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ties sur les faces ventrales. Tégument lisse, mat ou douci, brunrouge clair. Saillie radiculaire peu nette, peu distincte du reste du corps de la graine, formant un très faible surplomb au-dessus de la région ombilicale; celle-ci faiblement échancrée en rond. La région hilo-micropylaire, vue de face, présente un hile, très petit, ponctiforme, sombre, à collerette funiculaire blanchâtre, dont les fibres recouvrent plus où moins la surface du hile. Ce dernier est plus ou moins enfoncé dans une dépression tégumentaire. Bosse raphéale assez nette, formant un brusque changement de courbure dans le profil de la graine, et caractérisée Le plus souvent par une tache fauve qui commence près de la région hilaire. On voit sur la figure 269 que la radicule ne forme pas à proprement parler de surplomb, mais aboutit à la région ombilicale, qui forme une excavation arrondie. Par la forme de sa graine, cette espèce est à rapprocher des M. officinalis Lk. et M. macrorrhiza PErs., mais elle s'en distingue par plusièurs caractères et notamment par sa taille beaucoup plus grande.
M. gracilis DC. (fig. 261 et262).— C'est, comme on va le voir, une des espèces Les plus remarquables par. la nature de son tégument. Graines assez petites, mesurant environ 1,4 à 1,6 millimètre de longueur moyenne, ovoïdes ou ovales, peu aplaties. Tégument brun-noir foncé, fortement granuleux, comme sablé, mat. Saillie radiculaire faible (vue de profil) ne se détachant presque pas du reste de la graine, sur laquelle on ne distingue ni sillon ni ligne, comme on le voit si fréquemment chez les Trifolium. Surplomb radiculaire très faible, presque nul. Région ombilicale peu échancrée. Vue de face, la graine présente une saillie radiculaire large, trapue, aboutissant en pointe obtuse à la région hilo-micropylaire. Celle-ci est peu nette. On n'y distingue qu'un hile ponctiforme, circulaire, foncé, recouvert presque totalement d’un feutrement blanc, vestiges des tissus funiculaires. Ceux-ci proviennent de la coronule entourant la tache hilaire proprement dite, dont le plan est un peu en renfoncement par rapport au niveau du tégument. Souvent d'ailleurs le
tégument prolifère un peu en bourrelet autour de la région hilo-micropylaire. Zone raphéale fréquemment indiquée par une plage sombre, presque noire, et sur le profil par une bosse en dôme arrondi assez nette. Cette espèce, par la nature de son tégument, se rapproche un peu du M. Jalica LKk. mais elle s'en distingue aisément par un grand nombre de caractères dont l'un des principaux est la taille, comme on s'en rendra compte en comparant les figures 267 et 268 aux figures 261 et 262.
M. Ttalica Lx. (fig. 267 et 268). — (Graines très grosses, dépassant parfois 3 millimètres de longueur moyenne, ovoidescomprimées, comme dit M. Rouy (/. 6., 52) ou plutôt très nettement ovoïdes. Il ne faut pas perdre de vue, en effet, que la déformation peut provenir, non pas d'une compression réciproque, puisque iei les graines sont isolées dans chaque gousse, mais d'un défaut de récolte, ce qui n'est que trop fréquent : on a sans doute affaire, dans ce cas, à des graines non müres (le plus souvent) ou mal séchées. Donc on peut admettre que les graines sont à peu près ovoïdes, avec saillie radiculaire parfois plus ou moins déformée, Tégument mat, d'aspect cireux ou graisseux, couleur parchemin clair où jaune de cire, couvert de petites granulations qui lui confèrent un aspect sablé. La graine, comme celle du 7rifolium agrartum L. semble avoir été roulée dans du suere (dit « sucre semoule »), car les sommets de chaque pustule sont légèrement brillants. Saillie radiculaire nette, séparée du reste de la graine par une dépression qui semble l'étrangler de chaque côté. Test remarquable que cette dépression cesse brusquement, au lieu de s'atténuer progressivement du côté où l'axe hypocotylé s'attache aux cotylédons, c'est-à-dire du côté de l'apex de la graine. Surplomb radiculaire très prononcé, terminé par une très petite bosse qui forme comme une sorte de pointe, et qui est généralement d'un brun-roux très vif, visible à Fœil nu. Echancrure ombilicale très nette, en encoche, Vue de face, la saillie radiculaire a, en général, un aspect irrégulier, se termine au-dessus de la région hilo-micropylaire en un bee obtus, et présente cette par-
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ticularité assez constante d'être souvent plus déprimée d'un côté de la graine que de l’autre. C’est donc tantôt le sillon de droite, tantôt celui de gauche, qui l'emporte en profondeur. Cela donne à la saillie radiculaire une apparence déjetée assez remarquable. La région hilo-micropylaire est située sous le surplomb radiculaire, qui vient en bec au-dessus d'elle. Le hile forme une petite tache brun-fauve recouverte partiellement des débris fibreux blanchâtres du funicule, provenant de la coronule périphérique. Le tout est enfoncé dans une fossette tégumentaire encadrée d'un rebord en bourrelet dont l'ombre donne l'apparence d’une ligne noire au fond de la dépression. Cet aspect est facile à expliquer : il provient de ce que la fossette tégumentaire où se loge le hile a la forme d'un pertuis plus large en bas-qu'en haut, c'est-à-dire à peu près la forme d'une demi-ponctuation aréolée vue de face. La région raphéale est marquée d'une plage brune très nette, visible à l’œil nu, et affectant la forme d’un violon, dont la base serait tournée du côté de la région hilo-micropylaire. Cette espèce se rapproche de la précédente par la nature de son tégument, mais s’en distingue aisément par sa taille et son aspect général.
