RON PASS SET EN ONE CR NET
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CR. nn —
Re à
Arille en accent circonflexe, (de profil), en losange, (de face), à bord membraneux mince, nettement décurrent sur la ré-
gion. raphéale. -" : » . 07 alba 8°
Graines noires ; arille jaune pâle. . . . . . . . 9
Graines fauve plus ou moins foncé . . . . . . . 10
Graines petites (2,5 mm.) souvent en cœur ou suborbiculaires.
Arille en bourrelet régulier . . . EE cardicans Graines grandes (4 mm.) ovales long ées: Arille jaune-soufre semblant ne pas adhérer à la graine . Tabernaemontani
Les deux branches de l'arille fermées l'une contre l'autre, ou
très nettement convergentes.. . . . ". ELA. 11 Les deux branches plus ou moins ouvertes et parallèles 12 Graines orbiculaires, plates. Arille allongé. .° leucotricha Graines ovales allongées, subglobuleuses. Arille presque cir-
CUITE RER NE a PR PE Auslriaca Arille nettement décurrent sur le tégument . . . . . 13 NOM Los ETS RC 0e PRET Arille muni d'une gouttière dans le sommet, en forme de fer
& cheyal T5 re ES SR RP ciliata NOEL Ver 2 D 8 el Une, Fa OR EE
Sommet du fer à cheval de l'arille Gap branches assez
MINCÉS "4, 2.0 È 4 sde 15 Sommet du fer à A EX la set mince Shine très mas- BIVARE 4% hs de VE NT RSR ENS Heuffelii
Branches du fer à cheval nettement relevées en crètes. Profil montrant une petite indentation au sommet de l'arille, au
niveau de la cavité centrale . . . . . . leucantha Branches non nettement relevées en crêtes, Profil plan, ou très largement SONLAVE Eu CON ER RON NEC 16 Graines suborbiculaires, atteignant 3,5 mm . . purgans
Graines ovales de 2,8 mm.environ. . friflora (L'Hér.) LC
Arille petit, à branches nettement relevées en ailes, logé dans une excavalion très nette de la graine . . . canescens Non ,,,: Ms 2 1e PO NN EC RE 18
GÉNISTÉES 69
Arille long et plat, atteignant 1,2 mm. de longueur; graines
suborbiculaires . . . SAS NE RENE hr la Arille très court, ne ot jamais { mm. Graines ovales, punis all sées. CLR SOMMES, 2 19 Graines ovales arrondies. Arille de 1 mm. . . Ruthenica Graines ovales très allongées. Arille ne dépassant ordinaire- DEN DAS LR: Ne En PUR EE ML Sue irne, 20 Cavité arillaire rétrécie en raquette . ... . . capilata Cavité arillaire évasée en spatule. . . .". . biflora”
Arille formé de deux crêtes séparées, à la région raphéale, Dar u» éépac6 nu. 2... SN DRE re Uralensis Non. Arille simplement Fes PRE PU OS NE MR 22
Arille grand, atteignant { mm., fortement évasé au raphé, à branches fortement relevées en ailes. Cavité arillaire très NAN ; LE elongala
Arille, graine et is une de aile ue réduite . 23
Graines de 3,5 mm. Branches arillaires relevées en ailes convergentes . . . Er Met D Ratisbonensis
Graines de 2,5 mm. Branches arillaires épaisses, parallèles. AUS 200 [DECO En, em ne Nr leiocarpa
TRIBU HI. — Trifoliées
Cette petite tribu né comprend que six genres avec 460 espèces environ. Sur les six genres, cinq sont représentés non seulement en Europe mais en France, J'ai pu étudier plusieurs espèces de chacun d'eux, ce qui permet de se faire une idée assez exacte de l'aspect des graines dans ce groupe. Le sixième genre, qui habite les montagnes de l'Asie centrale et de l'Afrique orientale, Parochetus Hamir., est monotype : on voit que presque toute la tribu est localisée dans les régions tempérées de l'Europe et de l'Afrique. Les quelques Trifohées de l'Amérique et de l'Afrique méridionales, peu nombreuses, n'offrent qu'un médiocre intérêt. J'ai pu en examiner quelques graines, mais n'étant pas sûr des déterminations, qui me paraissaient erronées, j'ai dû les laisser de côté.
Le tableau statistique reproduit ci-après renseigne sur l'allure de la répartition géographique de la tribu. £
L'examen de ce tableau apprend que le pôle de la tribu est l'Europe méridionale, en y comprenant la région méditerranéenne totale, et l'Asie Mineure. On peut donc dire que la tribu des Trifoliées forme, par sa distribution géographique, une boucle enserrant toute la Méditerranée. Elle s'atténue régulièrement et progressivement jusqu'au Maroc, pour se perdre dans les iles Canaries et Madère. Une autre branche recouvre l'Europe centrale et remonte au Nord jusqu'en Scandinavie. Au Sud, les Trifoliées ne dépassent pas l'Algérie méridionale, où le Sahara les arrête. Elles sont assez abondantes en Russie et de là gagnent l'Asie centrale, où elles se perdent. Au contraire, l'Arabie, la Syrie, la Mésopotamie, la Perse et l'Afghanistan sont très riches en Trifoliées.
