Détail parfois moins visible que sur la figure
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À. falcatus Lam. (fig. 351 et 352). — Graines médiocres, mesurant 1,9 à 2,2 millimètres de longueur moyenne. A l'œil nu, elles paraissent carrées ou rectangulaires, et cet aspect, très spécial, empêche toute confusion avec aucune autre espèce. Elles sont assez plates et presque toujours (normalement ?) déprimées sur les faces ventrales. Tégument lisse, brillant, June cire verdâtre assez foncé. Saillie radiculaire nette, se distinguant du corps dela graine par une dépression large, thais assez courte en général, s'évasant jusqu'à la région ombilicale souvent très pâle, d’un beau jaune clair. Surplomb radiculaire très prononcé, en crochet. Hile caché sous le surplomb, situé obliquéement et très difficile à voir, presque à fleur de tégument. Juste au-dessous, une petite plage bistre-jaunâtre formée d’une légère concavité et terminée par un bourrelet, indique le raphé.
À. glycyphylloides DC. (fig. 345 et 346). — Graines assez grandes, mesurant 2,4 à 2,6 millimètres de longueur moyenne environ, ovales, plates, à échancrure ombilicale nette. Tégument lisse, peu brillant, jaune cire ou jaune-brun un peu verdâtre Saillie radiculaire ne se distinguant pas du corps de la graine, sauf à l'extrémité où une dépression brusqué rejoint l'échancrure ombilicale. Surplomb radiculaire très net. De face, la graine, à surfaces véntrales un peu bombées, présente uné région ombilicale d’un jaune verdâtre très pâlé, au milieu de laquelle on voit une tache qui paraît noire à l'œil nu : c’est le hile, à moitié caché par le surplomb, ét qu'un simple jeu d'ombre fait paraître sombre. En réalité, il est fauve roussatre, entouré d’une vague collerette funiculaire et peu déprimé. Bosse raphéale en larme, faisant une saillie légère et souvent entourée de deux légères saillies tégumentaires latérales. Sa couleur est bistre-jaune pâle, d'aspect translucide. Cette espèce a beaucoup d’analogie avec A. glycyphyllos L.; elle ëst plus allongée, un peu plus grande. Une de ses caractéristiques est d'avoir le profil dorsal très fortement convexe ; elle est plus verte et moins globuleuse, souvent déprimée au bombement coty-
lédonaire.
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A. glycyphyllos L. (fig. 349 et 350). — Cette espèce présente plus d'une analogie avec la précédente et peut être facilement confondue avec elle. IH faut beaucoup d'attention pour y relever des différences qui permettent de la distinguer. lei, le tégument est nettement d'un jaune plus france (quoique vaguement verdâtre), la convexité dorsale est moins prononcée, le rayon de courbure à l'apex est beaucoup plus grand, d'où forme beaucoup plus obtuse en haut (comparez les figures 345 et 349), profil de la saillie radiculaire beaucoup plus bombé, moins rectiligne, contour de l'échancrure ombilicale nettement différent. Ces caractères semblent très nets sur le papier; ïls le sont en réalité, et la comparaison des dessins exécutés à la chambre claire et présentant comme tels le maximum d’exactitude, sont là pour le prouver : il n'en est pas moins vrai qu'à l'œil nu et à la loupe, on serait fort embarrassé, pour trouver des différences, sans les quelques indications qui précèdent. Cela justifie ce que je disais antérieurement, à savoir que pour étudier des graines, il faut avant tout les dessiner de face et de profil. Le dessin fixe des proportions, des formes qui échappent à la seule observation. Graines plus petites que celles de l'espèce précédente, de 2,2 à 2,4 millimètres au plus, de longueur moyenne, largement ovales, subréniformes, bombées. Tégument lisse, brillant, jaune d'ocre un peu verdâtre, sauf à la région ombilicale, jaune pâle ou verdâtre. Saillie radiculaire indistincte du corps de la graine, sauf à l'extrémité où une dépression évasée rejoint l'ombilic. Surplomb radiculaire très saillant, mais ne cachant pas la région hilo-micropylaire, Hile très profondément enfoncé dans une dépression tégumentaire non bordée d'un bourrelet, mais formant comme un entonnoir. Collerette Funiculaire verdâtre très peu visible, Région raphéale indistincte.
