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TRIFOLIÉES 1937
radiculaire peu développé. Région ombilicale peu échancrée. Vue de face, la région hilo-micropylaire offre assez peu de détails : le hile, caché sous les débris du funicule, se présente comme un petit trou entouré de fibres blanchâtres. Le rebord tégumentaire est parfois marqué d'une ligne sombre, le raphé est affecté
d’une plage colorée, mais ces deux caractères sont assez peu
constants.
Dans sa variété minus Gis. et Bern (fig. 221 et 222), le T. repens L., présente les mêmes caractères généraux de forme en mitre nette, et la seule différence qu'on puisse signaler c’est que dans la variété l'échancrure ombilicale est un peu plus nette, et la saillie radiculaire plus droite et moins épaisse. La couleur est jaune cire un peu verdâtre. Le tégument est lisse, mat, d'apparence un peu graisseuse. Vue de face, la région ombililicale présente un hile circulaire brunâtre, entouré d’une très fine collerette funiculaire et peu enfoncé dans le tégument. La zone raphéale se distingue par une ligne fauve roussâtre, plus ou moins large, généralement creusée en son milieu d’un sillon plus ou moins net. A part la couleur, nettement différente, il n'apparaît pas qu'on puisse pratiquement faire un partage de ces graines et les séparer d'avec le type : elles sont cependant un peu plus petites, ne mesurant en moyenne que 0,8 à 0,9 millimètre de hauteur environ. Et l’on voit alors qu'elles viendraient se ranger l’une à côté de l'autre, dans mon tableau, n'étant séparées que par les caractères que je viens d’énoncer, et qui ne me paraissent pas spécifiques, si Je n'avais été obligé de mettre ici le T. album Lam., bien distinct cependant, par sa taille, sa couleur et sa forme. La taille, surtout, est un bon indice, mais comme les dimensions de cette dernière espèce paraissent un peu empiéter sur celles que j'ai arbitrairement adoptées, je l'ai fait figurer à deux places distinctes, ainsi qu'il a été expliqué plus haut. Enfin l’ensemble des caractères qu'on pourra comparer chez T. album Lam., et chez Les T. repens L. type et variété minus Gin. et Beuu, permettra de distinguer aisément les trois lots étudiés.
138 TRIRU HI
T. resupinatum L. (fig. 215 et 216). — Cette espèce fait partie, par sa forme en mitre et sa petite taille, du groupe auquel appartiennent les espèces précédemment étudiées T.repens L. type et variété minus Gi. et Becur, et T. album Lan., mais l'ensemble de ses caractères et sa forme la rendent aisée à distinguer de ses voisines. Graines petites, mesurant environ 1 millimètre de hauteur moyenne, en mitre élevée, très nette, à base très plane, d'où il résulte que l'échancrure ombilicale n'existe pour ainsi dire pas, ou bien est très peu prononcée. Tégument brun-vert, lisse, un peu brillant, parfois mais exceptionnellement, rouge orange foncé, ou vert mousse. Saillie radiculaire peu nette, sauf vers la base où l'on voit un sillon assez profond, où le tégument prend une coloration très foncée. Vue de face, par la région basilaire de la mitre, e’est-à-dire par la région ombilicale, cette espèce présente un contour en poire des plus nets. Toute la base est généralement d'une couleur roussâtre. Au milieu se voit, non pas le hile, mais un disque blanc fibreux qui affecte d'habitude, ainsi qu'on l'a vu, la forme d'une couronne plus ou moins développée, mais qui ici recouvre toute la surface du hile. Ce sont les vestiges du funicule. La région raphéale ne présente aucun caractère net. Cette espèce, en raison de sa forme en mitre élevée (profil) eten poire (face),ne me parait pas devoir être confondue avec aucune autre.
