OBSERVATIONS
Observation 1 (personnelle)
Deler..., Hector, 56 ans, comptable, entre à l’hôpital St-Anloine, le 14 octobre 1889. Fièvre tvpboide en 1859. Syphilis en 1860.
Tl y a six ans, le malade se plaint de douleurs gastralgiques avec troubles dyspeptiques qui l’obligent à rester au lit.
Il y a 5 ans, violentes douleurs dans la région lombaire avec irradiations vers l’aine droite. Ces douleurs sont intermittentes et reparaissent de loin en loin.
Il y a 3 ans, les crises douloureuses reparurent pendant 8 jours avec une grande intensité. A cette époque le testicule droit ectopié dans la région inguinale commença à augmenter de volume.
Au mois de février 1888, sensation de gène dans les jambes, difficulté dans la marche. Ces phénomènes durent tout le mois, accompagnés de raideur dans les cuisses.
Le malade dut s’aliter le 26 février 1887.
Deux jours après, la jambe droite enlla d’une façon remarquable, la cuisse présentant 0,90 centim. de circonférence, le mollet 0,54. Cet œdème s’accompagnait au début de douleurs très vives qui arrachaient des cris au patient. Ces douleurs débutent par la cuisse; quelques heures après, elles gagnent le genou et la jambe. Fendant ce temps les douleurs lombaires persistaient.
Le malade, homme intelligent qui s’observait avec soin, constate que son ventre était très dur dans la partie inférieure au-dessous du pubis. On fit le diagnostic de phlébite que l’on traita par les moyens ordinaires.
Le membre inférieur gauche se prit à son tour, augmenta progressivement de volume sans aucune douleur, et égala le membre droit où l’œdème avait reparu.
On fil le diagnostic de phlébite double, de néphrite.
Pas d’albumine dans les urines.
Le testicule droit augmente toujours de volume.
Puis l' œdème diminue peu à peu et ne reste limité qu’aux jambes et surtout à la région malléolaire ; il augmente le soir.
Février 1889. Dans le courant de février les douleurs lombaires reparurent, mais avec moins d’intensité, sauf quelques crises douloureuses qui duraient deux ou trois heures. Le malade se plaint également de bouffées congestives de la face et de bourdonnements d’oreille.
Mai. Au mois de mai le malade entre dans le service de notre maître M. Marchand, pour se faire opérer de sa tumeur du testicule. L’opération est rejetée à cause de la généralisation de la tumeur du côté de l’abdomen.
Delcr... reste à l 'hôpital 4 semaines.
Phénomènes gastriques toujours très marqués ; anorexie, renvois, vomissements. Les douleurs abdominales persistent ; constipation opiniâtre. Le malade rend en allant à la selle des débris pseudo-membraneux.
Crise gastrique très violente, il y a 6 semaines, avec vomissements. Nouvelle crise, il y a 3 semaines.
C’est à ce moment que le malade se décide à entrer à l’hôpital, dans le service de notre maître, M. Tapret, le 14 octobre 1889.
Examen. — A son entrée, le malade présente un aspect cachectique. Il est amaigri ; ictère léger. Œdème des membres inférieurs peu marqué, siégeant dans la région des malléoles. Pas d’œdème des jambes ni des cuisses. Douleur à la pression, à la jambe droite, le long du tibia. Dans l’aine droite, tumeur de la grosseur de deux lois le poing. Elle a une forme allongée dans le sens du pli de l’aine, entourée d’une petite couche de liquide, mate à la percussion. Celte masse est irrégulière à sa partie postérieure où se trouve l’épididyme. Elle semble se continuer par un pédicule traversant l’anneau inguinal.
Lorsqu’on examine l’abdomen, on est frappé par le nombre et la dilatation des veines abdominales rendues encore plus sensibles par l’amaigrissement de l’individu.
Ces veines sont sinueuses, serpentines, de la grosseur d’une plume d’oie, par places de la grosseur de l’extrémité du petit doigt. Leur calibre est irrégulier. Elles présentent des varicosités, des sortes d’ampoules sanguines. Elles sont reliées ensemble par de riches anastomoses.
D’après le dire du malade, l’apparition de ces veines daterait de
8 a U mois ; leur dilatation aurait augmenté progressivement, en parallèle avec la diminution de l’œdème des membres inférieurs.
La peau de l’abdomen présente à leur niveau une pigmentation, plus marquée.
Voici le groupement qu’oflrenl ces veines dilatées :
Du pourtour de la tumeur part une série de grosses veines dont les unes forment un réseau inférieur qui parcourt la face antérieure de la cuisse droite.
A la partie supérieure, les tégumenteuses abdominales réunies aux veines épigastriques remontent sur la partie antérieure de l’abdomen, s’anastomosent avec la mammaire interne et remontent avec elle usqu’à l’appendice xipboide du sternum. La même disposition quant aux veines épigastriques se trouve du côté gauche, mais de ce côté, la dilatation est moins marquée. Ces deux troncs principaux forment une sorte de réseau médian décrivant des réseaux secondaires, surtout au niveau de l’ombilic et au niveau du sternum.
De la partie externe partent d’autres troncs qui remontent sur la partie latérale de l’abdomen, vers le sommet de l’aisselle, en envoyant des anastomoses transversales et obliques au groupe ci-dessus décrit. Des branches secondaires se détachent de ce tronc et se répandent sur les parois latérales du thorax. Enfin, en arrière, deux troncs moins volumineux remontent de chaque côté de la colonne vertébrale.
En résumé, il existe 6 réseaux principaux, deux médians, deux latéraux, deux postérieurs reliés par de riches anastomoses plus ou moins volumineuses.
La dilatation des veines augmente par la station debout.
Pas de dilatations veineuses aux membres supérieurs et dans les parties supérieures du thorax. Cependant les jugulaires sont très apparentes.
Le ventre paraît rétracté; les muscles droits sont tendus. On sent dans l'abdomen, surtout dans la partie inférieure, une masse volumineuse placée au niveau de la colonne lombaire. Cette masse est inégale, bosselée, dure au palper, plus prononcée dans le liane droit que dans le gauche.
Estomac distendu par les gaz.
Le foie parait de dimension normale. Il est abaissé et dépasse les fausses côtes.
Rien au cœur, sauf un claquement du deuxième temps à la base.
Rien aux poumons. Pouls athéromateux.
Ni sucre, ni albumine dans les uriues. Langue bonne, constipation.
9 novembre. Depuis quelques jours, ictère marqué, de plus en plus oncé. Urines peu abondantes, ictériques.
Le 12. Même état. Le malade s’alimente très peu. Soif vive.
Le 15. Même état général. Crises douloureuses les jours précédents. Douleurs atroces dans la région lombaire droite, surtout marquées la nuit, obligeant le malade à rester assis dans son lit, le corps plié en deux. Œdème modéré des jambes. Les veines de l’abdomen semblent augmenter de volume.
Le 23. Vomissements incessants, porracés ; hoquet, refroidissement des extrémités.
Le 28. Mort.
Autopsie. — Les veines abdominales ne sont plus apparentes sur le cadavre. Le péritoine est épaissi et la cavité péritonéale contient un peu de liquide à coloration iclérique. Le foie est abaissé ; il déborde de 4 travers de doigt les fausses côtes. Noyaux cancéreux dans le grand épiploon.
La cavité abdominale est remplie par la masse cancéreuse, formée par le mésentère, le grand épiploon, les ganglions lombaires et la chaîne ganglionnaire qui accompagne les vaisseaux iliaques; de sorte qu’il est difficile de limiter les différents organes et surtout les vaisseaux de leur hile.
Nous avons essayé de disséquer les vaisseaux iliaques pour remonter jusqu’à l'origine de la veine cave inférieure. Cet essai infructueux nous a engagé à ne pas injecter le système veineux. Nous avons abordé la veine cave à son embouchure au niveau de l’oreillette droite. A ce niveau elle est perméable dans une étendue de 5 centim. environ. Au-dessous de ce point l’obstruction était complète. Glissant une sonde cannelée dans la cavité du vaisseau, nous avons sectionné toutes les parties sus-jacentes.
La veine cave au lieu d’être appliquée comme normalement contre la colonne vertébrale, était repoussée en avant par une masse cancéreuse insinuée entre elle et la colonne lombaire, et se trouvait ainsi rejetée sur un plan antérieur.
La masse cancéreuse l’entourant de toute part, la lumière était complètement obstruée dans toute sa longueur, ainsi que dans la partie supérieure des iliaques. Les parois étaient accolées l’une à l’autre, entièrement unies extérieurement à la masse cancéreuse avec laquelle elles formaient un tout. Pour isoler la veine cave, il fallait sculptera
travers l’épaisseur du cancer. Pas de caillots, pas d’érosions, pas de bourgeons cancéreux dans la veine.
Il ne nous a pas élé possible de suivre le trajet de la veine rénale du côté gauche. Le rein, de ce côté, formait un kyste limité par une très petite épaisseur de la substance corticale.
Rein gauche 270 gr. ; il est congestionné, de nombreux ganglions entourent son hile. L’aorte est séparée de la colonne vertébrale par une masse cancéreuse énorme ; foie gros. Ganglions nombreux au niveau de l’épiploon gastro-hépatique. Vésicule biliaire dilatée ainsi que le canal cholédoque.
Tumeur sarcomateuse du testicule droit ectopié, du testicule par une masse ganglionnaire qui se continue avec les ganglions qui recouvrent le psoas. Même disposition des ganglions du côté opposé. Ganglions comprimant le rectum. On en retrouve également dans le médiastin postérieur jusque dans le hile pulmonaire.
Coeur volumineux; hypertrophie du cœur gauche et légère dilatation du cœur droit.
