‹ Contribution à l’étude morphologique des Graines de LégumineusesChapitre 23 sur 76 · GARE NAT · texte numérisé non relu

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très net chez celui-là. La couleur enfin permet dans une certaine mesure de les séparer.

T. Lupinaster L. (fig. 205 et 206). — Graines assez grosses, mesurant environ 2,2 à 2,4 millimètres de longueur moyenne, ovoides, très luisantes, d’un brun roussâtre très particulier, à reflets rose-jaunâtres. Cette couleur seule permet, je pense, de distinguer cette espèce des autres, et notamment du T. Alexandrinum L. à côté de laquelle elle vient se ranger, comme on le verra plus loin. Tégument lisse. Saillie radiculaire très peu distincte, se révélant seulement vers l'extrémité par une très petite ligne pâle, légèrement en creux. Extrémité radiculaire tronquée obliquement, et à peu près dans le plan de la région ombilicale, si peu échancrée qu'on la dirait plane. De face, le hile, sombre, circulaire, à peine entouré d’une collerette funiculaire presque invisible, se montre situé au fond d'une profonde dépression, entourée de tous côtés par un haut rebord tégumentaire, dont le sommet est d’un brun presque noir. Zone raphéale formée par une légère saillie en bourrelet, brunâtre, traversée en son milieu par un sillon longitudinal concolore. Cette saillie en bourrelet, légère du côté du hile, s’accentue à mesure qu'elle se rapproche de la zone d’épanouissement des cotylédons. Elle a donc un peu la forme d'une massue : elle cesse brusquement après un maximum qui se traduit par une saillie un peu plus forte, comme l'indique la figure 206. Cette graine se range au voisinage du 7. Alexandrinum L. qui a une couleur voisine, mais qui est aisé à distinguer ; en effet, dans le T. Alexandrinum L. la région ombilicale est à peu près au quart inférieur ou même plus bas, ici elle est subéquatoriale. Les graines de T. Alexandrinum L. très globuleuses, sont d'un brun-rouge clair, celles du T. Lupinaster L. sont d'une couleur assez particulière, comme nous l'avons vu plus haut, et elles sont plus allongées, plus ovoïdes, quoique assez globuleuses,

-et roulant facilement sur le papier.

T. maritimum Muns. (fig. 185 et 186). — Graines médiocres, atteignant souvent 2,3 millimètres de longueur moyenne, mais

restant aussi fréquemment au-dessous de cette taille, ovoïdes dans leur forme générale ; région ombilicale en encoche. Tégument lisse ou subchagriné, presque mat en général, ou douci, jaune de cire assez soutenu, ou jaune de miel. Saillie radiculaire peu nette, ne se détachant pas du reste de la graine comme un bourrelet, sauf un peu, vers l'extrémité, où on aperçoit une fine ligne pâle, jaune crème, dans un léger sillon. Surplomb radiculaire nul ou presque, mais la région ombilicale étant un peu excavée au-dessous, il en résulte que l'extrémité parait saillante. Le hile est, comme cela se rencontre le plus souvent, formé d'une légère tache sombre entourée d'une collerette funiculaire blanchâtre. Mais il est bon de noter que le tégument étant un peu translucide, la graine, vue de face, ne présente que des détails bien peu nets et difficiles à distinguer. C'est ainsi que de face la saillie radiculaire devient presque complètement invisible. Par contré la zone raphéale se détache nettement sous forme d'une plage sombre, ovale, plus ou moins allongée, devenant parfois presque circulaire, d'un brun-rouge si net qu'on la voit même à l'œil nu. Il arrive aussi parfois que la région hilo-micropylaire est encadrée de rebords tégumentaires de chaque côté. Le sommet de ces rebords est alors d'un brun assez net et peut aussi se distinguer à l'œil nu. Cette espèce se range à côté de T. Balcanicum VELex., mais s'en distingue aisément par sa taille plus petite, par sa couleur plus foncée. Enfin, ici, l’ombilic est situé assez bas : il est parfois au quart inférieur, où toujours nettement au-dessous du plan équatorial.

