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postérieure du vagin au niveau du cul de-sac postérieur, et jusqu'auprès du col utérin. Celui-ci, en avant, occupe une situation normale, il est petit conique, avec un orifice arrondi.
Le diagnostic de kyste du vagin est porté et l'opération décidée. Elle est pratiquée par M. Potherat, avec anesthésie générale.
La malade fut mise dans la position obstétricale et l'on procéda au nettoyage du vagin. Celui-ci fut aseptié dans la mesure du possible et les précautions antiseptiques de rigueur prises par le chirurgien et ses aides.
Une valve métallique fut placée de manière à maintenir la paroi vésico-vaginale et à éclairer la région à opérer.
La tumeur refoulée par un doigt situé dans le rectum, une incision fut pratiquée à sa face antérieure suivant son grand axe, mais sans entamer la paroi propre du kyste, deux pinces de Kocher maintenant écartées les lèvres de la plaie. A l'aide du doigt et d’un instrument mousse, la poche fut décollée en grande partie et l’énuclation se termina assez rapidement et d’une façon très sûre grâce à la précaution suivante. . Le kyste, en effet, ayant été vidé l’on put sans aucun danger passer derrière en le rasant très près jusqu’au pédicule.
Le liquide contenu dans le Kyste, était clair, muqueux, ressemblant à de la gelée de pommes assez fluide. La poche mise dans l'alcool est remise à M. Latteux pour être soumise à l'examen histologique.
Au cours de l'opération, on vit nettement les fibres du releveur de l’anus encercler le pédicule de la tumeur près de son insertion. Celle-ci réduite à sa plus stricte limite, fut embrassée par une ligature au catgut pour assurer l’hémastase.