‹ Contribution à l’étude de la tuberculose dans ses relations avec la grossesse et les suites de couchesChapitre 9 sur 21 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

Marie M....ier, 24 ans, couturière, entre àla maternité de la charité le 26 septembre 1899 à 9 heures du matin, elle est. enceinte età terme, elle en est à sa deuxième grossesse. Lapremière a évolué normalement, et s’est terminée par l’accouchement d’un enfant qui est bien portant.

Antécédents héréditaires : Rien d’intéressant à signaler,

Antécédents personnels : Rougeole dans l’enfance; grippe il ya six mois, a toujours toussé depuis...

Etat actuel : Rien à signaler ni au point de vue TAC HINERE

ni au point de vue syphilis. “

Appareil respiratoire : Sommet gauche, rien ànoter. Sommet droit, submatité, respiration franchementrude. On croitentendre àla toux seulement quelques craquements secs, mais ils ne sont pas bien nets. Rien aux bases. La malade tousse beaucoup, ses crachats examinés présentent des bacilles nombreux. Pas d’hémoptysies. .

La malade a maigri beaucoup depuis trois mois. Elle se plaint de ne pas avoir d'appétit. Pas de vomissements. Diarrhée fréquente, fièvre tous les sept à huit jours.

Au point de vue de sa grossesse actuelle : Dernières règles du

9 au 9 février 1899. Premières douleurs le 26 septembre, à dix . heures du matin. Entrée à la salle de travail le 26 septembre, à 5 heures 50 du soir. À son entrée dilatation de quatre centimètres. Sommet engagé dans l’excavation en ©. E Gr AS Bruits du cœur fœtal normaux.

Dilatation complète à 6 heures 10.

Rupture artificielle des membranes à la même heure. Accou-

chement normal à 6 heures 25 du soir.

Le travail a duré 8 heures 25.

( un garçon vivant à re du poids de 2. 880 grammes. | Déiramemtte et HAE 6 heures 45 du soir.

l'état général 5 mauvais, la femme n’a pasd appétit. On 1 VAS des amers, et malgré cela elle se nourrit très 1 22 cependant elle ne y vomit ga Pas de diarrhée; pas de | sueurs abondantes. FR % s ss Une fois seulement, le troisième jour qui a suivi son accoues ‘chement, la malade a craché quelques filets de sang. La malade

ge cest très pâle. Tous les soirs sa température s'élève aux environs 4 de 38. La malade part le sept novembre 1899. Son enfant va “bien, il pèse 3. -040 grammes. ; ER Mais cette femme que l’on examine une Hrbbte fois avant son départ ne va pas bien du tout. Outre que l’état général est | très mauvais, les lésions qui étaient peu marquées à l’arrivée au sommet droit, ont. manifestement progressé. On entend des ; | craquements secs dans tout le tiers supérieur de ce poumon, et K - des râles disséminés suspects dans le reste de son étendue. Rien au poumon gauche àsignaler. ÿ né On conseille à la malade de passer en médecine, elle s A+ ae ven et on n’a De eu de ses nouvelles depuis.

eaux.

Rien dans les urines. CHATS, Le Po n 'ofire rien à signaler ss intéressant. = :

ÿ | Des | La délivrance se fait Sormsleiont on à fait un examer délivre, et voici ce que j'ai trouvé sur 1e bulletin clinique S placenta n'offre rien à signaler et les membranes paraissent complètes NRA PRET Sn ar es soir de nr rien de pas le

| nexes à travers | rs noi abdominale n’est pas douloureuse,

de ee. férus 6 est peu gros, et son volume est assez su en rapport =: vec l: date de l’accouchèment. s

oucher révèle que le col est légèrement entr’ ni: le” D: oi t xplorateur revient chargé d’un liquide sanguinolent qui no a pas d’ odeur. 2 Eu égard aux eee fournis par le bulletin. clinique sur l'examen du délivre, à l'ouverture légère. du. col et àla température, on fait des réserves, mais on ne croit pas encore fermement à une infection compliquant une

| normales. Rien à la gorge. rien aux seins, rien aux sommets des poumons. Aux bases un peu de congestion pulmonaire. | Le lendemain. 21 août, la ne est de 37°2 le matin et

| # 376 le soir.

M, A Du 21 au 24 août la température ne s'élève qu’une seule fois

- à378. Ons explique mal cette courbe bizarre de température.

n:- SE “soir à Ale. “Sauf une extension un peu plus grande de la conges-

ro “tion des bases des poumons, on ne trouve rien pour expliquer *# Ë | cette poussée de fièvre. On émet l'idée d’un foyer central.