T. medium (L.) Huvs. (fig. 253 et 254). — Graines assez grosses mesurant 2,3 millimètres environ, de longueur moyenne, jaune verdâtre pâle, d'un contour général subtriangulaire très facile à reconniutre, Tégument très finement chagriné, douci. La preuve qu'il nest pas complètenent lisse, c'est que vu dans un rayon de soleil où de lumière blanche vive, il donne des spectres de diffraction, qui font comme une infinité de points colorés microscopiques. Saillie radiculaire excessivement prononcée (v. lig. 253), en nez très proéminent. L'extrémité radiculaire vient former un surplomb très avancé au-dessus de la région

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ombilicale. Un sillon très large et peu profond marque la séparation entre la radicule et Le reste de la graine. Mais on ne voit aucune ligne au fond de ce sillon. Enfin, le plus souvent, la saillie radiculaire se distingue du reste du tégument par une couleur verdâtre, assez nette. Vue de face, l'importance de cette saillie ne saurait se deviner. Toujours à cause d'une légère transluecidité du tégument, l'apparence est profondément modifiée. La tache hilaire est très nettement circulaire, fauve, traversée d’une ligne longitudinale pale, peu visible, qui aboutit à une microscopique fente triangulaire : c’est le micropyle. Autour de la tache hilaire, on distingue — mal — la collerette funiculaire, qui forme un fin anneau blanc, et tout autour une

FIGURES 195 et 196. - TRIFOLIUM L. (suite)

3,9 millimètres

Fig. 195 et 196. — 7. Wormskioldii Leam., profil et face.

couronne sombre appartenant au fond du rebord tégumentaire. La bosse radiculaire est affectée sur les côtés d’une bande de même couleur, qui semble former un bourrelet, et de face il semble que la tache hilaire soit logée dans une dépression en forme de voûte romane, car le contour de ce cadre est presque circulaire. Cette bande fauve, qui vient rejoindre la tache raphéale règne sur le sommet du rebord tégumentaire, dont les versants, du côté du hile, participent de la couleur générale de la graine. Donc en allant du centre au bord on trouve, par ordre : tache hilaire fauve ; collerette blanche ; couronne sombre : versants du rebord tégumentaire de même couleur que le

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reste de la graine ; bande fauve allant de la bosse radiculaire à la tache raphéale. Cette dernière est en forme de tibia et se prolonge assez avant du côté du bombement cotylédonaire. Elle est traversée en son milieu par une fine ligne pâle, peu visible, longitudinale. Elle fait une saillie légère. Par la forme très remarquable de sa saillie radiculaire, cette espèce vient se ranger à côté du T°. alpin L. Toutefois la distinction est aisée, car les graines de 7. alpinum L. sont foncées, rouge-brique ou brun-vert, et très grosses puisqu'elles atteignent et dépassent 3 millimètres de longueur, tandis qu'ici la couleur seule — jaune verdâtre pâle — est un bon caractère distinctif. ,

T. minus Rern. (Fig. 239 et 240). — Graines petites, ne dépassant pas 1 millimètre de longueur moyenne (chez les plus gros individus, mais l’ensemble se tient entre 0,8 et 0,9 millimètre), ovoïdes allongées. Tégument lisse, très luisant, jaune de cire plus ou moins foncé (1), piqueté de blanc. Ce caractère est très difficile à voir avec la loupe, et ne se perçoit que sur certains individus favorisés, Au binoculaire on remarque que c'est un excellent caractère distinctif de cette espèce. Saillie radiculaire presque imperceptible, ne se traduisant du côté de l'extrémité que par une très fine et courte ligne pâle. Au contraire de ce qui se passe généralement, la radicule est beaucoup plus nette de face, et dans cette position on distingue très facilement les lignes ou sillons, presque invisibles, de profil, qui séparent du reste de la graine la saillie de la radicule, L'extrémité de cette saillie, qui ne surplombe aucunement, est d'un brun-roux assez vif: vue de face, elle présente deux bourrelets dont la réunion forme une espèce d'ogive encadrant la région hilo-micropylaire, Hile très peu visible, à collerette funiculaire blanche développée. Zone raphéale sans caractères