TRIFOLIÉES 71
Distribution géographique des TRIFOLIÉES
en ve
Amérique Europe Asie Afrique | Océanie Lier Z 812 ir — Totalité de la Région 8 “CT 2 | 7 ù 1 5 4 8 7 34 3 3 4 | Ouest 12 4 Nord-Est 4 6 Sud-Est 10 3 1 Sud-Ouest 11 (ll [ Nord-Ouest 19 30 29 9 Centre 25 2 I 1 1 Centre-Nord 6 3 Centre-Est 10 Dale Centre-Sud 3 Centre-Ouest #11 Région méditerr.
totale 33 52 33 Région méditerr.
orientale 21 20 20 Région méditerr.
occidentale 8 8 Montagnes Nord Montagnes Est I Montagnes Sud 3 1 Montagnes Quest ‘3 Montagnes Centre 0) Sud-Est 3 Montagnes Sud-Ouest Montagnes Nord-Ouest 6 { Déserts Asie-Mineure 33
L'Amérique du Nord fournit, dans la Californie, un pôle intéressant, qui lutte d'importance avec celui de la Méditerranée. De là, les Trifoliées s'étalent sur le Sud-Ouest et le Centre des Etats-Unis. C'est surtout l'Amérique du Sud qui offre pour cette tribu une dispersion très remarquable : toute la partie orientale, depuis le Pérou et la Bolivie jusqu'au Chili méridional nous montre des Trifoliées ; puis par le Paraguay, la tribu gagne le Brésil méridional, l'Uruguay et l'Argentine.
La carte (planche HT) apprend en outre que c'est surtout au voisinage des côtes qu'on rencontre le plus de Trifoliées, et dans les régions tempérées à température élevée : dès qu'on gagne les régions froides, elles disparaissent bien vite.
Comme je l'ai dit, j'ai pu étudier cinq genres sur Six, ce qui est fort heureux pour se faire une idée d'ensemble. Ces genres sont les suivants :
Medicago L.
Ononis L.
Trifolium L.
Melilotus Juss.
Trigonella X..
J'ai pu examiner un assez grand nombre d'espèces, surtout dans les genres Medicago et Trifolium, pour lesquels j'avais respectivement vingt-trois et quarante et une espèces à ma disposition, Comme la plupart de celles-ci sont françaises, l'intérêt en est d'autant plus grand, surtout que je suis pour ainsi dire certain des déterminations. En effet, les graines, non écossées se trouvaient renfermées dans leurs gousses, ce qui m'a permis de vérifier assez éxactement les noms des échantil-
lons,
TRIFOLIÉES 73
Medicago 1.
Les espèces que j'ai pu étudier sont, par ordre alphabétique, les suivantes :
apiculata Wir.
arborea L.
Blancheana Borss.
Carstiensis JacQ.
culiaris \WNiLLp.
coronata DEsR.
denticulata Wir.
falcata Frs 3 Gerardi Who. (= rigidula Des.) lappacea Desr.
lupulina L.
maculata Win. (— Arabica Arr.) marina L.
minima GRUFBG.
Murexz Wizp.
orbicularis ALL.
pentacycla DC.
radiata 1.
sativa L.
sculellata ALL.
sphaerocarpa Bunx.
suffruticosa Ra.
tuberculata Wir.
Comme la plupart de ces espèces sont françaises, les autres, sauf rares exceptions, représentées en Europe, il importe, avant d'aborder l'étude morphologique de chacune, ce qui permettra de dresser un tableau analytique, de rappeler l'ordre qu'admettent MM. Rouy et Gandoger, le premier dans sa Flore de France, le second dans son Novus Conspectus.
Il est du plus haut intérêt, en effet, de connaitre les affinités morphologiques de la plante entière, celles sur lesquelles toutes les classifications ont été fondées jusqu'à ce Jour, et par conséquent l’ordre de groupement admis par les botanistes ; on trouvera alors soit des confirmations soit des infirmations dans l'étude morphologique de la graine. Toutefois, au cours de mes recherches, j'ai remarqué que les affinités indiquées par les graines permettaient souvent de trancher les questions litigieuses. Et même l'étude morphologique des divers échantillons m'a permis souvent de rectifier quelques erreurs dans les noms des graines que j'avais reçues. Je ne citerai qu'un seul exemble : ayant terminé l'étude des diverses espèces de Medicago que j'avais à ma disposition, je cherchai en vain, dans les ouvrages, où pouvait se classer le W. sulcata et l'examen des graines, puis de mes dessins, m'indiqua une ressemblance assez grande avec les Melilotus. T'acquis facilement la conviction que les prétendues Medicago suleata n'étaient autres que des graines de Mélilots. On voit par cet exemple que la connaissance de la morphologie des graines permet de lever souvent bien des difficultés, et de redresser bien des erreurs. Enfin l'examen attentif des graines m'a prouvé que les Flores les plus estimées sont muettes sur la morphologie des graines, ou donnent sur elles des renseignements en général incomplets, peu clairs, et souvent erronés.
Voici, d’après M, G. Rouy, dans sa Flore de France le groupement des espèces classées d'après la morphologie externe (échantillons d'herbier ou frais, plantes entières), On voit que les M. Blancheana Boiss. et Carstiensis Jaco. sont tenus à l'écart : ce sont des espèces extra-françaises ; il en est de même de
M. arborea L. et M. radiata L.. non spontanées en France.