T. rubens L. (fig. 177 et 178) — Espèce remarquable entre toutes par la nature de son tégument. Graines moyennes, mesurant environ 1,7 à 1,8 millimètre de longueur moyenne, subglobuleuses, de contour général ovale, si l'on ne tient pas compte de la saillie radieulaire, très importante. Tégument lisse, douci, d'aspect graisseux, jaune verdâtre moucheté de pourpre ou de taches rouge sang généralement orientées suivant le grand axe de la graine, Saillie radiculaire très nette, séparée du corps de la graine par une dépression profonde, et formant vers son extrémité une proéminence en nez, très avancée, ce qui fait que dans l’ensemble de son contour cette graine, à peu près aussi large que longue, pourrait être inscrite
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dans une circonférence. Vue de face, la région ombilicale, largement échanerée (profil) ne présente aucun caractère intéressant. On voit au fond d'une légère dépression une tache hilaire un peu sombre, entourée d'une fine collerette funiculaire. Le tout est encadré d'un rebord tégumentaire, plus ou moins saillant, dont le dos est souvent marqué d'une ligne sombre. Zone raphéale peu distincte, à peine marquée d'une petite plage roussâtre, souvent concolore avec le reste de la graine. Elle n'est plus reconnaissable, alors, qu'à une insignifiante saillie, par rapport à la surface du tégument. Les mouchetures rouge sang et le profil de la saillie radiculaire me semblent deux caractères qui s'opposent efficacement à ce que cette espèce puisse être confondue avec aucune autre.
T. scabrum L. (fig. 227 et 298). — Graines très petites, mesurant en moyenne 0,6 à 0,7 millimètre environ de hauteur, en mitre plus ou moins nette, globuleuses. Tégument jaune serin, plus ou moins soutenu, mat; vu à la loupe, il semble finement chagriné, mais si on l’examine au binoculaire, dans des conditions d'éclairement convenable, il montre une infinité de ponetuations ayant la forme de petites pustules, très visibles seulement sur le contour apparent. La légère translucidité du tégument et, par conséquent, des pustules qui le recouvrent explique pourquoi ces pustules sont très difficiles à voir de face. Saillie radiculaire assez nette, surtout vers la base, où elle se sépare du corps de la graine par une dépression marquée d’une ligne pâle (crème) ou sombre (bistre), formant à son extrémité une légère proéminence sur la région ombilicale. Celle-ci est peu accentuée : vue de face, elle montre un hile ctrculaire, fauve roussâtre, entouré d'une coronule funiculaire de couleur crème, formant comme un petit puits au fond duquelse voit le hile. Le toutest engagé dans une faible dépression tégumentaire, dont le rebord, ainsi que la région raphéale, est souvent d'un jaune pâle assez net. Cette espèce vient se ranger dans l’intéressant groupe arvense-scabrum-glomeratum. Tandis que la première offre des ponetuations en creux, fait très
remarquable chez les Trifolium, les deux autres les ont en relief, mais la distinction est facile entre celles-ci. car le glomeratum possède de grosses ponetuations en boutons nets et saillants, visibles à la loupe, et donnant à la graine l'apparence d'avoir été roulé dans le sucre cristallisé, tandis que les ornements tégumentaires du 7. scabrum L. sont assez fins pour échapper même à la loupe, et ne se révéler au binoculaire que
sur le contour apparent.
T. spadiceum L. (fig. 211 et 212). — Graines moyennes, mesurant environ 1,4 à 1,5 millimètre de longueur, ovoïdes allongées. Tégument mat, lisse, très finement chagriné, mi-partie vert ou verdâtre sur la saillie radiculaire et rosâtre sur le reste de la graine. Saillie radiculaire nette, haute quand on la voit de profil, mais peu visible de face, séparée du reste de la graine par un sillon profond ét large. Extrémité radiculaire en surplomb sous lequel se trouve la région hilo-micropylaire. Hile cireulaire ponctiforme entouré d'une large collerette funiculaire, fibreuse, rabattue sur lui. Région raphéale marquée par une plage fauve roussâtre en forme de violon, traversée d'une ligne pâle, longitudinale, simulant les cordes. Cette espèce ressemble passablement à T. badium Scares. mais s'en distingue par plusieurs caractères dont Le principal est l'aspect de la saillie radiculaire peu haute (de profil) mais large (de face) chez badium.
T. stellatum L. (fig. 197 et 19). — Graines grosses, mesurant environ 2,2 à 2,3 millimètres de longueur moyenne, largement ovales et peu plates, ce qui les rend subovoïdes. Tégument lisse, jaune eire assez vif, luisant, très finement chagriné. Saillie radiculaire nette, quoique peu haute, séparée du corps de la graine par une ligne pâle, jaunâtre, surtout visible vers l'extrémité, Surplomb radiculaire faible, presque nul (1). De face la région ombilicale (située assez bas) est peu nette, Cela tient à la translucidité du tégument. On peut cepen-