Observation 2 (Due à l’obligeance de notre collègue et ami,
Mosny.)
Delamare, François, 43 ans, entre le 15 avril, à la Pitié, dans le service de M. Brouardel.
Rien d’intéressant dans les antécédents. Il y a 15 jours, il est pris de refroidissement, à partir de ce moment, ses forces diminuent.
Etal actuel. — Oppression, dyspnée intense, matité et râles crépitants à la base du poumon droit. Bruits du cœur normaux. Le foie est très gros, déborde les fausses côtes d’environ 4 travers de doigt, empiétant fortement surl'hypoeondre gauche, il paraît lisse; sa forme est normale. La région hépatique est douloureuse à l’examen. Rate un peu augmentée de volume.
Peu d’ascite. Œdème de la paroi abdominale. Veines de la paroi peu dilatées. Œdème notable des membres inférieurs, des bourses et de la paroi de l’abdomen ; fonctions digestives troublées; pas de vomissements ni de diarrhée; pas d’ictère; urine peu abondante; ni sucre ni albumine.
Peu d’ascite.
19 mai. Etat général très mauvais ; amaigrissement ; teint cachectique ; congestion des bases. Les veines sous-cutanées du tronc, sont
énormément dilatées, surtout du côté droit. On voit aussi des veinosités tellement confluentes par places, qu’elles donnent à certaines parties de la peau l’apparence d'une plaque ecchymolique. Ascite assez considérable ; douleur spontanée et provoquée dans l’hypocondre droit. Œdème blanc considérable, absolument indolent du tronc, des membres inférieurs et des bourses ; urine, 500 gr., traces d’albumine. Mort le 24 mai.
Autopsie. — Le péritoine contient 5 litres d’épanchement ascitique non sanguinolent. Œdème pulmonaire aux bases. Cœur, 360 gr., mou et flasque. L’œsophage a une muqueuse congestionnée, plissée par une légère dilatation des veines sous muqueuses qui sont perméables au sang.
Le foie, 2,820 gr. , présente à la coupe l’aspect très accentué du foie muscade ; la congestion est intense et la coupe présente des polygones séparés les uns des autres par de lins traclus blanchâtres formant un réseau saillant qui sépare le parenchyme en une foule de territoires rouges congestionnés. La coupe est assez dure. Tous les vaisseaux du système sus-hépatiques sont oblitérés par des caillots rouges, homogènes, peu adhérents. Celle oblitération du système sus-hépatique n’existe pas dans le lobe gauche.
Au niveau du bile, les vaisseaux parfaitement perméables sont entourés par du tissu cancéreux. La veine cave inférieure forme un énorme cylindre d’environ 4 cent, de diamètre, formé par du tissu cancéreux et en partie par un caillot sanguin.
Ce caillot et cet embolus cancéreux occupent toute la veine cave inférieure, depuis les veines rénales juqu’au diaphragme.
La veine porte et l’artère hépatique sont sains et perméables ; rein droit à peu près normal ; rein gauche atteint d’une dégénérescence cancéreuse. Rate 210 grammes. La muqueuse de l’cstoinac est congestionnée, ecchymolique par places et offre les lésions de l’estomac des alcooliques.
Les deux veines fémorales, iliaques et veine cave dans sa partie inférieure sont remplies et obstruées par un caillot désagrégé et ramolli dans son centre.
Oas. 3 (résumée). Albert Robin, Archives cle physiologie, 1874.
Gaui] rat, Louis, 69 ans, entre à l’hôpital Beaujon le 7 février 1874.
A la suite de travaux pénibles de défrichement le malade est pris d’une violente douleur dans la région lombaire avec syncope. Celte douleur siégeait de chaque côté de la colonne lombaire et s’irradiait à la partie postérieure du thorax et jusque dans les épaules. Même intensité de la douleur pendant 4 à 5 jours. Alors apparut de l’œdème des malléoles.
Pendant six semaines on observa de la constipation, une diminution dans la quantité des urines, qui furent parfois hématiques, et douleurs lombaires toujours très aiguës.
Après ces six semaines, hydropisie surtout marquée des membres inférieurs, qui gagne le tronc, les bras et la face. Dyspnée très vive. Les douleurs diminuent avec l’établissement de l’anasarque, albumine.
Pendant deux ans période d’amélioration, pendant lesquels s’établirent la circulation supplémentaire.
Depuis ce temps jusqu’à son entrée à l’hôpital, le malade conserva encore la douleur lombaire et le malaise qui ne le quittèrent plus jusqu’à sa mort. Il eut également plusieurs rechutes caractérisées par une recrudescence de la douleur et la réapparition de l’œdème des membres inférieurs. Chaque rechute était occasionnée par une fatigue quelconque.
Dans les derniers jours de décembre 1873, le malade vit apparaître les signes (pie lui annonçaient une de ses rechutes habituelles : léger œdème des membres inférieurs, augmentation de son malaise et des douleurs lombaires. Kn même temps survinrent aux deux jambes des excoriations qui devinrent le point de départ d’ulcères, puis les jambes enflèrent, la respiration fut difficile. Le malade entre à l’hôpital le 7 février 1874.
Examen du malade. — Nombreuses taches pigmentaires d’une couleur brune, non confluentes mais très nombreuses sur les différentes parties du corps.
Veines dilatées de la paroi abdominale qui forment un riche plexus composé de cinq réseaux principaux cinq antérieurs et deux latéraux. Le calibre moyen de ces veines atteint la grosseur d’un doigt à
leur origine, sinueuses elles présentent de place en place des dilatations ampulliformes dont quelques unes sont des centres anastomotiques. La contractilité des veines a persisté et a même augmenté.
Le volume des veines se modifie peu par le repos.
Œdème dur et douloureux des cuisses. Pigmentation noire très marquée des jambes. Œdème des pieds.
Ulcères de jambes et eczéma variqueux.
Dyspnée, bronchite et congestion des bases.
Cœur gros, bruits lointains et un peu sourds.
TJn peu d’albumine. .
Du 7 février au 10 avril. — Éruption de purpura. Quelques jours après, à la place de chaque rougeur se trouvait nue petite tache brune analogue à celles que nous avons vu sur tout le corps. Ces taches, du reste, d’après le dire du malade ne reconnaissent pas d’autre origine. Pendant cette période l’état général est meilleur, l’œdème disparait.
Du 20 mars au 18 mai. — L’œdème reparut, l’état général fut de plus en plus mauvais. Dyspnée.
Dans les derniers jours de la vie le malade présenta des hématuries, des signes d’apoplexie pulmonaire, de la dyspnée. Les jambes et les cuisses sont très enflées. Mort.
Autopsie. — Les veines dilatées de la paroi abdominale sont affaissées après la mort. Après injection au suif on voit que la circulation collatérale s'était rétablie par les épigastriques, les sous-cutanées abdominales, les mammaires internes, les honteuses externes et des circonflexes iliaques, et les intercostales. Veine azygos aussi volumineuse que la veine cave à l’état ordinaire.
La veine cave dans ses 2/3 inférieurs se présente sous l’aspect d’un cordon inégal. Celte diminution de calibre s’étend de la bifurcation de la veine cave à trois travers de doigt an-dessus de l'embouchure de la veine rénale. Toute cette partie du vaisseau est remplie par une concrétion calcaire longue de 12 centim., terminée à son extrémité supérieure par un renflement en forme de tète, bifide à son extrémité inférieure. Cette concrétion se prolonge dans les veines iliaques primitives.
Les veines diaphragmatiques inférieures sont très grosses et ramèment une partie du sang du rein gauche.
Les veines spermatiques offrent à leur origine de larges anastomoses avec les honteuses externes très développées. Les veines rachi-
(lionnes forment des plexus serrés niais ne présentent pas de dilatations bien manifestes.
Reins. — Le rein droit pèse 370 gr. A la coupe l’organe est d’une 'couleur violacée uniforme ; ou distingue à peine les pyramides de la substance corticale.
Nombreuses hémorrhagies interstitielles, rein farci de noyaux hémaliques ; il existe en outre une apoplexie diffuse. Cette apoplexie est d'origine récente ainsi que la majeure partie des foyers, mais un certain nombre de ceux-ci sont très anciens et ont subi déjà des modifications régressives. Le plus volumineux d’entre eux est devenu complètement calcaire.
Dilatation considérable de tout le système vasculaire veineux du rein, tant dans l’intérieur de celui-ci que dans sa capsule. Capsule surrénale augmentée de volume, mais saine. Son système veineux est très dilaté et servait probablement au retour d’une portion du sang du rein par un petit tronc qui va se jeter dans la veine diaphragmatique inférieure en arrière du foie et près du ligament coronaire.
Rein gauche plus gros que le précédent, poids, 400 gr.
Tissu mou, violacé, siège d’apoplexie diffuse. Infiltration sanguine dans le bassinet et la capsule adipeuse. Même dilatation veineuse que dans le rein droit.
Rate volumineuse. Pulpe lie de vin avec petits infarctus sanguins.
Apoplexie diffuse du poumon gauche.
Le cœur volumineux, les veines qui rampent à sa surface son] dilatées et gorgées de sang. Les ventricules sont hypertrophiés, la paroi du ventricule gauche a près de 1 centim. 1/2 d’épaisseur.
Obs. 4 (résumée). Goetz, Jahrb. fur kinderheilkunde , 1881. — D’une jeune fille de 12 ans qui présenta comme symptômes de la dyspnée, des vomissements, de la diarrhée rebelle, de la distension du ventre par des tumeurs, de l’albuminurie, de la circulation supplémentaire de l’abdomen. Pas d’ictère, pas d’œdème. A l’autopsie, on trouva la veine cave inférieure comprimée par des kystes hydatiques du foie, les parois delà veine étaient soudées et difficiles à séparer. Pas de thrombus.
