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TRIFOLIÉES 121
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jaune clair. L'extrémité de la radicule très développée donne à la graine une forme de mitre penchée pour ainsi parler, e’està-dire que si l’on considère la graine de profil, et le plan tangent aux bombements radiculaire et raphéal, ce plan n’est pas perpendiculaire au grand axe de la graine, mais incliné du côté de la radicule. Cette particularité est très remarquable, surtout si l’on songe que souvent — et dans les graines ovoiïdes en particulier — le plan tangent en question fait avec le grand axe un angle souvent très petit, et est toujours relevé et non penché comme ici, du côté de la radicule. Région ombilicale très faiblement échanerée, presque plane, toujours d’une eouleur très pâle dans la gamme des jaunes. Cette couleur s'étend aux alentours, sur le tégument, l'extrémité bombée de la radicule, et la région- raphéale. Le raphé s’indique par une légère proéminence, marquée, au milieu de la plage jaune claire, par une petite bande un peu plus sombre, rectiligne, traversée dans sa longueur par une très fine ligne plus claire. Si je m'’étends sur ces détails, c'est que l'expérience m'a montré à plusieurs reprises quelle valeur ils présentent au point de vue systématique. Cette espèce fait partie du groupe Pannonicumfragiferum-album, caractérisé par la forme en mitre de la graine ; mais c'est plutôt à côté du 7. album Lau. qu'elle vient se ranger. Le 7. Pannonicum Jaco. est en effet en mitre surbaissée, plus large que haute, tandis que les deux autres | espèces sont en mitre élevée. Mais ici encore la distinction est facile, car tandis que le 7”. fragiferum L. a une échancrure ombilicale presque nulle, et une base presque plane, le T. album Lam. possède une échancrure ombilicale nette, comme on le verra sur la figure 208.
1e glomeratum L. (Fig. 235 et 236). — Cette intéressante espèce fait partie du groupe arvense-scabrum-glomeratum, caractérisé par sa petite taille et surtout un tégument couvert de ponctuations, en creux chez arvense, en relief chez les deux autres. Mais c'est ici, sans doute aucun, que ces ornements atteignent leur plus grande taille ; 1ls sont déjà visibles, quoique mal, à la loupe : le tégument parait alors chagriné. Au
binoculaire, on remarque que ce n'est pas seulement un aspect chagriné ou grenu, mais bien un aspect nettement pustuleux que présente le tégument. Celui-ei est tout couvert de boutons irréguliers concolores avec le fond. D'ailleurs, en outre de ce détail caractéristique, qui le distingue de T. scabrum L., couvert de pustules beaucoup plus petites, la couleur plus foncée, la forme non en mitre mais ovale, sont autant de différences entre ces deux espèces. Graines petites, mesurant 0,6 à 0,7millimètre, en moyenne, jaune d'ocre, mates, ovales, parfois assez trapues. Tégument entièrement recouvert de pustules irrégulières concolores, qui confèrent à la graine vue à la loupe l'apparence d'avoir été roulée dans le sucre cristallisé, comme certains bonbons aux fruits. Saillie radiculaire presque nulle, se révélant vers l’extrémité, et encore pas toujours, par une fine ligne un peu plus sombre que Le reste du tégument, mais sans aucun sillon. L'extrémité radiculaire forme, non à proprement parler, un surplomb, mais une sorte de bosse, brun-jaune pâle, d'aspect translucide-huileux, au-dessous de laquelle se dessine le hile, peu net. Quand on trouve des individus sur lesquels on peut distinguer quelque détail à la région hilo-micropylaire, on remarque que le hile est réduit à une tache microscopique brun pâle, entourée d'une forte collerette funiculaire très blanche. Région raphéale indiquée par une légère saillie, et une plage colorée en brun pâle, d'aspect corné, à peu près rectiligne, parfois un peu en tibia.
Remarque. — 1 est bien entendu que les détails que je donne ci-dessus sont toujours très difficilement visibles. Souvent la saillie raphéale fait comme une petite bosse brune qu'on pourrait prendre pour le hile, d'autant que celui-ci est fréquemment caché sous la saillie de l'extrémité radiculaire. Sur plusieurs échantillons, j'ai vu le hile sur le bombement de l'extrémité radieulaire, ce qui tendrait à faire croire que dans ce cas particulier le bombement en question recouvre plus que la seule extrémité radiculaire. Je crois être là en présence d'un
cas tératologique que je n'indique que pour mémoire.
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