Tome IV, page
2. Brûlures sur chaque fesse au deuxième et troisième degré ; eschare sur les cuisses et le tronc ; eschare au talon; brûlure du premier degré sur la face postérieure de la jambe droite ; brûlure du deuxième degré en d’autres endroits.
Le cinquième jour, il apparut un phlegmon diffus de la jambe droite, qui gagne le genou et la cuisse le sixième jour. Mort le onzième jour, fièvre intense, vomissement, diarrhée.
A l’autopsie, 36 heures après la mort, on trouva : inflammation des méninges, surtout de l’arachnoïde, hépatisation assez prononcée du poumon droit à la base, bronches injectées et remplies de mucosités épaisses. Léger épanchement dans la plèvre droite, dilatation des cavités cardiaques et amincissement de leurs parois.
La muqueuse de l'estomac est très rouge, le mésentère rempli de tubercules non ramollis. Foie gras et très volumineux.
Enfin, une des complications les plus redoutables qui s’observait aussi, surtout dans les brûlures des mains et des pieds (Dict. Jaccoud. Art. Brülures de Laugier), était le tétanos dont Dupuytren donne également des observations.
Ces accidents s’observent rarement aujourd’hui, Car nous avons vu que l'avantage incontestable des antiseptiques était justement d’atténuer au niveau de la plaie la virulence des micro-organismes et de pallier ainsi les accidents d'infection générale.
Mais si ces infections à distance ne sont plus à craindre, les brûlures graves ou très étendues n’en donnent pas moins lieu à des accidents généraux nombreux dont l'étude a donnè naissance en ce siècle à des travaux intéressants.
Laugier dans son article « Brülures » du Dictionnaire Jaccoud, donne l’anatomie pathologique des brûlures parlant d’abord des autopsies de brûlés ayant succombé peu d'heures ou peu de jours après l'accident, il indique ainsi où en était la question.
« Dupuytren attribuait la plupart des phénomènes mor- « bides observès pendant la’ vie, tèls que la fièvre, les « vomissements, la constipation, les convulsions, la fiôvre « hectique, plus tard la diarrhée, ete., à l’irritation gastro- «< intestinale produite elle-même par une irritation sympa- « thique. »
« Après quelques jours de survivance, l'ouverture du « corps fait reconnaitre la gastro-entérite la mieux carac- « térisée » (1).