LORS
Outre cette modification dans la conformation générale de l’organe, nous décrirons le fond de l’ulcération labiale. On y voit des petites croûtes brunâtres sur un fond jaunâtre ou rosé, finement granuleux, très légèrement irrégulier. Les bords de l'ulcération sont le plus souvent bien délimités.
On observe des petits foyers hémorragiques, résultat de l’action mécanique de la langue ou de contacts alimentaires.
Au stade ultime de la maladie, quand l’ulcération a envahi la lèvre tout entière, tant en surface qu’en profondeur, on peut voir alors quelques symptômes fonctionnels. Ceux-ci intéressent surtout la préhension des liquides ; le sujet lappe, mais ne peut en retenir qu’une partie. Cette déficience dans l’alimentation peut entraîner, à la longue, quelques troubles dans l’état général du sujet. Il s’ensuit un amaigrissement progressif, jamais très prononcé, les animaux étant, pour la plupart, sacrifiés avant la fin du processus.
Complétant le tableau clinique, il existe une réaction ganglionnaire au niveau des ganglions sousmaxillaires, réaction liée à la présence de la plaie ulcéreuse de la lèvre, par suite d’infections secondaires de celle-ci. Il ne s’agit pas d’une adénite spécifique et elle n’est Jamais très accusée.
Diagnostic
Le diagnostic du papillome labial intégral du chat est assez délicat.
Dans la plupart des cas, il n’est pas établi, en raison de la nature à demi-sauvage, de l’indocilité du sujet. Au début, la lésion passe généralement inaperçue ; c’est au moment des complications, quand l’ulcération apparaît, que le diagnostic devient facile. Dans ce cas, l’adénite sous-maxillaire n’apporte pas une certitude de plus, car elle n’est pas spéciale à cette affection.
Malgré que le diagnostic tardif soit de règle, le pronostic ne s’en trouve pas plus assombri. L’affection est parfaitement curable, même à un stade très avancé de la maladie.
En somme, en dehors des cas où, par suite d’une auto-inoculation par contact de la lèvre supérieure à la lèvre inférieure, et où il existe des papillomes initiaux, le diagnostic du papillome labial repose simplement sur la constatation d’une ulcération elliptique, en croissant, de la lèvre supérieure chez le chat. Mais, à vrai dire, souvent, c’est l’action du lécher, répétée parfois avec frénésie par le malade,