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daines et inexpliquées, si fréquemment observées après les grandes brûlures.
C’est dans ce même ordre d'idées que l’on peut ranger le travail récemment publié par MM. Boyer et Guinard (de Lyon) (1). Ils se sont livrès à une série de recherches expérimentales qui ont. porté sur les accidents primitifs et surtout sur la pression artérielle, les troubles respiratoires et la température centrale des animaux soumis à l'action de l’eau bouillante. F
Ces accidents sont de deux sortes : pendant la première période : choc nerveux et surchauffage organique. Dès les premiers instants la respiration s’accélère, la pression s'élève, mais cette phase est passagère et bientôt on observe des chutes profondes, brusques, dangereuses de la pression et de la température, ainsi que le ralentissement de la respiration.
Le surchauffage du sang n’est pas la cause de ces dépressions, malgré l’avis de Sonnenburg. En plongeant Vanimal dans l’eau froide on supprime le surchauffage et on augmente les accidents.
Donc dès les premiers moments, le brûlè peut tomber en collapsus, et ce collapsus est le fait du choc nerveux.
S'il échappe à ce premier danger, il entre dans une autre phase, de beaucoup la plus intéressante : la température se relève ; la respiration s'embarrasse ; il y a de la diarrhée, des vomissements, de l'agitation, du délire, voire même des spasmes et des convulsions, puis de la
prostration. À ce moment, des hyperhèmies multiples,