À. gummifer Lans. (fig. 347 et 348). — Graines assez grandes, mesurant environ 2,2 à 2,4 millimètres de longueur, ovales suborbiculaires, bombées, sauf à la rég.on ombilicale fortement déprimée, caractérisée par la présence d’un funicule persistant, en croc, très blanc, très visible à l'œil nu. Tégu-
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ment Jaune verdâtre clair, lisse, très mat. Saillie radiculaire se détachant du corps de la graine, le plus souvent par une dépression triangulaire s'élargissant progressivement jusqu'à la région ombilicale. Surplomb radiculaire très prononcé. Funicule filiforme, blanc d'ivoire, un peu ridé sur le sec. La figure 347 représente la graine vue de face, sans le funicule. La région ombilicale forme une plate-forme concave, verte, limitée par un bourrelet tégumentaire en are de voûte surbaissé, au centre duquel on voit la dépression hilaire limitée par un deuxième bourrelet tégumentaire et une couronne funiculaire blanchâtre, extrèmement nette, d'aspect grenu. Bosse raphéale assez nette, comme une petite langue, bistre-jaunâtre pàle, d'apparence translucide, qui serait appliquée contre le tégument.
A. purpureus Lam. (fig. 355 et 356). — Graines médiocres, mesurant environ 2,1 à 2,3 millimètres de longueur, ovales, très plates. Tégument lisse, d'aspect gras, brun-jaune foncé, si abondamment moucheté de noir que la graine tout entière semble noire. On serait presque tenté de dire que la graine est noire moucheté de brun-jaune, si l'exemple de graines analogues n'apprenait pas que la teinte de fond est la plus claire, et que les taches foncées constituent des mouchetures. Echancrure ombilicale peu développée, généralement d’un brun-gris pâle : c’est au voisinage de la région ombilicale que les mouchetures noires apparaissent nettement sur le fond plus clair du tégument. Saillie radiculaire assez nette de protil, aboutissant à une extrémité obtuse, juste au-dessous de laquelle on voit, de face, une tache hilaire, en creux, indiquée par une large couronne funiculaire Jaunâtre, ne laissant en son milieu qu'une étroite ouverture subrectiligne ou en boutonnière. Bosse raphéale participant de la couleur brun-gris de la région ombilicale, peu intéressante.
A. sulfureus Bee. (fig. 357 et 358). — Graines ressemblant un peu à celles de l'espèce précédente, mais s'en distinguant facilement par la taille, l'épaisseur et la forme de l'échancrure
Capitäine : 15
ombilicale. Taille assez petite, he dépassant pas 1,8 à 1,9 mlllimètre de longueur moyenne. Tégument lisse, peu luisant, brunjaune fortement moucheté de noir, ce qui fait que la graine parait brun-rouge très foncé à l'œil nu ; région ombilicalé jaune d'or ou brun-rouge très vif. J'ai limité par une ligne pointillée cette zone jaune, sur la figure 358. Contour ovale, suborbiculaire, réniforme, graines très plates, fréquemment (et normalement ?) déprimées sur les faces ventrales. Il en résulte que ET saillie radiculaire est nette, comme un bourrelet, Echancrure ombilicalé nette, comme une encoche, à cause de l'importance du surplomb radiculaire, souvent busqué avant son extrémité. Hile caché en partié sous le süurplomb, enfoncé, indiqué seulement, comme chez l'espèce précédente, par la couronne funieulaire, épaisse, ne laissant en son milieu qu'une étroite ouverture en boutonnière. Bosse raphéale sans détails.
A. Tianschanicus Bo. (fig. 343 et 344). — Graines médiocres, de 1,9 à 2,2 millimètres de longueur moyenne environ, épaisses, de formé frapue, subrectangulaires. Tégüument lisse, très mat, olive-jaunâtre. Saillie radiculaire peu visible, saüf à la pointe, eh surplombh net, qui se distingue du reste du corps de Ja graine par une dépression allant réjoinmdre la région ombilicalé. Vue de face, la saillie radiculaire forme une pointe très obtuse, au-dessous de laquelle la région ombiliéale dessine uné plate-forme légèrement concave limitée par un rebord tégumentaire jaune serin. Le hile, absolument circulaire, ést en partie sous le sürplomb radiculaire. Collerette funieulairé à peu près nulle. Région raphéale indiquée par une tache bistrejaune subtransluéide, en lame de sabre, dont la pointe est tour-
née vers là région d'épanouissement des cotylédons.
Remarque. — Var sa courbure et son aspect, cette espèce ne ne parait pas susceptible de confusion avec aucune autre, I est à noter que le contour de profil est souvent plus où moins recliligne à la basé, Très souvent aussi, il en est de môrie du profil
dé la saillie radicuülaire, Cela confère à la graine üné forme plus
où moins géométrique.
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Je résumerai tout ce qui précède dans les tableaux synoptiques suivants :