la présidence de notre thèse.
Nous prions M. Gilbert, qui nous a donné l’idée de ce travail et dont les conseils ne nous ont jamais fait défaut, MM. Nicaise, chirurgien de l’hôpital Laënnec; Péan, chirurgien de l’hôpital St-Louis, et Dujardin-Beaumetz, médecin de l’hôpital Cochin, qui ont été nos premiers maîtres dans les hôpitaux, MM. Gaucher, médecin des hôpitaux; J. Simon, médecin de l’hôpital des Enfants- Malades; Loques, médecin de l’hôpital Tenon; Marchand, chirurgien de l’hôpital Saint-Louis et Maygrier, accoucheur de l’hôpital de la Pitié, dans les services de qui nous avons accompli nos années d’externat, d’agréer l’assurance de notre profonde gratitude pour l’enseignement qu’ils nous ont donné.