M. macrorrbiza Pers. (fig. 265 et 266). — Graines moyennes, mesurant environ 1,7 à 1,8 millimètre de longueur moyenne, ovales, subglobuleuses. Tégument très mat, d'aspect velouté, vert, au moins dans la région radiculaire, parfois plus ou moins jaunâtre dans la région d’épanouissement cotylédonaire et presque toujours moucheté de pourpre. Saillie radiculaire en général assez nette, séparée du reste de la graine par une dépression Surplomb radiculaire presque nul, aboutissant à une région ombilicale peu excavée. Celle-ci, à l'inverse de ce qui se produit d'habitude, est le plus souvent d'une couleur plus claire que le reste du tégument, jaune crème par exemple. On y voit un hile petit, circulaire, sombre, entouré d'une coronule blanchâtre et enfoncé légèrement dans une fossette tégumentaire. Région raphéale indiquée par une légère saillie tégumentaire dont la surface est plus ou moins bosselée, de couleur fauve pâle, et d'aspect corné semi-translucide, On distingue
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FIGURES 259 à 276 — MELILOTUS L.
7 millimètres
Fig. 259 et 260, A. officinalis Lk., profil el face. — Fig. 261 et 262, M. gracilis DC., profil et face, — Fig. 263 et 264, M. parviflora Desr., profil elface — Fig, 265 el 266, A, macrorrhisa Pers, profil el face, — Fig. 267 et 268, H. Italica Lx., profil et face, — Fig 269 ct 270, MH alba Desr., profil et face. — Fig. 271 et 272, M sulcata Desr., face et profil. — Fig. 273 et 274, M. perfrondosa Roxs., profil et face. — Fig. 275 et 276, M. Messanensis AiL., profil et face.
W = F fe e
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parfois chez cette espèce des rides convergeant vers la région hilo-micropylaire. Je ne mentionne le fait que pour mémoire, car j'estime que ces rides doivent être attribuées à une avarie quelconque, défaut de récolte ou de séchage. C'est un cas analogue à celui que j'ai rencontré deux ou trois fois chez les Trifolium..A tout prendre, cette espèce ressemble fort par ses graines à celles du M. officinalis Lk. Mais cependant la forme de la saillie radiculaire n’est pas tout à fait la même, car chez ce dernier elle est étroite et ne porte en général que zéro ou une seule strie sur sa crête, {tandis qu'ici on en rencontre presque toujours deux. On verra au surplus d’autres différences, à l'étude spéciale de M. officinalis Lk.
M Messanensis Air. (fig. 275et276).— (Graines grosses, mesurant enmoyenne 2,8 à 3 millimètres de longueur environ, ovoïdes, subglobuleuses, Tégument brun-rouge ou brun-jaune, lisse (ou très finement granité) (1), comme velouté, d'aspect cireux ou graisseux. Saillie radiculaire très nette, séparée du reste de la graine par une dépression large au fond de laquelle règne une ligne jaunâtre pâle ou orangée. Surplomb radiculaire souvent très net, Dans ce cas, la région ombilicale est échancrée, arrondie, mais il faut remarquer que le tégument étant saillant entre la région raphéale et le surplomb radiculaire, l'échancrure ombilicale parait toujours moins profonde qu’elle n’est. Vue de face, la saillie radiculaire vient mourir en pointe obtuse audessus de la région hilo-micropylaire. Cette pointe est souvent d’un beau brun-rouge vif, ce qui crée une analogie avec M. Italica Lx. Hile cireulaire sombre, traversé dans sa longueur par un sillon net, enfoncé dans une fossette tégumentaire peu profonde. Bosse raphéale nette aboutissant à un brusque changement de courbure de la graine, et marquée d’une plage fauve translucide, en forme de violon renversé, dont la base serait tournée du côté de la région hilo-micropylaire. Cette graine, par sa taille, par la bossette qui termine le surplomb radiculaire, par sa couleur (quoiqu'un peu plus soutenue) ressemble à M. Italica Lx., mais elle se distingue aisément de cette