Obs. 5 (résumée). Nesser in Goetz. — Homme de 42 ans. Ictère, œdème des membres inférieurs. Circulation supplémentaire de la paroi. Tuméfaction de la rate et du foie. Ascite, dyspnée, angoisse précordiale. Collapsus. Mort.
Autopsie. — Kystes hydatiques du foie comprimant la veine porte et la veine cave qui est oblitérée jusqu’aux veines iliaques.
Obs. 6 (résumée). Nesser in Goetz. — Échinocoques du l'oie. - Compression de la veine cave. Anasarque. Varices chez une femme de 31 ans.
Obs. 7 (résumée) (du même). — Femme 30 ans. Compression et thrombose de la veine cave inférieure. Ascite. Anasarque. Mort.
Obs. 8 (résumée). Richard Sinhold, dissertation lena, 1865. — Thrombose oblitérante de la veine cave depuis sa bifurcation jusqu’audessous de l’embouchure des rénales. Circulation collatérale établie par anastomoses entre veines lombaires, azygos et les sinus vertébraux. La veine rénale gauche s’anastomose par les sinus vertébraux avec l’hcmiazygos. Distension du triple et du sextuple des veines susnommées.
Obs. 9 (résumée). Sinhold, loc. cil. — Thrombose oblitérante de la veine cave inférieure chez un homme de 55 ans, à la suite de carcinome de la veine rénale droite. Ascite. Œdème dans le membre inférieur droit.
Obs. 10 (résumée). Sinhold, loc. cil. — Autopsie d’une femme de 47 ans. Tuberculose pulmonaire. Embolies pulmonaires. Oblitération des veines crurales et rénales et de la veine cave inférieure.
Obs. 11 (résumée). Sinhold, loc. cit. — Thrombose par compression chez un homme de 42 ans. Sarcome du bassin. Thrombose ancienne des veines iliaques primitives et cave inférieure.
Obs. 12 (résumée). Sinhold, loc. cit. — Thrombose puerpérale. Femme de 35 ans. Thrombose septique de la veine utéro-ovarienne droite jusque dans la veine cave. Gangrène embolique des poumons.
Obs. 13 (résumée). Sinhold, loc. cit. — Thrombose puerpérale, s’étendant de la veine crurale à la veine hépatique. Infarctus pulmonaires gangreneux chez une femme de 27 ans.
Obs. 14 (résumée). Sinhold, loc. cit. — Thrombose puerpérale chez une femme de 31 ans. Œdème de la jambe gauche, frissons,
angoisse, collapsus. Mort. Thrombose de la veine crurale gauche et hypogastrique jusqu'à la veine cave. Embolies de l’artère pulmonaire. Foie gros. Hyperhémie des deux reins.
Ons. 15 (résumée). Sinhold, loc. cit. — Thrombose puerpérale chez une femme de 2(5 ans. A l’autopsie, hyperhémie du foie et des reins. Thromhose des plexus utérins et pampiniformes, des iliaques primitives, hypogastriques, crurales, veine cave inférieure. Azygos et hémiazygos très dilatées.
Obs. 16 (résumée). Sinhold, loc. cit. — Cancer de l’utérus avec compression de l’iliaque gauche. Thrombose de la veine cave inférieure rénale gauche, iliaques primitives, internes, externes et crurales. Embolies pulmonaires.
Obs. 17 (résumée). Sinhold, loc. cit. — Blennorrhagie uréthrale chez un homme de 17 ans. Mort subite par thrombose de la veine cave et des iliaques primitives. Thromboses veineuses dans le territoire de la prostate. Embolies pulmonaires.
Obs. 18 (résumée). Sinhold, loc. cit. — Thrombose de la veine cave à la suite de périphlébite de la veine iliaque droite chez un homme de 55 ans.
Obs. 19 (résumée). Sinhold, loc. cit. — Thrombose des veines saphènes crurales, iliaques et caves chez un tuberculeux de 35 ans.
Obs. 20 (résumée), in Goetz, loc. cit. — Inflammation de la capsule de Glisson. Foie muscade. Phlébite et oblitération presque complète de la veine cave inférieure chez un homme de 29 ans. — La maladie commença par œdème du pied droit et de la jambe qui monta peu à peu jusqu’à l’anneau crural. Pas d’albumine, 2 mois plus tard, symptômes de péri-hépatile, matité hépatique augmentée. Anurie, somnolence, mort dans le coma. Ictère léger.
Autopsie. — Foie gros; compression des voies biliaires et de la veine porte. Veine cave à partir du foie jusqu’à 4 ceritim. plus bas, normale, de là jusqu’au-dessus de la bifurcation, elle n’existe plus qu’à l’état d’un cordon grêle. Veines azygos dilatées. Veine rénale gauche débouchant à un centimètre au-dessus de l’oblitération, grosse
comme l’index. Rein gauche augmenté de volume renferme des veines dilatées et des foyers apoplectiques.
Obs. 21 (résumée). Baumler, Deutsch Klinik, 1862. — Une femme de 80 ans avait été prise à l’âge de 15 ans d’une diarrhée violente avec jaunisse cl vomissements, puis d’hydropisie de la moitié inférieure du corps, qui disparut avec l’établissement de la circulation supplémentaire.
Enflure fréquente des jambes, depuis l’âge de 19 ans.
A l’entrée à l’hôpital, riche circulation collatérale en avant et en arrière ; forte pigmentation des jambes.
Mort avec catarrhe stomacal intense. Phlegmon de la jambe. Hématémèses répétées.
Autopsie. — Cirrhose du foie. Veines variqueuses du pylore.
Reins augmentés de volume. Veines variqueuses dans le bassinet. La veine cave inférieure forme depuis son origine une corde solide et dure.
Obs. 22 (résumée), de Guerhard, cité par Goetz. — Femme ayant eu à 23 ans, un ulcère de l’estomac qui guérit. Nouvel ulcère à 53. Mort par gastrorrhagie.
A l’autopsie, ulcération de la veine splénique. Thrombose de celle veine et de la veine porte. Thrombose des veines du bassin s’étendant jusqu’à la veine cave déterminée par un fibrome de l’utérus. Embolies pulmonaires.
Obs. 23 (résumée), in travail de Goetz. — Femme de 36 ans, atteinte d’hydropisie enkystée de l’ovaire droit. Œdème des membres inférieurs, débutant par le membre gauche à la suite de vives douleurs dans l’hypocondre gauche. Développement des veines de l’abdomen, ascite. Endocardite. Pleurésie. Pneumonie. Embolies cérébrales. Oblitération de la veine cave inférieure par des caillots fragiles.
Obs. 24 (résumée). Paulus, Smitd Jahr., 1843. — Autopsie d'une femme de 46 ans. Veine cave inférieure entourée d’une couche compacte de tissu conjonctif, comprimée à l’endroit où elle passe derrière la tète du pancréas dur el épaissi. Veines épigastriques, axillaires, mammaires internes, azygos et hémiazygos très dilatées.
De même la rénale gauche.
Obs. 25 (résumée). Du môme. — Cas de' phlébite puerpérale. Veine cave oblitérée au-dessus des rénales.
Dilatation des veines rénales, azygos et hémiazygos.
Obs. 26 (résumée). Peacock, London and Edimbourg, Monthly journ. of méd. sc., 1843. — Oblitération complote de la veine cave inférieure, chez une. femme de 47 ans. Mort avec anasarque et hématémèses. Œdème des extrémités inférieures.
Dilatation des veines du revêtement séreux du foie hypertrophié. Atrophie granuleuse des reins. Veines utérines, du ligament large, des iliaques remplies par des caillots qui se prolongent jusque dans la veine cave transformée au niveau du foie en un cordon dur et blanc azygos, veines spinales et lombaires dilatées ainsi que les veines du diaphragme.
Obs. 27 (résumée). Barlow, Gug’s hospital Reports, 1843. — Homme de 36 ans présente depuis 4 ans de l’ictère, dos vomissements bilieux, des urines biliaires, de l’ascite, veine cave remplie de masse carcinomateuse sur une étendue de 6 à 8 centim., pénétrant dans l’oreillette droite, cancer du rein droit, veines azygos et sous -cutanées abdominales dilatées.
Obs. 28 (résumée). Oppolzer, SmidtJahr., 1866. — Jeune homme de 16 ans atteint de myosite traumatique de la cuisse avec phlébite et thrombose des veines de la cuisse se propageant jusqu’à la veine cave inférieure.
Obs. 29 (résumée). Chostveck, Oesteirreich Zeitschriff fur pratik. Heilkunde, 1886. — Soldat de 23 ans ayant présenté successivement une pleurésie droite, du scorbut, de l’ascite, des douleurs hypogastriques, de l'œdème de la jambe droite, un développement d’un réseau veineux abdominal et thoracique. Thrombose de la veine crurale et saphène droite. Pétéchies aux extrémités.
A l’autopsie carcinome médullaire intra-péritonéal avec rétrécissement considérable de la veine cave inférieure par un paquet de ganglions dégénérés. Thromboses consécutives dans diverses veines.
Obs. 30 (résumée). Arch. fürpaih. anal, und physiol., t. 53, p. 278. — Sarcome de la veine cave inférieure chez une femme de
34 ans, ayant débuté par douleurs violentes dans le sacrum, le côté droit de l’abdomen, la cuisse. Anasarque modéré, albumine. L'œdème est surtout prononcé aux extrémités inférieures. Développement veineux sur la poitrine et l’abdomen. Mort avec œdème pulmonaire.
