‹ Contribution a letude des Kystes du VaginChapitre 6 sur 26 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Exposé clinique

Le caractère anatomique spécial à la variété de kystes que nous étudions, consiste dans ce fait qu'ils s’insèrent toujours à la partie postérieure du vagin, au niveau du cul-de-sac postérieur. Leur début est toujours insidieux aussi bien dans nos observations que dans celles que nous avons pu relever dans la science.

Ce début même a passé imaperçu ét ce n’est que lorsque la tumeur a acquis un certain développement qu'elle s'est révélée à la malade ou accidentellement au chirurgien.

Le plus souvent c'est à l'occasion d’un effort déterminé par la toux ou la défécation que la malade s'aperçoit qu'entre les lèvres, au niveau de la vulve apparaît une tumeur. La malade n'en éprouve aucune douleur.

Vient-elle à appuyer elle-même sur la grosseur, celle-ci rentrera dans le vagin, s'y dérobera et pourra même y rester cachée un temps plus ou moins long, £

jusqu'à ce qu’elle vienne apparaître à nouveau dans des conditions analogues.

Généralement à ce moment la tumeur a le volume d'un œuf de poule. ‘Aussi ce fait rapproché du mode d'apparition de la grosseur nous expliqué que dans bon nombre d'observations la malade se soit crue affectée d’un prolapsus de l'utérus. C’est le cas de notre observation I en particulier.

Dans notre seconde observation, le diagnostic apporté par la malade qui disait le tenir de son médecin, était celui de cystocèle.

Lorsqu'on est appelé à examiner ces malades après avoir eu soin de les placer dans la position obstétricale et les avoir invitées à taire des eftorts impulsifs, on aperçoit entre les grandes lèvres une masse arrondie, lisse à la surface, ne présentant généralement aucune modification appréciable dans la coloration de la muqueuse qui la revêt, si ce n'est parfois un aspect plus blanc que celui des parties circonvoisines, L'aspect est en somme assez bien celui que peut présenter une cystocèle ou une rectocèle avec cette particularité importante toutefois que les plis transversaux que l’on aperçoit à la surface de ces dernières font défaut sur le kyste,

Au toucher on constate d’abord que le doigt peut faire complètement le tour circonférentiel de la tumeur jusqu’à une certaine profondeur, que celle-ci se continue par un pédicule plus ou moins long, plus ou moins volumineux, ordinairement assez large, conduisant vers les parties supérieures du vagin de telle

sorte que l'ensemble de la masse est pyriforme, à grand axe vertical, parallèle au grand axe du vagin.

Un toucher plus attentif dans la profondeur montre que le col de l'utérus plus ou moins profondément situé occupe la partie antérieure du pédicule,

La consistance est homogène, habituellement assez résistante et même rénittente, La tumeur est manifestement molle et fluctuante ainsi qu'on peut s'en rendre compte en la prenant entre le pouce et deux doigts, mais elle est absolument indolore aussi bien à la palpation que spontanément.

Nous avons vu que les efforts pouvaient la faire sortir du vagin, que par pression elle pouvait facilement y rentrer, mais cette rentrée ne fait pas disparaitre ja tumeur; celle-ci persiste dans le vagin avec ses mêmes caractères de volume et de consistance. Il n'y a pas là, en un, mot un phénomène de réduction comme on l'observe dans les hernies; d'ailleurs si la toux, les efforts de défécation peuvent chasser la tumeur partiellement au dehors, çes phénomènes ne lui communiquent aucune impulsion et ne modifient en rien sa consistance.

Au point de vue fonctionnel, nous avons peu de chose à noter. La tumeur ne détermine véritablement auçun trouble, soit du côté de la défécation soit au point de vue de la miction. Les rapports sexuels, si du moins nous nous en rapportons à nos deux observations personnelles, ne sont pas troublés et l'accouchement lui-même ne paraît nullement entravé par la présence d'un kyste même volumineux. Aucun trouble

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