1. 1] est intéressant de noter un curieux phénomène optique : vues en groupe, ces graines paraissent beaucoup plus foncées qu'ellés ne sont en réalité; cela Gent à la présence des individus brun-roux qui semblent très nombreux, Au binoculaire on rétablit la véritable couleur dominante, qui est dans la gamme des jaunes, D'ailleurs Loutes ou presque toutes les graines brunes me paraissent gâtées,

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distincts, en général ; on aperçoit, mais rarement, une petite plage vaguement colorée. Je ne cite ce fait que pour mémoire, Cette espèce se range dans le groupe campestre-minus-Bocconiiagrartum, mais elle est facile à distinguer par le piquetage blanc de son tégument et par sa taille nettement plus grosse que celle du campestre.

T. montanum L. (lig. 209 et 210). — Graines médiocres, plutôt petites, mesurant environ 1,1 à 1,4 millimètre, de longueur moyenne. C'est avec le T. album la seule espèce que j'ai dû mettre dans le groupe des petites graines et aussi dans celui des moyennes. Dans le premier, elle se range à côté de T, tumens M. B., mais se distingue de cette dernière espèce par son surplomb radiculaire presque nul, tandis qu'il est net chez le T. tumens, et par sa saillie radiculaire large (vue de face), tandis qu'elle est étroite chez zwmens. Dans le second, elle fait partie du groupe #rontanum-badium-spadiceum, qui sont toutes trois verdâtres, mais elle se différencie de ses deux voisines parce que son tégument est entièrement verdâtre pâle, piqueté de blanc, avec ombilicsubéquatorial. Je résumerai comme suit les principaux caractères de la graine : ovoïde ou obovale, lisse, presque mate, d'un verdâtre sale assez caractéristique, piqueté de blanc. On ne voit le piquetage, bien entendu, qu'à l'aide du binoculaire. Ombilic subéquatorial. Saillie radiculaire très peu accentuée, le plus souvent invisible, ne présentant de face aucun caractère net, offrant parfois, de profil, une fine et courte ligne, crème verdâtre. Hile ponctiforme, entouré d'une très abondante collerette blanche, vestiges des tissus funiculaires. Zone raphéale très peu indiquée : on y voit parfois une vague plage roussâtre.

T. ochroleucum Muns. (fig. 183 et 184). — Graines moyennes, mesurant environ 1,5 millimètre de longueur moyenne. Tégument lisse, luisant (1) jaune d'ocre, plus où moins soutenu (2).

1. Je pense que la plupart des graines fraiches doivent être luisantes où brillantes, elles ne prennent l'aspect douci où mat que sur Le sec. Comparez avec les marrons d’Inde (graines de l'Æsculus Hippocastanum L.).

2, Il me semble que d’une façon générale, chez les 7rifolium, les graines

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Saillie radiculaire nette, mais peu haute, busquée avant l’extrémité. Extrémité radiculaire vue de face aboutissant à un rebord tégumentaire brun foncé en forme de fer à cheval ouvert vers le raphé, et encadrant la région hilo-micropylaire. Hile entièrement chevelu de blanc. Ce sont là les vestiges reconnaissables du funicule, sous forme d'une espèce de fibre blanchâtre, mais tandis que chez la plupart des espèces étudiées ces vestiges localisés, formaient une coronule plus ou moins large et plus ou moins nette, ici ils envahissent toute la surface du hile. Région raphéale peu nette, parfois mais non toujours affectée d'une plage fauve roussätre d'aspect huileux et de contour vague. Ce qui est ici fort remarquable, c'est en profil, la troncature très oblique de la région ombilicale et de la zone de bombement des cotylédons. Si l'on compare cette graine à un profil humain, on pourra dire que la saillie radiculaire forme un nez busqué, tandis que la troncature en question représente un menton très fuyant. Cette espèce se range dans le groupe vague striatum-ochroleucum-hirtum, ete., où les caractères de chaque espèce sont trop distincts pour qu'il puisse ÿ avoir confusion possible.