A l’autopsie, segment inférieur de la veine cave dilaté avec caillots qui la remplissent jusque vers l’oreillette. Dans la veine cave, tumeur qui se prolonge dans les deux rénales.
Ons. 31 (résumée). Gaerdner et Coats, Glasgow med.journ., 1871. — Homme de 53 ans, œdème des extrémités inférieures, douleurs abdominales. Autopsie. Masses cancéreuses dans le cœur droit, et l’artère pulmonaire. Cancer du rein droit. La même tumeur se Irouve dans la veine rénale et la veine cave inférieure. La partie inférieure de la veine cave et les iliaques renferment des thrombus de constitution ordinaire.
Obs. 32 (résumée). Canstat. Jahr., 1874. — Thrombose de la veine cave après un écrasement de la cuisse chez un homme de 57 ans, ayant présenté comme signes, de l’œdème de la moitié inférieure du corps ayant débuté par un côté. L’œdème disparait au bout de 4 mois après l’établissement de la circulation collatérale de l’abdomen. Le malade sort amélioré.
Obs. 33 (résumée). Canstat. Même année. — Homme de 50 ans, porteur de varices, reçoit une contusion à la cuisse. 11 meurt le lendemain après une course rapide avec des phénomènes de cyanose.
A l’autopsie, on trouve un thrombus delà veine cave dans toute son étendue, de la saphène et des veines de la jambe. Le thrombus est édifié sur un emholus fixé à la bifurcation de la veine cave.
Obs. 34 (résumée). D1' Bergonzini, Gaz. med. üal. lomb., 1876. — Observation d’un malade atteint d’hydrolhorax gauche d’ascite ; d’œdème des extrémités inférieures, de varicosités des veines cutanées du ventre et de la poitrine où l’on trouva à l’autopsie une compression de la veine cave inférieure par les ganglions rétropéritonéaux hypertrophiés. L’oblitération était totale.
Obs. 35 (résumée!. Stobbe, Arch. fur Heilkund., 1876. — Tumeur du ventre grosse comme une citrouille. La veine cave était distendue au quadruple, perforée sur un côté et remplie par des
masses néoplasiques. Elle était manifestement oblitérée pendant la vie, la preuve en est dans son énorme distension et dans le développement collatéral.
Obs. 36 (résumée). Peltieh, Bull. Socièt. a nat., 1833. — Homme de 47 ans, présentant de l’œdème considérable des jambes, des cuisses, du scrotum, ascite, dyspnée, toux.
L’œdème avait débuté par les membres inférieurs et avait remonté insensiblement. Veines dilatées et variqueuses sous la peau de l’abdomen, le tissu de la peau présentait en certains points une sorte d’injection capillaire.
Autopsie. — Cœur d’un 1/3 plus volumineux qu’à l’état normal, les parois du ventricule gauche avaient au moins 4 fois l’épaisseur du ventricule droit. Cavité des ventricules augmentée. Tumeur squirrheuse du rein droit.
La veine cave était remplie de matière encéphaloïde jusqu’au niveau de la bifurcation des iliaques primitives. La veine cave au niveau de son embranchement était distendue par la même matière qu’on retrouvait jusqu’au niveau du bord postérieur du foie.
Obs. 37 (résumée). Bidault, Soc. a nat., 1844. — Une femme de 35 ans, atteinte d’affection cancéreuse de l’utérus et des ovaires, fut prise d’œdème des membres inférieurs, de développement des veines sous cutanées abdominales qui atteignent le volume d’une plume d’oie.
Renversement du cours du sang dans ces veines. L’œdème disparut avec la circulation supplémentaire.
A l’autopsie, cancer de l’utérus. La veine cave inférieure à partir de quelques centimètres au-dessous des veines rénales est distendue par la matière fibrineuse organisée qui remplit entièrement la cavité du vaisseau thrombosé, des veines iliaques primitives, hypogastriques, iliaques externes.
Obs. 38 (résumée). Bornet, Soc. a nat., 1844. — Femme de 55 ans, prise de douleurs vives et permanentes dans le côté droit, de vomissements, d’ictère, œdème des membres inférieurs. Ascite. Pas d’albumine.
A l’autopsie. Hydropisie enkystée des parois abdominales. La veine cave inférieure est soulevée et tendue parla tumeur sur laquelle elle passe comme un chevalet. Le calibre du vaisseau n’existe plus,
c’est un tube fortement aplati et appliqué sur cette tumeur. La partie de la veine cave qui présente cette disposition peut avoir l’étendue de 15 cent, et plus.
Obs. 39 (résumée). Blains des Cormiers, Soc. anat., 1847. — Rapporte l’observation d’une accouchée atteinte de suppuration profonde de la fosse iliaque gauche avec œdème des extrémités inférieures et à l’autopsie de laquelle, on trouva la veine cave complètement oblitérée par un caillot épais, noir, dur, adhérent aux parois du vaisseau. Épaississement de la membrane interne de la veine. Foyers purulents dans les poumons.
Obs. 40 (résumée). Barth, Société anat., 1851. — Marchand de quatre saisons, âgé de 39 ans, tuberculeux, présentait un ventre volumineux. Les téguments étaient recouverts de veines volumineuses, présentant le renversement du cours du sang. Œdème des membres inférieurs surtout marqué à droite.
A l’autopsie, on trouva la veine cave inférieure oblitérée par un caillot commençant à 4 travers de doigt au-dessous du point de pénétration du vaisseau dans le foie, se continuant dans les iliaques et les fémorales.
Obs. 41 (résumée). Verneuil, Société anat., 1853. — Présente un cas où il existait des tubercules du volume d’une tète d’épingle dans l’épaisseur des parois de la veine cave. Ils soulevaient la membrane interne et apparaissaient comme de petits points blancs.
Obs. 42 (résumée). Goupil, Société anat., 1854. — Tumeur cancéreuse de l’abdomen chez un enfant de 12 ans. Dans les 15 derniers jours, œdème considérable des membres inférieurs. Mort. Oblitération de la veine cave inférieure. Cette veine perméable à l’embouchure des veines rénales est obstruée plus bas par un caillot qui occupe tout son calibre dans une étendue de plus d’un pouce.
Ors. 43 (résumée). Leudet, Société anat., 1853. — Femme de 22 ans, morte de fièvre puerpérale. Pus dans les veines utérines et hypogastriques. La veine iliaque et la veine cave inférieure sont obstruées par des caillots adhérents à la paroi veineuse qui est d’un rouge livide, uniforme, sans réseaux. Caillots dans la veine utéro-ovarionne se continuant dans la veine rénale gauche. Petits abcès dans le rein.
Obs. 44 (résumée). Legendre, Sociét. anat., 1865. — Malade ayant eu une lièvre typhoïde, puis atteint de phtisie avec œdème des membres inférieurs et diarrhée. Veine cave inférieure convertie depuis les veines rénales jusqu’aux iliaques en un cordon aplati fibreux, du volume du petit doigt. Veines collatérales pas plus dilatées que normalement, excepté la spermatique gauche.
Obs. 45 (résumée). Verneuil, Société anat., 1865. — Un malade de 19 ans, ayant présenté un développement considérable du ventre et une diarrhée persistante. Oblitération incomplète de la veine cave inférieure, résultant de courtes brides celluleuses étendues d’une paroi à l’autre au niveau de la veine rénale gauche.
Obs. 46 (résumée). Nélaton, Société anat., 1865. — Observation d’une femme morte d’infection purulente, suite de couches. Dans la veine cave inférieure, se trouvait un caillot fibrineux de 5à6cent. de longueur, adhérent aux 2/3 de la circonférence du vaisseau, et renfermant dans son intérieur un foyer purulent, presque complètement évacué, à parois grisâtres, très amincies, friables, réduites en certains points à un véritable détritus, et présentant par conséquent des ouvertures très larges, par lesquelles le pus s’est certainement échappé pour se mêler au sang. La nature purulente du caillot est mise en doute par plusieurs membres.
Obs. 47 (résumée). Jolly, Société anat., 1866. — Observation d’une femme de 22 ans, atteinte de tuberculose pulmonaire, péritonéale, intestinale.
On trouva à l’autopsie des thromboses des veines crurales et iliaques remontant jusqu’à la veine cave inférieure jusqu’à l’embouchure des rénales.
Obs. 48 (résumée). Lediberder, Soc. anat., 1886. — Tumeurs leucocythémiques (?) du bassin chez une petite fille qui présente à la fin de sa vie, de l’œdème des membres inférieurs et de l’abdomen. La veine cave était oblitérée par un caillot qui se prolongeait dans les veines du bassin.
Obs. 49 (résumée). Damaschino, Soc. anat., 1867. - Infection puerpérale. Œdème des membres inférieurs. Gangrène des 2 orteils du pied gauche. Accidents dyspnéiques. Mort.
Autopsie. — Thrombose de la partie inférieure de la veine cave. Embolies du poumon droit. Pas de coagulation artérielle à gauche de la fémorale à la pédieuse.
Obs. 50 (résumée). Monod, Soc.anat., 1867. — Cas d’une enfant de 13 ans 1/2 atteinte de pleurésie droite, de phénomènes inflammatoires au niveau de l’articulation sacro-iliaque droite, qui présenta de l’œdème des membres inférieurs, ayant débuté par un côté, de l’œdème de la paroi, de la circulation supplémentaire abdominale, morte de cachexie. On trouva à l’autopsie la veine cave oblitérée par un caillot partant des veines du bassin et s’étendant jusqu’à l’embouchure des rénales.
Obs. 51 (résumée). Durand, Soc. anat., 1868. — Femme atteinte de cancer de l'utérus avec œdème des membres inférieurs. La veine cave fut trouvée oblitérée par une masse cancéreuse par simple compression et par pénétration ou production de tissu morbide dans une longueur de 1 à 2 centim.