3 Le 26 août aile se maintient le metin à 38°2. M. Brindeau re D. conseille un nouvel examen de l'utérus. Le col est plus entr” | ouvert. Le doigt introduit sent des débris; mais il n'y à aucune D ‘odeur. Pas de douleurs spontanées ni provoquées. M. Brindeau Pos " prescrit un nettoyage utérin d'urgence. Celui-ci est fait avec 24 Fe soin. Onretire de nombreux débris qui n’ont pas d’odeur. Après ce curage digital soigneux on fait un bon écouvillonnage à la glycérine créosotée. puisdesirrigations intra-utérines au sublimé E d'abord. au permanganate ensuite. Enfin, on termine par un bon 7 tamponnement utérin et vaginal.

Sn 1e) j Le soir méme la température s'élève à 3906. Le 27 août, c'est à- -dire le lendemain) la température atteint avale soir. On fait des injections intra-utérines qui ramènent

ie ee é Fpislques débris.

rétention. L'examen se poursuit. Les urines et les selles sont

24e 24 août, la température qui est a 3702 le matin, s'élève le.

Es ES Le 25 août, la température est de 37°2 le matin et 3804 le soir. :

Le 28 août, la température restant aussi élevée que la veille,

on décide une deuxième intervention. x 2 Celle-ci, faite dans les mêmes conditions que la ALES ne ramène pas grand chose. Elle a été dictée par une grande prudence.

Le 29 août la température atteint 3809 ; le 30 août elle est a 3806 le soir. :

Mais à partir du 31 août elle se maintient jusqu'à la fin, c’est-

à-dire jusqu’au 20 septembre entre 39° et 400 le soir ; ne des-

cendant guère au-dessous de 3895 le matin.

Le pouls a toujours été en parallélisme avec la fièvre. =

Celle-ci n’a paru bénéficier ni des interventions, ni de la quinine, ni des bains froids. SU

La pâleur et l’amaigrissement ont été remarquables.

De temps à autre on à constaté du délire, de l’agitation, mais ce fut toujours à titre passager.

D'une manière générale la malade conservait habituellement '

la connaissance. Au point de vue fonctionnel, elle s’est plaint dans les derniers temps de ne plus avoir d’appétit, on a noté trois ou quatre vomissements alimentaires qui n'avaient pas été . précédés de toux. Jamais la malade n’a toussé, jamais elle n’a

présenté d’expectoration. Elle s’est plaint à plusieurs reprises.

d'accès d'oppression, et, de plus, elle nous a dit, pendant quatre ou cinq jours, qu’elle souffrait au niveau du cœur. A cette occasion on découvrit à la pointe un souffle sur la nature duquel on dut faire les plus expresses réserves, car on n'avait pas eu l’occasion de constater de modifications des bruits du cœur, et de plus, le souffle pouvait être antérieur à la maladie actuelle.

Au point de vue pulmonaire les signes physiques n’ont guère varié, et quant au péritoine, il n’a jamais été atteint.

Le 7 septembre, apparition d’une escharre sacrée.

Le 14 septembre, œdème des deux jambes s’arrêtant au genou. Un peu d’albumine, pas de phlegmatia.

Le 19 septembre état comateux. Décès le 20 septembre.

Autopsie. — Péricarde : rien.

FR BEF à ; PP PE 4 EE LS) ni.

as int ni detre étéadiats "Lime dt Set) SEE EEE LESS

'œur : deux dobtes végétations sur Ja valvule mitrale. Ces végétations sont dures let paraissent anciennes. 7e $ À LE Plèore : : Pas d'épanchement ; mais s des adhérences des deux Ed “4 côtés dela paroi. | , =: Poumons : Droit, pas d'anciens foyers tubereuleux au Sommet: En … Du haut en bas il est farci de granulations tuberculeuses. ts Gauche, même constatations. ñ j ; | Foie : présente, lui aussi, des granulations tuberculeuses. us PS | ; | Péritoine : Rien de maeroscopique. ; TNA # 7: # | Rate: Rien à signaler. : NES RES = 0 Rein: congestionné. | : | Unes génitaux : : L'utéras est revenu sur lui- même ; il est

Poe neltoyéss. Les annexes ne ARTE rien d’intéres-

«sant. 5 Es s Système: nerveux: n’a pas été examiné { heure tardive). AE

Page 1