INTRODUCTION
Pendant l’année d’internat que nous avons eu l’honneur de passer dans le service de M. Tapret, il nous a été donné d’observer un cas typique d’oblitération de la veine cave inférieure.
Les recherches auxquelles nous nous sommes livré à ce sujet, tant dans les littératures étrangères que dans la littérature médicale française n’ont pas tardé à nous convaincre que cette affection est assez rare et qu’elle n’a pas été étudiée dans tous les détails avec la précision désirable. Suivant le conseil de notre cher maître M. Tapret, nous avons choisi cette étude pour sujet de notre thèse inaugurale.
Au point de vue clinique nous nous sommes efforcé par la comparaison attentive des faits, d’en dégager les traits communs, d’en accuser les différences, de manière à esquisser, auprès du tableau symptomatique princi-
pal, un certain nombre de formes particulières. Nous avons rassemblé les documents épars qui ont rapport à l’anatomie pathologique de l’affection. Enfin nous avons jugé utile pour aider à l’interprétation pathogénique des phénomènes observés, d’étudier, par des injections sur le cadavre certains détails concernant l’anatomie normale du système cave et notamment les voies de dérivation dont ce système dispose.
Mais avant d’aborder ce travail nous ne saurions oublier le pieux devoir que la reconnaissance nous impose vis-à-vis des maîtres éminents qui nous ont guidé. Le souvenir de leur enseignement nous suivra dans les difficultés de la pratique médicale et nous trouverons dans l’exemple qu’ils nous ont donné une règle de conduite fidèle.
M. Hanot a été notre premier maître (Hôtel-Dieu annexe 1882). Nul mieux que lui ne pouvait nous apprendre à aimer la profession médicale. Nous le remercions de l’intérêt qu’il n’a cessé de nous porter durant tout le cours de nos études.
L’année d’externat que nous avons passée dans le service de M. Mesnet (1883), nous a permis de nous initier à l’étude des maladies nerveuses et mentales.
M. Duguet (externat 1886) a droit à toute notre gratitude autant pour les preuves d’affection qu’il nous a prodiguées que pour les connaissances précieuses qu’il nous a dispensées.
M. Terrier (externat 1885) et M. Marchand (internat 1887) nous ont appris parle précepte et par l’exemple à quels merveilleux résultats peut conduire dans la pratique chirurgicale, l’observance rigoureuse des règles
de l’antisepsie alliée à la sûreté du diagnostic et à l’habileté opératoire.
Pendant le temps que nous avons passé auprès de M. d’ileilly comme interne et moniteur de trachéotomie (internat 1888' nous avons profité de l'expérience que ce maître à acquise des maladies si intéressantes de l’enfance. Grâce à M. Bouilly (internat 1.888) nous avons pu acquérir les connaissances nécessaires à l’art des accouchements et à la pratique de la gynécologie. Nousprions ces deux maîtres de vouloir bien recevoir ici nos sincères remerciements.
Après nous avoir accueilli comme externe (Hôtel-Dieu annexe, 1882) M. Tapret a bien voulu nous réserver dans son service une place d’interne (1889). Dans une large mesure il a contribué à notre instruction, c’est lui quia attiré notre attention sur l’objet de cette thèse, nous ne saurions trop lui exprimer la reconnaissance que nous lui gardons.
M. Landrieuxaété notre dernier maître (internat 1890). Clinicien éminent, médecin dévoué, maître excellent, il a été pour nous un modèle et nous osons ajouter un ami, notre affection et notre dévouement lui sont acquis.
M. le professeur Yerneuil a bien voulu nous faire l’honneur d’accepter la présidence de notre thèse, qu’il nous permette de lui adresser ici nos remerciements respectueux.
Nous ne devons pas oublier M. Hallion, notre collègue etami, MM. Laloy et Angelvin, externes des hôpitaux dont le concours sympathique nous a été d’une si grande utilité grâce à leur connaissance des langues étrangères, nous les prions d’agréer l’expression de notre gratitude.