Obs. 52 (résumée), par Coyne et Troisier , Soc. anat. — Cancer du rein gauche, envahissement progressif de la veine rénale et de la veine cave. Oblitération totale de ces deux vaisseaux, champignon cancéreux faisant saillie dans l’oreillette droite qu’il remplit près (jue complètement. Les symptômes avaient été de l’ascite, de l’œdème des membres inférieurs et de la paroi. Hématuries. Pas de circulation supplémentaire.
Obs. 53 (résumée). Landrieux, Soc. anat., 1873. — Dans un cas de péribépatile il trouva la face inférieure du foie très épaissie, le tronc de la veine cave très rétréci et présentant à peine le 1/3 de son calibre normal.
Obs. 54 (résumée), par Liouville, Soc. anat., 1873. — Thromboses multiples des veines rénales, cave inférieure et oblitérations des veines pulmonaires chez une femme de 38 ans. morte du choléra.
Obs. 55 (résumée). Poirier, Soc.anat., 1876. — Thrombose et suppuration intra-veineuse post puerpérale dans la veine cave infé-
— lot)
rieure jusqu’au niveau des rénales, les veines hypogastriques. Infection purulente à forme typhoïde, abcès métastatiques des poumons.
L’oblitération de la veine cave ne s’était révélée par aucun symptôme.
Obs. 56 (résumée). Leroux, Soc. anal., 1877. — Femme de 17 ans, atteinte de fièvre typhoïde avec eschare du sacrum. Œdème du membre inférieur gauche, puis du droit, à l’autopsie, on trouve la veine cave inférieure oblitérée par un caillot fibrineux occupant les 3 ou 4 cent, terminaux de la veine. Le point de départ de la thrombose avait été l’eschare de la région sacrée.
Obs. 57 (résumée). Leroux, Soc. anal., 1877. — Hernie inguinale étranglée. Kélotomie. Mort.
Perforation intestinale. Péritonite pelvienne. Oblitération complète des veines iliaques primitives, cave inférieure jusqu’aux rénales. Thromboses des veines lombaires. L’oblitération ne s’était révélée par aucun symptôme.
Obs. 58 (résumée). Havage, Soc. anat., 1879. — Femme de 35 ans, souffrant depuis 5 jours de douleurs hépatiques, vomissements et mélæna. Pas d’oedème ni d’ictère. Circulation supplémentaire développée surtout à droite. Les veines sont du calibre d’une plume d’oie. Renversement du cours du sang. Vomissement, dyspnée.
A l’autopsie, kystes hydatiques multiples du foie, de la rate, des reins, des épiploons et du petit bassin. Une de ces masses comprime la veine cave.
Obs. 59 (résumée). Leonard, Progr. méd., 1884. — Femme de 54 ans, porteur d'un pessaire depuis deux ans, présente de l’oligurie, de l’albuminurie, de l’œdème des 2 membres inférieurs, de l’abaissement de la température et meurt avec des phénomènes d’oppression.
Congestion des poumons, du foie, des reins, de l’intestin. Un caillot obstrue la veine cave inférieure à son origine, ce caillot se prolonge au loin du côté de la périphérie.
La mort est probablement due à l’urémie.
Obs. 60 (résumée). Legueu, Soc. anat., 1888. — Ostéo-
sarcome du bassin. Œdei:ie peu marqué des membres inférieurs du scrotum, de la paroi abdominale. Circulation supplémentaire. Thrombose de toutes les veines collatérales de la veine cave inférieure. Celle-ci est oblitérée dans toute sa longueur, le caillot se prolongeant jusque dans le cœur. Veines de la paroi et azygos très développées.
Obs. 61 (résumée) — Sarcome primitif de la capsule surrénale droite. Propagation à la veine cave inférieure et à l’oreillette droite.
Thromboses des veines sus-hépatiques et apoplexie du foie, par Pilliet, Soc. anat., 1888.
C.., Laurent, entre à la Pitié pour de l’œdème des membres inférieurs, il a eu des vomissements de sang, il y a 2 ans. Epistaxis fréquentes, œdème intermittent des jambes.
État actuel. — Lèvres cyanosées, amaigrissement. Le foie déborde de 2 travers de doigt le rebord costal. Rate normale. Battements du cœur sourds.
Puis l’œdème augmente. Urines albumineuses.
Douleur spontanée, localisée au liane droit.
Veines sous-cutanées abdominales dilatées un peu plus du côté droit, veines de la région sus-ombilicale également, mais beaucoup moins. Anurie, coma, mort.
Autopsie. — Caillots dans les veines iliaques et fémorales qui se poursuit dans la veine cave. Celle-ci est oblitérée dans toute sa longueur, le caillot proémine dans l’oreillette droite. Thrombose des veines sus-hépatiques.
Le foie à la coupe, se montre composé de 2 substances, une rouge et l’autre jaune, comme dans le foie muscade, mais les marbrures rouges n’ont pas la même distribution, elles sont larges, irrégulières, et répondent à des foyers d’hémorrhagie interstitielle.
Cette apoplexie du foie a sensiblement la même topographie que la congestion du foie cardiaque, elle en diffère : 1° par son étendue; 2° par la disparition complète des cellules hépatiques au niveau de l’infiltration sanguine.
Les reins sont assez volumineux, larges, plats, d’une coloration rosée.
Sarcome de la capsule surrénale droite.
Obs. 62 (résumée). Bloch, Thèse inaugurale, Iéna, 1880. — • A la suite d’une chute, le malade en question est pris de point de côté,
do douleurs dans la jambe gauche qui fut bientôt atteinte d’œdème, puis ce fut le tour de la jambe droite, des bourses, du prépuce. Purpura, circulation supplémentaire de l’abdomen. Le malade meurt dans le coma avec abaissement de la température. A l’autopsie, on trouve des embolies pulmonaires, de la congestion de l’appareil digestif : Altération graisseuse du foie, lobule apparent, rouge brun au centre, jaune brun à la périphérie. La veine cave jusqu’au niveau du foie est obstruée par un caillot qui se prolonge dans les veines du bassin.
Obs. 63 (résumée). Bartels, Traité des maladies des reins.
— Œdème de la partie inférieure du corps et des parois thoraciques se distinguant de l’oedème des maladies des reins par une teinte cyanotique. Circulation supplémentaire, urine sanglante, albumine. A l’autopsie, veine cave rétrécie au-dessous de son entrée dans le sillon du l'oie par un tissu cicatriciel du parenchyme hépatique.
Thrombus de la veine cave inférieure.
Obs. 64 (résumée). Gély, Gaz. méd., 1840. — Histoire d’un marin, qui, ayant eu les jambes gelées en 1823, fut pris de varices et d’œdème des membres inférieurs.
Dilatation des veines sous- cutanées abdominales, surtout à droite. Souvent œdème des jambes, compliqué d’excoriations. Il meurt à l’Hôtel-Dieu, en 1838, avec des phénomènes d’anasarque et d’ascite. A l’autopsie on voit que la circulation supplémentaire se faisait par les tégumenteuses abdominales, mammaires externes, épigastriques surtout droites. Veines testiculaires volumineuses.
Il en est de même pour les veines diaphragmatiques, lombaires, azygos et demi- azygos ; cœur hypertrophié avec dilatation de ses cavités. La veine cave est transformée en un cordon dur, libro-cartilagineux, jusqu’au niveau des veines.
Obs. 65 (résumée). Dance, Arch. Gén de méd., 1828. — Intlammation des veines et des parois de la matrice propagée à la veine ovarique droite et à la veine cave inférieure.
Obs. 66 (résumée). Lancereaux, Bull, de l'Ac. de méd., 1887
— Phlébite puerpérale, utéro-ovarienne, rénale, cave inférieure jusqu’au niveau du diaphragme, hypogastrique et fémorale. Propagation du processus inflammatoire des veines aux artères rénales, puis obstrue-
lion des artères iliaques el fémorales avec début de gangrène aux. 2 jambes. Embolie pulmonaire.
Les symptômes observés furent de l’œdème de la partie inférieure du corps, delà paroi abdominale, des grandes lèvres ; albuminurie.
Obs. 67 (résumée). Laveran, Gaz. des hôp., 1861. — Méningite spinale chez un soldat de 32 ans. Contracture et flexion des extrémités inférieures, redressement sous chloroforme. A la suite, œdème des 2 membres inférieurs s’étendant jusqu’aux parois abdominales. Circulation supplémentaire. Mort. A l’autopsie, lésions de méningite, foie ayant l’aspect noix muscade. Caillots occupant toute la veine cave au-dessous du foie et s’étendant aux iliaques crurales et poplitées.
Obs. 68 (résumée). Bérard, Dict. en 30 v. — Un homme à la suite d’une chute éprouva de fortes douleurs dans l’aine droite. Œdème de la jambe gauche, puis de la droite. Circulation supplémentaire, veines volumineuses. Renversement du cours du sang. L’œdème a disparu avec l’établissement de la circulation supplémentaire.
Obs. 69 (résumée). Lancereaux, Gaz. • nëd . de Paris, 1868. — Ascite et œdème des membres inférieurs; mort sans ictère. Tumeur adénomateuses disséminées dans le foie. Obstruction complète des veines sous-hépatiques par des concrétions se prolongeant jusque dans la veine cave et formées de cellules hépatiques. Obstruction incomplète de l’une des branches de la veine porte par des concrétions semblables.
Obs. 70 (résumée). Moxon, cité par Battle, St-Thomas Hospital reports — Femme morte de pyohémie. Thrombose purulente de la veine cave inférieure. Lumière de la veine incomplètement obstruée par le caillot qui s’étend dans la veine rénale gauche, sans suppuration du rein correspondant. Léger œdème des extrémités inférieures.