'E: Olympicum Honneu. (fig. 203 et 204). — (Graines grosses, mesurant environ 2,2 à 2,3 millimètres de longueur moyenne, jaune parchemin parfois légèrement verdâtre où couleur liège à bouchons (roux-rosâtre clair). Tégument douei, à peu près lisse. Saillie radiculaire très nette quoique peu haute, séparée du corps de la graine par un sillon assez creux, formant un dièdre rectangle (la radicule étant beaucoup moins large que l’épaisseur totale de la graine sur les faces ventrales). Ombilie en encoche nette quoique le surplomb radiculaire soit peu prononcé. De face, la région hilo-miceropylaire se présente comme une tache brune arrondie, longitudinalement sillonnée en son milieu, entourée d'une collerette funiculaire assez fibreuse, mais

sombres (brun-roux) d'un lot de la gamme des jaunes, sont des individus avariés où mal récoltés, car la plupart d'entre eux, sinon tous, sont plus ou moins ridés, indice certain d'une rélraction du contenu, non mür ou galé.

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très réduite. Le tout est situé au fond d’une fossette entourée d'un rebord tégumentaire saillant, dont le sommet est de couleur sombre, bistre jaune foncé. Région raphéale indiquée par une plage rousse ou brune, plus où moins en tibia ou spatulée, largement évasée vers la base, c’est-à-dire vers le bombement cotylédonaire. Parfois elle est réduite à une tache ovale ou à une bande presque imperceplible. Cette espèce ne me parait susceptible de confusion avec aucune autre.

T. Pannonicum Jaco. (fig. 187 et 188). — Graines médiocres, mais paraissant grosses parce qu'elles sont épaisses, ne mesurant guère que 1,9 à 2 millimètres de longueur moyenne. Cette espèce présente une forme assez variable : tantôt en mitre surbaissée quelquefois peu nette, mais en tout cas, plus large que haute, elle affecte la forme représentée par la figure 187, tantôt elle est plus ou moins ovoïde, ou ovale et un peu aplatie (1). La saillie radiculaire forme alors comme un casque qui vient recouvrir le sommet de la graine et s'avance en surplomb (peu développé) au-dessus de la région ombilicale qui est alors subéquatoriale. Dans tous les cas la saillie radiculaire est peu nettement séparée du Corps de la graine, sauf vers l'extrémité où se voit un sillon net et parfois profond, marqué d’une ligne pâle. Tégument mat, lisse, d'un jaune de cire plus où moins soutenu, d'apparence graisseuse. Vue de face, la graine, assez épaisse, présente une région hilo-micropylaire enfoncée assez profondément dans le tégument. Hile sombre, recouvert de fibres blanchâtres (vestiges du funicule). Le micropyle, non directement visible est indiqué nettement par le changement de courbure du rebord tégumentaire à cet endroit, où il forme une petite voûte en ogive. Sur son sommet, ce rebord est marqué d'une bande sombre, brun-bistre, qui remonte jusque sur l'extrémité de la radicule. Région raphéale marquée par une tache fauve roussâtre plus ou moins rectangulaire. Il est à noter que je décris ici le cas le plus net : il s'en faut de beaucoup que toutes les graines présentent une région ombilicale aussi

1. Dans ce dernier cas, les individus sont peut-être plus ou moins avariés.

nettement constituée. Mais on peut, malgré tout, retrouver toujours les caractères saillants que je viens de signaler : ils sont plus ou moins atténués mais ne font jamais défaut. Quand la forme de la graine est en mitre surbaissée, elle vient se ranger au voisinage des T. fragiferum L. et T. album Lax., dont elle se distingue par sa forme, puisque ces deux dernières espèces sont en mitre élevée ; quand elle n'est pas en mitre, elle se range à côté des T. Cherleri L. et T. albidum Rerz., dont elle est facile à distinguer : la région ombilicale est en effet presque basilaire chez Cherleri, et la proéminence radiculaire est tronquée chez albidum.

