‹ Contribution à l’étude morphologique des Graines de LégumineusesChapitre 22 sur 76 · SONT · texte numérisé non relu

SONT

TRIFOLIÉES 195

raphéale souvent en bosse, petite, arrondie, peu saillante, non ou très rarement marquée par une plage de couleur distincte, ou par un aspect spécial (huileux, brillant, ete.) du tégument. J'ajouterai enfin que cette espèce est plus spécialement localisée dans l'Europe méridionale, tandis que l'aire du T. elegans Saw est beaucoup plus vaste et recouvre une grande partie de l’Europe.

T. incarnatum L. (fig. 251 et252). — Graines grosses mesurant 2,3 à 2,5 millimètres de longueur, en moyenne, absolument ovoides, ressemblant beaucoup par leur forme, leur taille, leur couleur, aux graines de Vio/a sp. Tégument lisse, ou finement chagriné, un peu brillant, de couleur claire, crème-rosâtre (ou brun-rouge pâle, mais c'est la minorité des individus qui possèdent cette couleur). Saillie radiculaire presque nulle, ne se révélant que par une fine ligne blanchâtre, surtout visible vers l'extrémité de Ja radicule. Surplomb radiculaire nul. Hile ovale jaune d’or sur les graines pâles, plus foncé sur les autres, traversé dans sa longueur par un sillon très net, aboutissant au micropyle. Ce dernier — exception remarquable chez les Trifolium — est très visible et d’une taille énorme. IL est : entouré d'un rebord tégumentaire. en ogive, blanc chez les graines pâles, brun sombre ou brun-gris chez les autres, qui part de l'extrémité oblique de la radicule, pour encadrer le hile. La région raphéale, peu distincte chez les graines pâles, se traduit chez les autres par une tache sombre, brun-rouge, en général, et plus ou moins en dôme. Cette graine par sa forme, son aspect et la visibilité remarquable de son grand micropyle, ne me parait pas possible à confondre avec aucune autre.

T. Jobnstoni Ouver (fig. 245 et 246). — Graines petites, mesurant en moyenne 0,7 à 0,9 millimètre de longueur, en mitre nette, jaune d’or ou brun-rouge foncé (à peu près 50 07/0 de chaque). Tégument lisse, mat ou douci. Saillie radiculaire très prononcée, séparée du reste de la graine par un profond sillon, mais non par une ligne de couleur. Ce que l'on pourrait prendre parfois pour une ligne sombre n'est en réalité qu'un jeu

d'ombres, au fond du sillon, et la graine convenablement éelairée reste unicolore, Echancrure ombilicale très nette, en encoche, ce qui faitque même ici, où la graine est en mitre, on peut parler d'un surplomb radiculaire et dire qu'il esttrès prononcé. Le hile est très peu net, c'est une petite tache brun-jaune pâle, entourée d'une mince collerette blanche, elle-même entourée d'un cercle sombre appartenant au rebord tégumentaire. Région raphéale peu distincte. De face, la graine, d'apparence translucide, montre une sorte de plage brun-jaune pâle, d'aspect corné ou huileux, dans laquelle il est fort malaisé d’apercevoir quoi que ce soit. 11 faut des échantillons particulièrement nets pour distinguer la constitution de la région hilaire. Au binoculaire le tégument se montre faiblement piqueté. Ce détail est absolument invisible avec la loupe à main.

T. lappaceum L. (fig. 241 et 242). — Graines médiocres, de 1,0 à 1,1 millimètre de longueur moyenne, brun-rouge, subglobuleuses, en mitre peu nette. Tégument lisse, ou très finement chagriné, douci ou un peu brillant, surtout vu à la loupe.Saillie radiculaire peu sensible, sur toute la zone de contact avec le reste de la graine, mais apparaissant à l'extrémité comme une bosse saillante, nettement séparée du corps de la graine par un sillon profond marqué d'une ligne jaunâtre, et faisant de profil l'impression d'un nez, légèrement busqué au-dessus de son extrémité. Echancrure ombilicale faible, obliquement tronquée et peu profonde, ce qui rend peu nette la forme en mitre de: cette espèce. Vue de face la région hilo-micropylaire ne présente aucun caractère bien net : le hile sombre, à collerette blanche, est non pas au fond de l'ombilic, mais sous la saillie radiculaire : il paraît done en pente, Quant à la région raphéale, elle n'est révélée que par une légère bosse (v. fig. 242) visible en profil, comme un petit dôme, Cette espèce se range à côté du FT. Johnstont Ouven, mais elle est assez différente de celle-ei pour qu'on l'en puisse distinguer aisément. En effet, de la comparaison des figures et des diagnoses, il résulte que tandis que T. Johnston est en mitre nette, 7, lappaceum est en mitre peu nette, etcelui-ci a l'ombilie mal indiqué, tandis qu'il est

Ni D

Page 1