Obs. 71 (résumée). Croft. cité par Battle, loc. cit. — Thrombose d’origine puerpérale, dilatation œdémateuse des .extrémités inférieures. L’œdème s’étend en arrière jusqu’au thorax. Il est extrêmement dur.
Obs. 72 (résumée). Warren, Trans. of a cad. mèd. Ireland, 1883. — Oblitération île la veine cave inférieure, ou le thrombus parti de l’utérus est consécutif à une injection de perchlorure de fer dans sa cavité.
Obs. 73 (résumée). Battle, lac. cil. — Thrombose des veines du membre inférieur gauche, étendue ensuite au côté droit et à la veine cave inférieure chez une jeune lille anémique morte enfin de thrombose des sinus crâniens.
Obs. 74 (résumée). Battle, loc. cit. — Un homme, 3 ans après une lièvre typhoïde, fut atteint d’une phlegmasia allia dolens des 2 jambes avec douleur intense à la région lombaire. Plus tard, dilatation énorme des veines superficielles de la partie inférieure de l’abdomen et des cuisses avec gangrène des pieds pour laquelle l’amputation a été pratiquée.
Le malade était en bonne santé encore 3 ans après.
Obs. 75 ^résumée). Kussmaul, Med. Times and Gaz. 180t. — Femme de 30 ans. Dilatation des veines des extrémités inférieures et du bas de l’abdomen, de la grosseur du petit doigt par endroit, spécialement sur la face externe de la cuisse droite. Le courant sanguin va de bas en haut. Ictère et œdème considérable des extrémités inférieures, 15 ans auparavant elle avait eu une tumeur de la rate, la santé générale était bonne, sauf la présence d’ulcération du pied.
Ors. 76 (résumée). Kussmaul, loc. cit. — Homme de 20 ans, scrofuleux, avait eu des abcès provenant probablement des organes du bassin. Ascite, œdème de la jambe gauche, du scrotum, puis de la jambe droite, diarrhée et vomissements persistants pendant quelque temps. La direction du courant sanguin n’est pas déterminée, santé généralement bonne, mais rate volumineuse et ganglions engorgés. Les veines ne s’étendent pas au-dessus de l’ombilic.
Obs. 77 (résumée). Henoch, Charité Annalen, 1879. — Enfant de sept ans atteint de tuberculose pulmonaire et intestinale. Œdème des jambes, du scrotum, du pénis, delà paroi de l’abdomen, des lombes. Dilatation des veines des membres inférieurs et des veines sous-cutanées de l’abdomen, diarrhée, plaques de gangrène sur le V. 8
scrotum, ot sur le pied droit, pas d’albuminurie, pas d’ictère. La veine cave à l’autopsie est trouvée transformée en un cordon solide par un thrombus qui se termine avant le conlluent des veines hépathiques et se prolonge en bas dans les veines iliai|iies.
Obs. 78 (résumée). Lépine. Lyon mèd-, 1882. — Le malade présenta de l'oedème des membres inférieurs qui disparut avec la dilatation des veines abdominales. Renversement du cours du sang, foie gros, ascite, albuminurie. Autopsie. Cancer primitif du rein gauche, thrombose de la veine cave inférieure.
Jusqu’à l’embouchure des veines sous-hépatiques, thrombose des veines iliaques et de la rénale droite.
Les veines sous-hépatiques sont complètement oblitérées par un caillot noir gélatineux ; veine azygos très dilatée, poumon congestionné.
Obs. 79 (résumée). Lépine, Rev. mèd.., 1888. — Œdème des membres inférieurs, tantôt de l’un, tantôt de l’autre. Plus tard oedème persistant des deux membres, augmentation de l’abdomen sans ascite, cœur normal, pas d’albumine. Autopsie, cancer encéphaloide du rein droit, caillot des veines rénales, se prolongeant dans la veine cave. Un gros canal veineux perméable se détache de la veine rénale gauche et gagne la partie antérieure de la colonne vertébrale. Le rein gauche est normal.
Obs. 80 (résumée). Rendu, France mèd., 1881. — Phlegmon iliaque droit suppuré ; pas de signe d’oblitération de la veine cave ; mort avec des phénomènes de cyanose avec oppression et angoisse précordiale. A l’autopsie, thrombose de la veine cave inférieure, caillot volumineux remplissant l’oreillette droite et ayant amené la mort.
Obs. 81 (résumée). Euliot, Tlie Lancet, 1879. — Œdème et circulation supplémentaire; tumeur sarcomateuse de l’abdomen, enveloppant le rein droit, enfermant complètement la veine cave qui est obstruée.
Obs. 82 (résumée). Guiteras, Pathol. Soc. of Philadelphia, 1878. — Œdème des jambes avec ulcération, oppression sans lésions thoraciques apparentes. L’œdème disparaît par le repos. Gros loie
avec distension des veines abdominales superficielles, mort par urémie; autopsie; cancer du rein droit, thrombose de la veine cave ascendante et de la rénale gauche.
Obs. 83 (résumée). Shattuhs, Boston med. and surg. Journal, 1875. — Cancer du foie chez un homme de 67 ans. La paroi hépatique de la veine cave était épaissie et contenait un thrombus adhérent et décoloré de 2 pouces de long, se prolongeant d’une part dans les iliaques, de l’autre dans l’oreillette droite; embolie pulmonaire cause de la mort.
Obs. 84 (résumée). Little, The Dublin patholog. Soc., 1879. — Homme se plaignant de douleurs dans l’hypocondre droit. Gonflement du ventre, amaigrissement, oppression. Les veines des parois abdominales sont dilatées, énormes, variqueuses. Plus grosses et plus nombreuses à la partie antérieure, et le long de la ligne axillaire latérale, moins marquées, mais visibles toutefois sur le dos. Dilatation des veines de l’aine, du scrotum, du pénis. Renversement du cours du sang dans ces veines. Hypertrophie du foie. Teinte subictérique. Ascite.
Autopsie. — Cancer du lobe droit et du lobe de Spiegel du foie. Oblitération de la veine cave au-dessus de l’ouverture des veines hépatiques avant l’anneau diaphragmatique. Au-dessus de la plus inférieure des veines sus-hépatiques, elle se termine par un large culde-sac, finissant en un cordon fibreux de la largeur d’une plume d’oie, redevenant au-dessus largement accessible, et d’une grosseur presque normale à l’entrée dans le cœur. Veine azygos énorme.
Obs. 85 (résumée). Morel, de Strasbourg, Gaz. hebd., 1859. — Femme atteinte de cancer mélanique de l’utérus, comprimant l’iliaque externe gauche. Embolies pulmonaires. Caillot s’étendant dans la veine cave dans la partie qui correspond au bord postérieur du foie, et descendant à un centimètre au-dessous de la rénale gauche dans laquelle elle envoie un prolongement. Ce caillot n’adhère qu’à la paroi gauche de la veine cave. A 25 millim. plus bas, second caillot s’étendant dans les iliaques primitives et leurs branches.
Obs. 86 (résumée). Jobert, Gaz. hebd., 1871. — Œdème des membres inférieurs à l’àge de 17 ans, à la suite d’une marche forcée,
puis œdème de la paroi abdominale. L’œdème diminuait par le repos, augmentait par la station debout. A l’àge de 22 ans, soigné au Valde- Grâce. Il présente de l’œdème inégal des membres inférieurs. Cyanose légère des lèvres et des membres supérieurs dans la station debout. Circulation collatérale de l’abdomen et du tronc. Pas d’ascite. Pas d’hypertrophie du foie. Matité cardiaque un peu étendue. Rien aux poumons. Dyspnée. Boulimie. Liai général excellent.
Ons. 87 (résumée). Chesnel, Thés, de doct., 1877.— Un homme de 45 ans, atteint d'œdème des membres inférieurs, des cuisses, du scrotum, de la paroi abdominale, qui prit des proportions considérables à la suite de grandes fatigues.
Foie volumineux et douloureux. Ascite, diarrhée, cachexie. L’œdème paraît et disparaît. Circulation collatérale peu marquée.
Autopsie. — Cancer en nappe de l’estomac, cancer secondaire du foie. Au niveau du point où la veine cave est en rapport avec le foie, elle est comprimée par deux masses volumineuses qui se sont rejointes autour et au-dessous d’elle et ne lui laissent qu'un calibre fort étroit.
Ors. 88 (résumée). Chesnel, loc. cit. — Œdème des deux membres inférieurs ayant débuté il y a 6 ans par le côté droit. Rien au cœur ni dansles urines. Cancer du pylore. Caillot à la partie supérieure de la veine cave, au-dessous du foie, caillot fusiforme fibrineux adhérent à la paroi interne. Au-dessous de ce caillot, la veine diminue de volume et présente le calibre du petit doigt. Elle est remplie par un caillot diffluenl. Thrombose des veines iliaques et fémorales.
Ors. 89 (résumée). Parisot, Arch. gèn. de méd., 1869. — Femme de 68 ans morte de congestion pulmonaire. Œdème du membre inférieur gauche. Développement variqueux des veines abdominales et thoraciques. Pas d’ascite. Foie normal. Pas d’albumine.
La veine cave inférieure était oblitérée au-dessous des veines rénales et transformée en un cordon ostéo-fibreux.
Les veines pariétales superficielles et profondes et la veine ovarique gauche ramenaient le sang vers le cœur.
Obs. 90 (résumée). Laveran, Arch. de méd. mil., 1885. — Un homme de 20 ans en convalescence de fièvre typhoïde fut atteint de dysenterie. Il présente de l’œdème des extrémités intérieures.