1. Parfois, mais rarement, saillie radiculaire forte et surplomb {terminal prononcé, comme Île représente la figure 198.
TRIFOLIÉES 141
dant voir, quand on regarde avec soin, une tache hilaire arrondie, fauve clair, sans collerette funiculaire visible, mais directement entourée d'un rebord tégumentaire jaune pale, qui semble comme fendu, en haut, d'un coup de lancette, à l'emplacement du micropyle. Ce dernier détail est très difficile à voir. Sur son sommet le rebord tégumentaire est brun-fauve, La région raphéale possède une tache de mème couleur, en forme de spatule, dont l'extrémité évasée se trouve du côté des cotylédons. Cette espèce se range à côté de T: angustifolium L., mais s'en distingue aisément par sa couleur plus claire, son tégument finement chagriné et sa forme plus largement ovale, comme on peut s'en assurer en comparant les figures 198 et 199.
T. striatum L.-(fig. 179 et 180). — Graines moyennes, mesurant environ 1,4 à 1,5 millimètre de longueur moyenne, ovoïdes globuleuses, presque sphériques. Tégument jaune orangé présentant à sa surface de fines ponctuations, qu'on peut apercevoir parfois à la loupe mais qui ne révèlent leur couleur qu'au binoculaire : elles sont rondes et blanches. Ce seul caractère du tégument me semble de nature à éviter toute confusion avec une autre espèce. Saillie radiculaire sensiblement nulle, n'étant séparée de la graine par aucune espèce de ligne ou de sillon, sauf parfois vers l'extrémité. Le contour de cette partie du tégument est souvent de couleur un peu plus brune que le reste de la graine. Surplomb radiculaire rigoureusement nul. Vue de face la graine offre une région ombilicale non déprimée, mais participant de la convexité moyenne de la graine, Ce fait est très remarquable. Il rapproche un peu le 7. seriatum L. du 1. albidum R&rz., mais ce dernier à la région ombilicale nettement quoique très faiblement concave. Au milieu de la surface convexe que l’on trouve ici, on aperçoit le hile : petite tache sombre, circulaire, entourée d’une collerette funiculaire très nette, et située exactement au niveau du tégument. Bosse raphéale nulle. Parfois très légère dépression enlane de sabre à cetendroit, la pointe étant tournée vers les cotylédons. Dans mon tableau, j'ai éliminé le T. striatum L. dès le début, dans l'étude du groupe où je l’ai rangé (groupe Wormskioldu, …, Panno-
FIGURES 207 à 226. — TRIFOLIUM L. (suite)
Fig. 207 el 208, album Lam, face et profil.-= Fig. 209 et 210, Zmontanum L.
face et profil, — Fig. 211 et 212, T. spadiceum L., face et profil. — Fig. 213 et 214, T. /ragiferum L., profil et face. — Fig, 215 et 26, LT. resupinatum L, profil et face. — Fig. 217 et 218, ?. repens L. (type), profil etface, — Mig. 219 el 220, 7. badium Scures., profil et face. — Mig. 221 61222, 7, repens L., var. minus Ge. et Berri, face et profil. — Mig. 223 et 224, 7, hirtum Au., face et profil. — Fig. 225 et 2%6, 7!
Cherleri L., profil et face,
TRIFOLIÉES 143 nicum) en raison de son piquetage blanc caractéristique, mais en réalité on aurait pu le mettre à côté du T. albidum Rxrz., en dernière ligne, en raison de sa forme très particulière et des caractères de sa saillie radiculaire et de son surplomb radiculaire nuls. La distinction ensuite eut été facile, puisque l’albidum n’est pas piqueté.
T. trichocephalum Bis. (fig. 181 et 182). — Graines médiocres, mesurant 1,8 à 1,9 millimètre de longueur moyenne, ovales dans leur contour général, mais assez plates. Tégument lisse, douci, d'un violàtre plus où moins net, sauf à l'extrémité cotylédonaire où 1l est jaune rosâtre. Saillie radiculaire nette, séparée du reste de la graine par une dépression marquée qui s’élargit à mesure qu'on s'approche de l'extrémité où la saillie devient de plus en plus haute, et de plus en plus en bourrelet, mais sans ligne colorée. Il en résulte l'apparence que j'ai dénommée « en crochet à dentelle » (voir plus haut, et notamment le chapitre relatif aux Medicago). Surplomb radiculaire net; région ombilicale en encoche. Vue de face, la région hilomicropylaire présente un hile sombre, plus ou moins circulaire, fortement enfoncé, encadré d’un rebord tégumentaire net dont le sommet est marqué d’une ligne plus sombre, en général. Région raphéale indiquée vaguement par une plage rousse, allongée, de forme variable, et plus ou moins rectangulaire ou ovale. Cette espèce présente quelque analogie avec le T. pratense L., mais on a vu à l'étude de cette graine, que la différence entre les deux est assez sensible, car ce dernier à la saillie radiculaire busquée au-dessus de son extrémité, chose qui n'existe pas ici. En outre, on voit qu'ici la courbure du sommet est beaucoup plus accentuée, au point de former un dôme qui n'existe pas chez T. pratense L., où la courbure est partout nettement arrondie. En outre, la taille du F. pratense L. est nettement supérieure.
