EXPERIENCE II
Le 14 janvier, devant le résultat négatif précédent nous répétons l’expérience chez le même sujet et dans les mêmes conditions. Au bout de deux mois et demi, même résultat négatif.
Nous ajcuterons que, pendant tout ce temps, le sujet d’expérience :: été laissé, à dessein, en cohabitation permanente avec quatre chats atteints de papillome labial ulcéré.
Ces résultats négatifs ne prouvent rien contre la contagion possible du papillome labial. Nos expériences sont irop peu sombreuses et peut-être que d’autres expérimentateurs seront plus heureux.
Nous n’avons pu répéter sur une plus vaste échelle les expériences précédentes, ne disposant pas de sujets. Malgré ces expériences négatives, à notre avis, la contagion ne nous semble pas impossible. L’avenir l’établira sans doute.
Dans tous les cas, il est bien évident que les lésions d’infiltration diapédétique du derme constituent la signature histologique de l’inflammation. La lésion est de nature inflammatoire; or les affections inflammatoires relèvent le plus souvent d’agents microbiens ou parasitaires. |
Pour ces raisons, nous avons adopté la nature microbienne et contagieuse de la maladie,
Fig. 1. — CHAT. Papillome labial non ulcéré. Coupe transversale de la lésion au niveau du bourrelet d'un angle de l’ulcération. À gauche, bord buccal et à droite, bord cutané.
Fig. 2. — CHAT. Papillome labial ulcéré. Coupe transversale de la lèvre supérieure au niveau de l’ulcération. À gauche, bord cutané et à droite, bord buccal de celle-ci.
Service photographique de l’Universilé de Lyon.
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Conclusions
I. — Les anciennes dénominations cliniques d’ulcère labial, pseudo-cancroïde ou cancroïde du chat doivent disparaître pour être remplacées par celle de papillome labial (ulcéré ou non).
IT. — Le papillome labial du chat est une affection relativement fréquente qui siège au niveau de la lèvre supérieure, le plus souvent, mais qui peut se propager à la lèvre inférieure, par contact et auto-
inoculation.