Trois mois plus lard, tremblement des extrémités inférieures, fourmillements douloureux des orteils, anesthésie des 2 membres inférieurs, affaiblissement musculaire. L’œdème a disparu.
A l’autopsie, on trouve du ramollissement de la moelle au niveau du renflement lombaire. Thrombose des veines iliaques et fémorales. Le caillot se prolonge dans la veine cave jusqu’au-dessous des veines rénales.
Obs. 91 (résumée). Mansell Moulin. The British med. journal, 1884. — Homme de 35 ans, entre à l’hôpital pour des varices avec ulcération île la jambe gauche, 21 mois auparavant, à la suite d’une chute, il se lit une profonde blessure à la jambe droite, qui enfla. A partir de ce moment, développement progressif d’une riche circulation abdominale et thoracique. Dans l’abdomen était une masse mal délimitée siégeant au-devant de la colonne vertébrale, faisant saillie surtout en face de l’ombilic, se prolongeant à droite suivant une ligne le long de laquelle on pouvait constater des pulsations, un frémissement et un bruit systolique. Cœur un peu hypertrophié. Pas d’hémorrhoides, ni de varicocèle, ni d’albuminurie. Le malade est vivant .
Obs. 92 (résumée). Rigal, Gaz. des hôpit., 1869. — Hypertrophie du pancréas ayant produit une compression de la veine cave inférieure et des canaux biliaires. Dégénérescence graisseuse du foie, des reins et du pancréas. Ictère grave. Les signes de compression avaient été de l’œdème des membres inférieurs et de l’ascite.
Obs. 93 (résumée). Blandin, Gaz. des hôpit., 1842. — Une femme entre à l’hôpital pour une plaie contuse du membre inférieur gauche. A la suite de cet accident, œdème douloureux du membre droit puis du membre inférieur gauche.
A l’autopsie on trouva une oblitération de tout le système nerveux des membres et de l’abdomen.
La veine cave inférieure était obstruée par un caillot qui pénétrait jusque dans les veines hépatiques.
Obs. 94 (résumée). Pa.if.t, Médico-chirurgical transactions, 1855. — Chez un malade, porteur d’une tumeur cartilagineuse du testicule et du cordon, on trouva à l’autopsie, les particularités suivantes : A l’endroit oii les ganglions lymphatiques dégénérés adhé-
raient à la veine cave inférieure, une végétation cartilagineuse s’avançait de l’un d’eux dans la cavité de la veine.
Une petite excroissance cartilagineuse isolée en bouquet était attachée à la paroi interne de la veine, près de l’origine de l’une des rénales, une autre plus petite, à peine plus grande qu’un filament, un peu plus bas.
Obs. 95 (résumée). Turner, The Lancet , 1886. — Homme de 30 ans, soigné à l’hôpital, pour un chancre et une amygdalite. Veines des extrémités inférieures étaient dilatées et variqueuses surtout à droite. A la surface de l’abdomen toutes les veines étaient dilatées.
Le cours du sang se faisait de bas en haut.
Varicocèle droit très marqué, dilatation des veines du dos, surtout à droite. Rien d’anormal au cœur ni aux poumons, pas de tumeur nulle part.
Le malade dit que ces veines ont été toujours dilatées et qu’il se souvient avoir vu ses veines abdominales et thoraciques grosses depuis l’âge de 10 ans. Il ne peut en donner la raison.
Obs. 96 (résumée). Eppinger, Prag. med. Wochenschr., 1876. — Femme de 52 ans présentant depuis l’àge de 45 ans de l’ictère et des douleurs dans la région du foie. Cyanose de la partie inférieure du corps et dilatation des veines superficielles, augmentation de volume de l’abdomen et des extrémités inférieures. Ascite, gros foie, grosse rate, dilatation des veines de la paroi abdominale.
A l’autopsie la veine cave .inférieure est complètement oblitérée au niveau de l’extrémité supérieure de la gouttière du bord postérieur du foie. Sur une étendue de 7 millim. elle est changée en un cordon (ibreux. Au-dessous de l’oblitération, thrombus qui envoie des prolongements dans les veines sus-hépatiques. En outre les parois de la veine cave étaient complètement confondues avec une cicatrice du tissu du foie probablement d’origine syphilitique.
Obs. 97 (résumée). Kahler, Prag. med. Wochenschr ., 1876. — Un homme de 62 ans avait eu 14 ans auparavant une maladie fébrile (fièvre typhoïde?) à la suite de laquelle il avait eu une phlébite de la veine saphène, il guérit mais depuis il eut souvent de l’œdème des membres inférieurs.
11 y a 2 ans il remarqua des cordons bleuâtres qui remontaient sur
la paroi de l’abdomen. En outre il avait de la toux, de la respiration gênée. A son entrée à l’hôpital riche circulation supplémentaire de la paroi abdominale. Après un traitement de 5 semaines il quitte l’hôpital, son ulcère variqueux est guéri et les troubles respiratoires sont améliorés.
Obs. 98 (résumée). Warren, Dabi. Journal, 1883. — Un homme de 22 ans avait présenté pendant sa vie des réseaux variqueux très développés aux 2 extrémités inférieures, à la paroi antérieure du thorax et de l’abdomen. Le patient avait remarqué ces dilatations veineuses de tout temps. Il avait toujours été bien portant sans œdème, sans hémorrhoïdes, sans albuminurie. Mort par péritonite par perforation dans une fièvre typhoïde
A l’autopsie on trouva que la veine cave étant complètement oblitérée par une concrétion caleaire de la grosseur d’un haricot attachée par un pédicule inséré à la valvule d’Eustachi.
Obs. 99 (résumée). Cossy, Gaz. de Paris, 1846. — Une jeune fille de 20 ans, accouchée depuis 40 jours, présente à son entrée à l’hôpital, de la dyspnée, de la congestion pulmonaire, de l’œdème considérable des membres inférieurs. Les jours suivants l’œdème gagne les parties supérieures; la malade meurt avec anurie, sans avoir présenté de circulation supplémentaire.
A l’autopsie, thrombose des veines fémorales, iliaques, rénales, et veines caves inférieures, jusqu’à 2 centimètres au-dessus des veines rénales.
Obs. 100 (résumée). Cossy, loc. cit. — Une jeune fille accouchée depuis quinze jours présente de l’œdème des extrémités inférieures, surtout gauches. Les jours suivants l’œdème gagne les parties supérieures. On trouve à l’autopsie un caillot partant do la partie supérieure des veines fémorales, s’étendant jusqu’à la partie moyenne de la veine cave inférieure, et envoyant des prolongements dans les veines rénales.
Obs. 101 (résumée). Sappey et Dumontpallier, Gaz. mèd. de Paris, 1862. — Un homme de 35 ans entre à l’hôpital pour un (lux dysentérique. Il présente une riche circulation supplémentaire de la paroi abdominale. Le cours du sang se fait de bas en haut. Foie
normal, pas d’aseile, pas de tumeur abdominale ; sécrétion urinaire normale, ni sucre, ni albumine ; pas de renseignements sur le début.
A l’autopsie on trouva la veine cave oblitérée immédiatement au dessous des veines rénales.
L’oblitération était complète et avait transformé la veine cave inférieure en un cordon fibreux depuis les veines émulgentes, jusqu’aux veines iliaques primitives. Toutes les veines iliaques étaient également transformées en cordons fibreux.
Obs. 102 (résumée). Castelnau, cité par Sappey et Dumontpallier, loc. cit. — Oblitération produite par une tumeur encéphaloïde située au-devant de la colonne lombaire et ayant fait irruption dans la cavité du vaisseau. Pendant la vie, les veines superficielles du tronc étaient très développées.
Obs. 103 (résumée). Cline, Traité des artères et des veines, d’HoGSON. — Oblitération due à la présence d’une tumeur cancéreuse qui s’était approprié en quelque sorte la partie inférieure de la veine cave. Les veines superficielles de l’abdomen, les veines épigastriques et les veines mammaires internes avaient atteint le volume du petit doigt; les veines lombaires étaient également plus développées que de coutume.
Obs. 104 (résumée). Hallett, Edimburg med. and surg. journal, 1848. — Oblitération portant sur le tiers inférieur de la veine cave, se prolongeant dans les deux iliaques primitives, chez une femme de 58 ans. La circulation était rétablie par les veines utérines, la veine utéro-ovarienne, la veine urélérique et la veine rénale gauche.
Obs. 105 (résumée). Haller, Opuscula pathologica, 1768. — Femme d’une quarantaine d’années. La veine cave inférieure était oblitérée depuis les veines iliaques primitives jusqu’à l’embouchure des veines émulgentes. Le sang était ramené par la veine spermatique droite, qui le transmettait à la veine uréterique née de l’iliaque primitive du même côté. .
Obs. 106 (résumée). Wilson, Transactions of Society for the improvement of med. and Chir. knowledge. — Oblitération de la veine cave dans toute la portion sous-diaphragmatique.
Le sang des membres inférieurs était ramené au cœur par les veines de la paroi postérieure du bassin qui le transmettaient aux veines extra et intra-rachidiennes, qui le transmettaient au foie et aux veines hépatiques.
Le sang des veines rénales était versé dans les veines lombaires.
Obs. 107 (résumée), B.ylCie, Transaction of Society for the improvement of med. and chir. knowledge. — A trouvé chez une femme la veine cave inférieure transformée en une substance ligamenteuse, depuis la naissance des veines cmulgenles, jusqu’à l’oreillette droite. Le sang était ramené au cœur par les veines lombaires et les veines azygos.
