saxatilis La
O. viciaefolia Scor.
1. CF. les figures 406 et 407, Scorpiurus sulcatus Sierra. el Su. et S. subvillosus L., page 250.
di . sh.
HÉDYSARÉES 257
O. Caput-Galli Lam. (fig. 417 et 418). — Graines grosses, de 4,5 millimètres de longueur environ, ovales, suborbiculaires (profil) et nettement biconvexes (face). Tégument lisse, brillant, brun-jaune. Saillie radiculaire souvent aplatie, plane sur le dessus, sauf à l'extrémité en surplomb, qui est aiguë et même tranchante (figure 418). La forme de la graine me parait absolument constante, il faut done ne retenir que les caractères moyens, et qui se retrouvent dans chaque individu. Le hile est profondément enfoncé dans une dépression tégumentaire large, limité à droite et à gauche par deux rebords en bourrelets, presque parallèles. La région raphéale est indiquée par une saillie nette, analogue à la partie tranchante de la saillie radiculaire.
O. Cretica Desv. (fig. 423 et 424). — Graines assez grandes, de 4 millimètres de longueur environ, au minimum, ovales allongées, biconvexes. Rebord dorsal très net, anguleux au toucher. Tégument lisse, un peu brillant, jaune parchemin foncé, parfois moucheté de rouge. Saillie radiculaire presque invisible, marquée seulement, sur le-corps de la graine, par une ligne pâle, jaunâtre. Echancrure ombilicale faible, limitée par un léger surplomb radiculaire et une bosse raphéale presque aussi développée que lui. Vue de face, la région hilaire apparait comme une cavité située au milieu de la plate-forme légèrement concave formée par l’ombilic et limitée de chaque côté par un bourrelet tégumentaire trapu. Le hile est une tache sombre, profondément enfoncée, peu visible. Mais la couronne funiculaire est saillante et nette : elle porte même parfois, du côté de la radicule un vestige du funicule, sous forme d'une petite languette relevée. Cela lui donne l'apparence de la moitié d’une mitre, qui serait vue par le côté concave. Cette espèce
ressemble un peu à 0. Caput-Galli Lx., mais s'en distingue
par le contour apparent de son profil.
O. saxatilis Lam. (fig. 421 et 422). — Graines petites, brungris jaunâtre, obovoïdes, ne dépassant pas 3 millimètres de longueur moyenne. Tégument lisse, un peu brillant. Région
Capitaine 17
258 [RIBU VI
ombilicale très peu accentuée, comme la saillie radiculaire qui
se distingue à l'extrémité, par son léger surplomb. Hile cir-
FIGURES 417 à 426. — ONOBRYCHIS
7 millimètres
Fig. AIT el 418, 0, Caput-Galli Lk., profil et face. — Fig. 419 et 420, 0. viciaefolia Scor., face et profil, — Fig. 421 et 429, O. saæatilis Lam. profil el face. — Fig. 423 el 424, 0. Cretica Desv., face et profil, — Fig. 495 60 426, 0. viciaefolia Scor., face et profil. [Les figures 417, 418, 419 et 420, ont été exécutées à une échelle très légèrement différente des autres. — Les figures 419 et 420 d'une part, 425 et 426 d'autre part, ont été exécutées sur des individus différents, de provenances différentes. Remarquer leur
étroite ressemblance
PL
HÉDYSARÉES 259 culaire à collerette blanchâtre, légère, un peu enfoncé dans le tégument, rebordé autour de lui. Région raphéale mdiquée par une petite plage brun-jaune pâle, semi-translucide, en forme de larme. Cette espèce ne peut guère se confondre avee aucune autre, pas même la suivante, qui lui ressemble un peu, en raison de sa taille.
O. viciaefolia Scov. (fig. 419 et 420 ; 425 et 426). — Je donne de cette espèce quatre figures. Les deux premières ont été exécutées 1l y a longtemps, les deux autres tout dernièrement, sous le nom de O. sativa Lau. Et on sait qu'on se trouve là en présence de deux synonymes. On pourra remarquer la très grande ressemblance de ces deux séries de dessins, qui ne diffèrent que par de très faibles détails plutôt imputables à l’exéution qu'à la nature. Graines moyennes ou grosses, de 3,8 à 4,2 millimètres de longueur environ, ovoïdes ou subglobuleuses, ayant toujours le contour de profil ovale allongé et celui de face nettement bombé sur les faces ventrales. Cette espèce se distingue aisément des deux premières étudiées par l'absence d’un rebord dorsal caréné. Tégument lisse, brillant, brun-jaune. Saillie radiculaire très peu visible en général, ne se traduisant à l'extrémité, que par un très petit relief, qui domine la région hilaire. Ombilic à peine indiqué (protil). De face, sous le léger surplomb radiculaire, on voit une sorte de cuvette ombilicale brun-rouge foncé. Au centre de celle-ci une forte dépression, marquée d’un rebord tégumentaire net, marque l'entrée de la région hilo-micropylaire. Hile très sombre, indiqué par une très belle et abondante couronne funiculaire. Bosse raphéale nette, soit comme une petite boule (figure 425), soit comme une saillie plus allongée (figure 419).