T. patens Scares. (fig. 249 et 250). — Graines petites mesurant 1 à 1,1 millimètre de longueur moyenne, ovoides aplaties, de couleur assez variable. Un grand nombre d'individus sont violet pale tendant au brunâtre, d'autres brun-verdâtre, un très petit nombre sont jaune-verdâtre pâle. Or si l'on examine un lot de ces graines à l'œil nu, elles paraissent souvent d'un brun-roux très accentué. Il ne faut pas s'arrèter à cette apparente contradiction, car la loupe apprend que les graines en question sont toutes avariées et doivent être rejetées ; mais vu la petitesse des graines un tel travail est malaisé et ne donnerait qu'un faible avantage, dès l'instant qu'on est mis en garde contre une erreur possible. Tégument douci, peu brillant, comme piqueté. Saillie radiculaire en général indistinete, sauf vers l'extrémité, où on voit assez souvent une dépression plus ou moins accentuée et colorée en brun-rouge sombre. Surplomh radiculaire faible, limité tout au plus à une légère bosse. La région ombilicale est plus fortement colorée que le reste du tégument et le plus souvent brun-rouge ou brun-violacé : on y voit un hyle très petit, ponetiforme, entouré d'une épaisse collerette blanche, vestiges des tissus funiculaires. Région raphéale à caractères peu nets, en général non marquée d'une tache colorée, Cette espèce, que j'ai rangée au voisinage des T. elegans Savi, T. montanum L. et T. tumens M. B., s’en dislingue aisément par sa couleur, dans la gamme des jaunes

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foncés, des bruns ou des violets, tandis que les autres sont vertes ou verdâtres.

T. pratense L. (fig. 189 et 190). — Graines moyennes, plutôt grosses, dont la taille oscille autour de 2,2 millimètres de longueur moyenne, plus ou moins ovales, assez épaisses, à région ombilicale fortement échanerée. Tégument lisse, mat ou douci, généralement violâtre, sur le tiers de la surface, du côté de la radicule; le reste de la surface, soit deux tiers environ, est verdâtre ou jaunâtre. Il arrive aussi que toute la surface est brun-violet, Iei encore les échantillons brun-rouge sombre sont à mettre de côté : ils sont avariés et non mûrs. Saillie radiculaire nette, séparée du reste de la graine par une ligne pâle et une dépression légère, souvent busquée au-dessus de la pointe comme le montre la figure 189. Région ombilicale en encoche, Vue de face, la région micropylaire présente des caractères bien atténués : le hile est une tache sombre en général, sillonnée dans sa longueur par une fente large. Couronne funiculaire, assez nette, formée de fibres blanches. Souvent, mais pas toujours, le hile est enfoncé, par rapport au tégument voisin, qui forme autour de lui un bourrelet dont le sommet est parcouru par une bande sombre remontant jusque sur l'extrémité de la bosse radiculaire. Région raphéale indiquée par une plage roussâtre, spatulée ou vaguement en tibia, mais souvent peu visible ou inexistante. Cette espèce, par la couleur violette que présente fréquemment son tégument, possède quelque analogie avec Le T. trichocephalum Bixs., mais s'en distingue par ce fait que ce dernier a le sommet radiculaire pointu, et l'allure caractéristique que j'ai dénommée « en crochet à dentelle ». En outre, le T. trichocephalum Bis. est

d'une taille nettement inférieure.

T. repens L. (fig. 217.et 218). — Graines petites, mesurant environ { millimètre de hauteur moyenne, en mitre très nette, assez plates. Tégument lisse, douci ou mat, non piqueté, brunrouge clair ou jaune vif. Saillie radiculaire nette, séparée du corps de la graine par une dépression profonde, ce qui donne à

cette graine l'apparence de ces vieilles cornues d’alchi-

mistes comme on en voit encore dans les musées. Surplomb

FIGURES 197 à 206. — TRIFOLIUM L. (suite)

7 millimètres

Fig. 197 et 198, 7, s{ellatum L.. face et profil. — Fig. 199 e1200, 7. angus-

tifolium L., profil et face, — Fig. 204 et 202%, 7. Alexandrinum L., profil et face, — Fig. 203 et 20%, T. Olympicum Mornem., face et pro-

fil, — Fig. 205 et 206, 7. Lupinaster L , face et profil.

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