Obs. 108 (résumée). Malherbe, Études cliniques, Nantes, 1875. — Une femme de 52 ans, malade depuis 13 à 14 mois, présenta au début des douleurs dans l'hypocondre droit avec vomissements. Crises de douleurs hépatiques et ictère persistant. Vomissements à plusieurs reprises, ascite, le bord du foie dépasse le rebord costal de 2 travers de doigt ; le foie est douloureux à la pression ; la matité splénique est plus que du double de l’état normal.
Léger œdème des pieds et de la moitié inférieure des jambes. Mort par hémorrhagie intestinale.
Autopsie. — Lobe gauche du foie atrophié. En ouvrant la veine cave on s’aperçoit qu’elle commence à se rétrécir à 4 ou 5 centim. au-dessous de l’embouchure des veines sus-hépatiques. Ce rétrécissement qui se continue jusqu’à l’embouchure des veines susdites, a réduit de moitié au moins le calibre du vaisseau dont les parois sont indurées et épaissies. Des traclus de tissu conjonctif de nouvelle formation se voient sur la membrane interne de la partie rétrécie de la veine. Les orifices des veines sus-hépatiques sont complètement oblitérés. Celle qui vient du lobe gauche, a extérieurement l’aspect d’un tendon.
Le tissu hépatique est presque noir. Il est assez dense; dans le lobe gauche le tissu a une couleur jaune pâle; il est complètement exsan gue. Partout les cellules hépatiques sont notablement atrophiées.
Obs. 109 (résumée). Colcott, Fox, cité par Battle.— C’est le cas d’un malade atteint d’éléphantiasis avec cirrhose du foie compliquée d’obstruction de la veine cave inférieure dans le voisinage du
cœur.
La veine azygos était aussi large que la veine cave l'est d’ordinaire. Le sang étant arrêté lorsqu’il arrivait à un pouce et demi de l’oreillette retournait dans la veine cave. De là sa grande dilatation et celle des veines émulgentes, spermatiques, hépatiques et surtout lombaires et épigastriques. La dérivation se faisait par l'épigastrique interne communiquant avec la lombaire, la mammaire, l'intercostale, l’azygos, et la cave supérieure. Une autre voie s’ouvrait par les lombaires, les rachidiennes, jugulaires et cave. Du côté gauche l’épigastrique superficielle, la fémorale, l’iliaque, la lombaire, la petite veine azygos, l’azvgos et la cave supérieure, de même que la mammaire et les intercostales de ce côté formaient d’autres voies de communications.
Obs. 111. M. Reynaud, Journal hebd. de méd. 1829. — Un piqueur atteint d’ictère en 1814. Nouvel ictère depuis un an en voie de diminution avec douleurs au creux de l’estomac. Œdème des pieds, ascite, circulation supplémentaire de la paroi abdominale, infiltration considérable des membres inférieurs. Le malade meurt d’un catarrhe pulmonaire.
Autopsie. — La branche droite de la veine porte ainsi que toutes ses divisions dans le lobe droit du foie est obstruée par un caillot, qui se prolonge dans la veine sus-hépatique jusqu’à l’embouchure de la veine cave qui elle-même elle remplie dans l’étendue de 3 pouces à partir de son embouchure dans l’oreillette.
La plus grande partie du sang qui se rend au cœur par la veine cave inférieure, y arrivait par la supérieure au moyen des troncs collatéraux intermédiaires. D’assez grosses veines se voyaient sous le feuillet séreux qui recouvre la surface convexe du foie et après avoir reçu une foule de rameaux vasculaires de toutes les parties voisines et de l’intérieur du foie lui-même, elles s’abouchaient avec un tronc unique lequel après avoir traversé le diaphragme venait se rendre dans l’oreillette droite. La grande veine coronaire du cœur faisait ellemême partie de ce grand cercle anastomotique. Le cœur avait sou volume ordinaire. Les veines de l’intestin étaient en général dilatées.
Obs. 112. (Due à l’obligeance de notre collègue et ami Raoult.)
X..., Anna, 32 ans, journalière, entrée le 2(3 mai 1890, salle Sainte- Véronique, service de M. Bucquoy.
Depuis longtemps la malade se plaint d’essoufflement, de palpitations.
Fièvre typhoïde il y a 4 ans qui dura 40 jours, c’est de ce moment que datent les phénomènes dont nous allons parler.
Au début de l'affection pas de douleurs lombaires ni de douleurs sur le trajet de la veine cave. La douleur n’apparait à la région lombaire qu’avec le développement du ventre.
L’œdème a débuté par le membre inférieur gauche commençant par les malléoles et remontant vers la racine du membre où la malade dit avoir ressenti de très vives douleurs dont elle indique le trajet.
Au moment de la période de défervescence de la lièvre typhoïde, la malade fut prise d’un abcès de la partie inférieure de la jambe gauche dont on voit encore la cicatrice pigmentée s’étendant de la malléole interne jusqu’à la partie moyenne du mollet. Cet abcès a duré 7 semaines. C’est environ trois semaines après son début que la jambe gauche a commencé à enfler. La circulation collatérale a débuté environ un mois après le début de l’œdème.
La malade raconte que lors de l’œdème de la jambe gauche, les masses musculaires et celles du mollet étaient douloureuses à la pression, et qu’il existait à la face interne de la cuisse un cordon dur et douloureux. La température ne se serait pas élevée, au dire de la malade, à l’apparition de cotte phlébite.
C’est environ 3 mois après le début de la tuméfaction de la jambe gauche que la jambe droite s’est tuméfiée à son tour. La jambe resla enflée jusqu’à 2 mois avant l’apparition de la circulation supplémentaire. Lorsque celle-ci a débuté elle a commencé par le bas de la jambe des 2 côtés. Le ventre a augmenté de volume depuis 6 mois.
État actuel. — Œdème des 2 membres inférieurs, et de la paroi abdominale remontant un peu au-dessus de l’ombilic. Pas d’œdème des grandes lèvres.
Cet œdème augmente beaucoup par la marche et disparaît incomplètement par le repos.
Lorsque « les veines sont plus grosses » l’œdème diminue légèrement.
Circulation supplémentaire. — Varices et varicosités en grand nombre sur les 2 membres inférieurs plus marquées au-dessous des malléoles et à la face interne du membre où il y a de grosses veines serpigineuses formant en certains points des sortes de petites tumeurs sanguines.
Sur la jambe droite au niveau de la jarretière plusieurs plaques d’aspect angiomateux.
Les saphènes internes et externes sont volumineuses (tuyau de pipe), serpigineusos et présentant de place en place des dilatations ampullaires. La face externe de la jambe droite présente, par suite des nombreuses varices situées au-dessous de la peau, un aspect bleuâtre.
La circulation supplémentaire est plus accentuée sur la jambe droite que sur la jambe gauche, c’est cependant cette jambe droite qui est la moins douloureuse. Toutefois, c’est à la racine de la cuisse gauche tout autour du pli de l’aine que l’on voit des varices énormes formant un gros paquet de 3 centim. de large environ.
Ce paquet variqueux se dirige en arrière et va s’anastomoser au niveau de l’abdomen avec les réseaux situés sur la partie latérale gauche du tronc. A droite les mêmes varices existent, mais bien moins volumineuses.
Réseaux abdominaux. — Réseau médian pas marqué au-dessous de l’ombilic, se voit légèrement au-dessus de lui et présente des anastomoses remontant vers la région thoracique.
2 réseaux latéraux qui s’anastomosent avec la mammaire interne et l’épigastrique. Les plus externes qui s’anastomosent avec les veines mammaires externes et l’épigastrique sont les plus volumineuses et présentent le volume d’une grosse plume de corbeau.
Les réseaux postérieurs situés le loup de la colonne vertébrale sont tous marqués surtout du côté gauche. Ils cessent au niveau de la région dorsale. En bas ils s’anastomosent avec un plexus variqueux très marqué situé sur les limites supérieures de la région sacrée et fessière.
Pas de thrill dans les courants veineux.
Le cours du sang dans les veines dilatées se fait de bas en haut.
L’électrisation des plexus veineux montre qu’il y a augmentation de la contractilité veineuse.
Il existe au voisinage des plexus veineux, surtout à la partie inférieure de la peau de l’abdomen de nombreuses dilatations ampullaires, ainsi que des taches d’apparence angiomateuse.
Les réseaux veineux du thorax sont très dilatés, ils s’anastomosent avec le plexus variqueux de la région abdominale, ils remontent en haut jusqu’au-dessus des clavicules. On voit très nettement les anastomoses entre les veines épigastriques et les mammaires externes.
En plusieurs points sur les gros réseaux abdominaux, nodosités qui semblent être des phlébolithes.
Ascii»' If gère, remontant jusqu’à 3 travers de doigt au-dessous de l’ombilic.
Le foie descend à un travers de doigt au-dessous des fausses côtes. Teinte subictérique des conjonctives et de la face. Pas d’augmentalion de volume de la rate. Pas d’hémorrhoïdes. Jamais de mælena ni d’hématémèses.
Varicosités de la face serrées, un peu boursouflées et violacées.
A la région précordiale, au niveau du 1/3 intérieur du sternum jusqu’à l’appendice xiphoïde, souffle doux au premier temps, à la pointe premier bruit sourd profond, mais non soufflé. Pouls petit, régulier.
Emphysème pulmonaire.
Urines à l’entrée, 800. Pas d’albumine.
La sécrétion urinaire augmente sous l’influence du strophanlus, l’œdème également diminue.
La maladie est actuellement en cours de traitement.
Voici les conclusions de M. Bucquov.
1° Phlébite infectieuse consécutive à un abcès;
2° Propagation de la thrombose à la veine cave ;
3° L’oblitération remonte au-dessous des veines rénales ;
4° Augmentation du courant circulatoire dans la veine cave supérieure, troubles de la circulation veineuse du cou, dilatation du cœur droit, insuffisance tricuspidienne.