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Journ. des conn. médico chirurgie. mars

2. OBs. IV. — Brûlures au deuxième degré et en quelques endroîts au troisième, des deux mains, des deux avant-bras, de la presque totalité de la face. Pansement 2 heures après l'accident.

En 10 jours les deux mains et tout le côté gauche de la face sont

guéris, © jours après les avant-bras, malgré les brûlures au troi-

sième degré en quelques points, sont guéris. La joue droite plus profondément brûlée bourgeonna et fut cautérisée au nitrate d'argent,

La malade cependant, à cause de l'odeur, avait exigé qu’on renouvelàt complètement ses pansements au lieu de ne changer que la couche superficielle, ce qui dût retarder un peu la guérison.

UT

‘Brétonneau dans sa thèse inaugurale (1) préconise la compression circulaire dans les brülures. Il applique d’abord du taffetas cirè sur la partie brûlée, qu’il entoure ensuite d’une bande serrèe convenablement.

Velpeau (2) a êté très heureux de ce traitement « qui « fait cesser promptement la douleur et empêche ou. « dissipe l’érysipèle simple ou phlegmoneux qui à com— « plique assez souvent. »

Dans le même travail il critique le traitement d’Ander- Son, qui est, d’après lui, « un traitement de peu de valeur, qui n'empêche ni Pinflammation, ni la suppuration. »

Lisfranc (3) préconise la solution de chlorure de chaux. - Il se sert « de la solution marquant 3° au chloromètre « de M. Gay-Lussac, qu'on mêle dans la proportion de « 4, 6 onces par litre d’eau » ; on en imbibe les plumasseaux de Charpie qui recouvrent le linge fenêtré enduit de cérat, qu'on applique sur les plaies. Tout l'appareil est lui-même humectè de temps en temps. Les observations rapportées à Pappui de ce traitement ne démontrent nullement qu’on obtienne de la sorte une guérison plus prompte. Les cas « dans lesquels on peut faire usage de « cette solution alcaline avec avantage sont ceux, dans « lesquels il existe une suppuration fétide, dont on « détruit ainsi la mauvaise odeur: des lotions sur les

« plaies avec le même liquide sont alors fort utiles. »

{. De l’utililé de la compression dans les inflammalions idiopathiques dé la peau. Thèse de Paris, 1815.

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