‹ Contribution a letude des Kystes du VaginChapitre 11 sur 26 · UT ES · texte numérisé non relu

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deux cas personnel$ nous n'avons pu avoir l'examen biologique ou chimique de ce liquide. Cet examen du . reste ne parait pas avoir été fait dans la plupart des cas que noy$ avons recueillis. Cependant chez une: malade de M. À. Décès, dont l'observation a été rapportée par M. Pichaucourt, le liquide fut analysé par M. Lajoux, pharmacien en chef de l'Hôtel-Dieu de Reims, qui fit les constatations suivantes : « Liquide incolore, transparent au moment de la ponction, setroublant au bout de quelques heures et prenant un aspect opalescent dû à la présence de fibrine. La réaction d’abord neutre devient alcaline. Le liquide très riche en albumine contient des globules blancs, du mucus et des cellules épithéliales. » |

Examen microscopique. — Il était intéressant d'examiner au point de vue de sa structure la paroi propre de ces kystes du vagin. C’est un examen qui a été négligé dans le plus grand nombre des observations publiées jusqu'ici. Toutefois cette lacune est comblée dans une observation de M. le docteur Richelot (1). L'examen histologique pratiqué par M. Buscarlet, interne du service, a montré que la paroi du kyste était constituée par deux couches, une externe élastique et fibro-musculaire et une interne épithéliale.

Les éléments fibreux, élastiques et musculaires lisses sont partout répartis dans les mêmes proportions.

La couche interne ou épithéliale est constituée par

(1) Union médicale, 16 octobre 1888, n° 126.

un épithélium cylindrique à cellules allongées étroites, présentant un noyau à leur base sans plateau à leur extrémité libre; quelques cellules de remplacement se rencontrent dans cette couche qui présente de distance en distance des dépressions antractueuses.

En somme, cet examen histologique est assez imparfait et ne nous apprend pas grand chose en dehors de l'existence de deux couches, une externe fibro-musculaire et une interne épithéliale, fortement unies l’une a autre. |

L'examen histologique de nos deux faits nous a permis de pénétrer plus intimement dans la structure de ces deux couches et nous avons pu constater (1) en allant de dedans en dehors :

1° Une couche irrégulière, anfractueuse, déchiquetée, c'est la couche épithéliale;

2° Immédiatement au dessous une couche de tissu conjonctif compact avec de nombreux éléments cellulaires ; de nombreux capillaires y apparaissent et sont le centre de petites accumulations c’éléments embryonnaires. Dans cette même couche, après le revêtement épithélial, on observe des éléments glandulaires analogues aux glandes du col de l'utérus. Quelquesunes de ces glandes plus où moins dilatées forment de petits kystes;

3° Toutefois, en dehors et limitant le kyste, il existe une couche épaisse de tissu musculaire lisse à fais-

(1) Cet examen a été fait par M. le Docteur Latteux dans une des observations et par M. le docteur Meslay dans la seconde.

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ceaux intriqués dans toutes les directions et réunis par du tissu conjonctif riche en éléments embryonnaires et en vaisseaux sanguins.

O1 l’on procède à un examen avec un grossissement

plus considérable (300 diamètres), on constate que le

revêtement épithélial est composé de plusieurs couches de cellules : les plus profondes sont cubiques et disposées en forme palissadique ; celles de la surface plus ou moins modifiées présentent encore en quelques points le type cylindrique.

En quelques points saillants, on observe un aspect papillomateux avec des ramifications vasculaires sanguines. Les glandes sont tubulées, leur épithélium est

pavimenteux dans la couche profonde et nettement

cylindrique à l'intérieur. Dans les régions où les cellules ont proliféré, ce dernier caractère tend à disparaître pour faire place au type payvimenteux stratifié.

En somme, il y a à noter dans cet examen histologique que la paroi épithéliale est cylindrique stratifiée, que la paroi externe fibro-musculaire contient des glandes analogues aux glandes du col de l'utérus et quelques papilles.

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