TETE VIE
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des congestions, des inflammations se développent de toutes parts, aux méninges, au cerveau, à la moelle, dans les bronches, le poumon, la plèvre, le tube digestif, le foie, le péritoine, le rein, la rate, etc. Ce sont, en somme, des troubles et des lésions comparables à ce que donnent les grandes pyrexies ou les intoxications.
Plusieurs auteurs, Hack, Reiss, etc., ont trouvé dans les organes, dans le sang, dans les urines, des substances toxiques qu’ils ont isolées ou inoculées. MM. Boyer et Guinard ont obtenu des résultats confirmatifs en étudian la toxicité urinaire chez les chiens dont tout un côté du corps avait été fortement échaudé; ils ont recueilli des urines qui tuent le lapin en raison de 147, 81, 71, 12 et même 9 cc. par kilogramme d'animal. Or, normalement, il faut 208 cc. : cette toxicité est donc considérable.
Ces urines sont diurétiques, provoquent de la torpeur interrompue assez réguliérement par des spasmes, des phénomènes convulsifs; elles dêterminent de l’exorbitisme, du resserrement de la pupille, de la dyspnée. Avec des urines d’hommes brûlés, ils ont obtenu les mêmes résultats: même élévation de la toxicité et mêmes symptômes par leur injection dans les veines. Donc l’organisme des brûlés fabrique des poisons en quantité élevée et de qualité nettement caractérisée. Ils proviennent des tissus détruits ou en voie de destruction, des déchets de la vie cellulaire profondément troublée, des altérations humorales et surtout des altérations du sang que tous les auteurs ont observées. |
On a parlé d’asphyxie comme cause des accidents et
de la mort chez les brûlés. On a procédè à un certain
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nombre d'analyses du gaz, du sang; leur quantité totale esi diminuée ; mais on a trouvé l’acide carbonique plus diminué encore que l'oxyS zène : il n’y a donc pas asphyxie mais arrêt des échanges. "NE |
Rapprochés de ceux des auteurs qui ont précédés ces résul{ats nous semblent comporter les solutions suivantes: Fee
Le brûlé ëst tout d’abord menacé de collapsus, puis c’est un intoxiqué. C’est à ce double psint de vue qu'il faut instituer le traitement : combattre d’abord la douleur, le choc nerveux, la dépression; s’abstenir de provoquer un refroidissement par l’eau froide. Calmants, excitants diffusibles, cafèïne, éther. On pourra logiquement sOn— ger à la transfusion, au Sérum artificiel et, si la pression est suffisamment relevée, à la Saignée. Il faut enfin provoquer une “diurèse abondante; le ralentissement des oxydations et l'empoisonnement commandent lemploi répété des inhalations d’ oxygène.