T. tumens M. B. (figure 193 et 194). — Graines petites, mesurant environ 1 à 1,1 millimètre de longueur moyenne, ovales, plus ou moins bombées sur les faces ventrales, mais plutôt
FIGURES 227 à 250. — TRIFOLIUM L. (suite)
AT à LA 7 millimètres
Fig, 227 el 228, 7. scabrum L., profil et face. - Fig, 229 et 230, T. campestre Scures,, profil el face, — Fix. 231 et 232, 7°. arvense L., face el profil, — Fig. 233 et 234, T. Bocconti Savi, Face et profil. — Fig. 235 et 236, T. glomeratum L., profil et face. — Fig, 237 el 238, T,. agrarium Aus, profil et face, -- Fig 239 et 240, T. minus ReLu., face et profil. — Fig. 241 et 249, T lannaceum L , face et profil. — Fig. 243 et 244,
: [ as T. elegans Savr, face el profil — Fig. 245 et 246, T. Johnstonti Over, profil et face. — Fig. 247 et 248, T. hybridum L., face et profil, —
Fig. 249 ct 250, 7. patens Scures., face el profil.
na
TRIFOLIÉES 145
plates. Tégument très finement grenu, donnant par conséquent dans un rayon de lumière blanche une infinité de petits spectres de diffraction ; couleur verdatre sur tout le haut, et plus ou moins jaunâtre sur le bombement cotylédonaire. Saillie radiculaire nette, séparée du corps de la graine par un sillon marqué en général d'une ligne claire, jaunâtre ou verte. Surplomb radiculaire sensible, quoique peu développé. Région ombilicale peu échancrée. Le hile, nettement au-dessous du surplomb radiculaire apparait comme une tache fauve souvent recouverte de fibres blanchâtres, légèrement enfoncée dans une dépression tégumentaire. Région raphéale souvent marquée par une plage fauve plus ou moins en forme de violon. Cette espèce se range à côté du T. montanum L., qui possède, comme elle, un tégument vert ou verdâtre, au moins dans la région radiculaire, mais les deux espèces sont faciles à distinguer, car le 7. montanum L. a Le surplomb radiculaire presque nul, et la saillie radiculaire, vue de face, large ; iei, c’est le contraire qui se produit : le surplomb est net, et la saillie radiculaire, vue de face, est étroite.
T. Wormskioldii Lean. (Fig. 195 et196). — Graines médiocres, mesurant environ 1,5 à 1,7 millimètre de longueur moyenne, mais paraissant assez grosses en raison de leur forme irrégulière et très anguleuse. Tégument lisse, douci, presque mat, brun-rouge. Saillie radiculaire très nette, en bec d'oiseau, rappelant par son profil, l'aspect de celles des T. alpinum L. et T. medium (L.) Huns.; elle est séparée du reste de la graine par un sillon large, prenant naissance à peu près au sommet de courbure apical de la graine, pour s'évaser jusqu'à l'extrémité. Surplomb radiculaire très prononcé. Région ombilicale profondément excavée. Hile ponctiforme, circulaire, fauve, situé sous Le surplomb radiculaire, fréquemment recouvert de fibres blanchâtres, vestiges du funicule, et légèrement enfoncé dans une dépression cotylédonaire. Bombement raphéal assez net, souvent marqué d’une plage sombre, rousse ou fauve. Par sa forme très anguleuse, cette espèce ne me parait pas
. peuvoir être confondue avec aucune autre. Toutefois, il est bon
Capitaine 10
de signaler que souvent on à affaire à des individus plus ou moins ridés provenant de mauvaises récoltes. Is doivent être
rejetés, et il faut se garder de prendre en considération leurs
FIGURES 251 à 258. — TRIFOLIUM L. (suite)