En résumé on peut former le tableau synoptique ci-après :
TABLEAU SYNOPTIQUE -
Mrs grosses ovales orbiculaires, nettement biconvexes,
rébord dorsal Corne NARNIA ERRe 2 |
l Graines moyennes ou petites. Rebord dorsal nul . . . . 3 Graines orbiculaires brun-jaune . . . . . . Caput-Galli 2 4 Graines ovales allongées, couleur parchemin, parfois mouchetées (+ 206 DODÉE, 7 M0 SR M LR TT Cretica
" \ Graines pelites (moins de 3 mm.) . . . . . . saxratilis 3 4 Graines moyennes mesurant plus de 3,5 mim., etatteignant géné- | ralement 4 mm de longueur . . . . . . viciaefolia
TRIBU VIT. — Viciées
La petite tribu des Viciées, qui ne comprend que six genres, et environ 250 espèces, est l’une des plus importantes par les genres qui y figurent. En effet, les lentilles, les pois chiches, les vesces, les pois et les gesses, contituent nos meilleurs légumes et nos meilleurs fourrages.
Les quatre genres (ou sous-genres) que j'ai pu étudier sont :
Vicia L.
Ervum Tours. (1).
Pisum L.
Lathyrus L.
Tous ces genres ont de nombreuses espèces représentées en France. Cela ne fait qu'accroitre leur intérêt. Mais avant d’aborder leur étude en particulier, il me parait opportun de donner ci-après le tableau statistique que j'ai obtenu en étudiant la répartition géographique générale de la tribu.
On déduit de l'examen de ce tableau que la tribu des Viciées a son pôle de diversité dans la région méditerranéenne tout entière. De là. la tribu se diffuse dans l'Asie sud-occidentale, envoyant une branche jusque dans la Perse et l'Afghanistan.
Là, elle s'évanouit brusquement, pour n'avoir plus que de rares représentants en Sibérie, dans l'Asie centrale et le Sud, jusqu’à la Chine. De la branche nord du fer à cheval que forme
4. Le genre £rvum a perdu depuis longtemps son autonomie pour la plupart des botanistes, et on le considère le plus souvent comme sous-genre ou section du genre Vicia L.
Répartition géographique des VICIÉES
Totalité du continent
Nord Est Sud Ouest Nord-Est Sud-Est Sud-Ouest Nord-Ouest Centre Centre-Nord Centre-Est Cent-e-Sud Centre-Ouest
Région méditerr.
totale
Région méditerr.
orientale
Région méditerr, occidentale
Montagnes Nord Montagnes st Montagnes Sud Montagnes Ouest
Montagnes Centre
Montagnes Nord-Est
Sucl-Esl
Montagnes Sud Ouest
Montagnes Nord-Ouest
Déserts
Asie Mineure
Europe
Asie
Afrique
Amérique AÉIE | 2 Ar 4 | l 3 | | il | 4 ja
| Océanie
as tte. ét an + à à +
nn — ee
le pôle autour de la région méditerranéenne, c’est-à-dire de l'Europe méridionale, part une vague qui recouvre toute l'Europe, sauf les régions arctiques, d'une façon à peu près uniforme, avec une certaine prédominance, toutefois, dans les Alpes centrales et jusqu'aux Carpathes. En Afrique, au contraire, on est en face d'une solution de continuité ;: le Sahara offre un obstacle infranchissable, et les espèces que l’on rencontre au-delà sont en nombre tout à fait négligeable. Enfin, à part l'Amérique du Nord tropicale, les autres régions du Globe n’ont plus d'intérêt, puisqu'en Océanie, par exemple, seul le genre Abrus L. semble avoir quelques représentants épars.
La planche VIIT résume les conclusions que je viens de formuler et permet d'apprécier aisément l’allure de la distribution géographique de la tribu.
Vicia L.
Ce genre comprend environ cent vingt espèces, habitant les régions tempérées de l'hémisphère Nord surtout, et aussi un peu, l'Amérique du Sud tempérée. Sa distribution est assez vaste, mais on peut dire, d’une manière générale, que ce sont de préférence des plantes de plaines.
Les dix espèces que j'ai pu étudier, dont un grand nombre sont indigènes en France, sont, par ordre alphabétique, les sui-
vantes :