‹ Contribution à l’étude morphologique des Graines de LégumineusesChapitre 53 sur 76 · FREINS · texte numérisé non relu

FREINS

UE

FIGURES 481 à 492. — LATHYRUS L (suite)

6,5 millimètres

Fig. 481 et 489, L. niger Berxu, face et profil. — Fig. 483 et 484, L. sphaericus Rerz., var. Neapolitanus TEN., profil et face — Fig. 485 et 486, L. filiformis J. Gay, profil et face. — Fig. 487 et 488, L. silvestris L., profil et face. — Fig. 489 et 490, L. Cicera L.. prolil et face. — Fig 491 et 492, L. Clymenum Li. face et profil.

286 TRIBU vif

Secrion IV. — Cicerula Morncu hirsutus L.

odoratus L. (1) Cicera L.

sativus L.

fe, flore albo Gorgont PARL. >

SEcTioN V. — Eulathyrus G. Ga.

silvestris L.

grandiflorus LANG Pyrenacus Jon».

latifolius L.

ensifolius AUCT. Monspeliensis DELLE heterophyllus L.

tuberosus L,

Secrion VE — Orobus G. G.

SI. pratensis L.

marilinus Bic.

luteus PETER.

niger Ben” asphodeloides G. G.

filiformis Æ. GAY $S LIL. sphaericus Rerz. (type).

sphaericus Retz (var. Neapolitanus TEN.).

anqgulatus Wir.

Comme on le voit, ilreste quelques espèces, extra-françaises, je les examinerai ensuite, par ordre alphabétique ; ee sont :

1. Le Z. odoratus L., vulgairement nommé Pois de Senteur, est fré-

quemment cultivé comme plante ornementale, On le range habituellement à côté du L, hirsutus L. C'est là que je l'ai piacé, quoi qu'il ne figure pas dans la Flore de France de Roux, n’élant pas spontané en France,

Abyssinicus BRAUN Hallersteinii Baunc.

incurvus RoTx.

incurvus WiLLp.

rotundifolius Nip. splendens K£LLoc.

Tingitanus L.

venosus MaLrBrG.

Il n'est pas très aisé de donner une énumération des caractères généraux de la graine des Lathyrus, car les unes sont globuleuses, presque sphériques, les autres sont orbiculaires aplaties, d’autres encore sont presque cubiques ou en forme de fève, ete. Mais il est très intéressant d'’insister sur la tache de forme généralement très allongée qui entoure la graine à son équateur sur une partie plus ou moins étendue de sa circonférence, et que l’on à coutume d'appeler le hile. Si l’on se reporte à la définition du hile (hilum, petite cicatrice), ce serait la trace laissée sur la graine par l’attache du funicule. Or, chez les Légumineuses, ou au moins la plus grande partie d’entre elles, cette tache est de forme très allongée, parfois, comme ici, linéaire, et l’on ne conçoit pas très bien, à priori, quel peut être le mode d’attache du funicule, le plus souvent filiforme, par une surface d'un tel contour. Les graines de Lathyrus offrent un précieux exemple du mode de sectionnement du funicule, au niveau de la graine, et permet de montrer que ce qu'on appelle communément le hile, devrait voir sa définition un peu modifiée, pour s'appliquer plus exactement à la réalité. La plupart des graines de Lathyrus que j'avais à ma disposition étaient en effet munies, sur l'emplacement de ce qu'on appelle habituellement le hile, d’une sorte de membrane légère, un peu frippée, de couleur parchemin jaunâtre, s'appliquant exactement sur tout le contour de la tache hilaire, mais s'en détachant assez aisément sous un effort léger (coup d'ongle, canif, épingle, etc.). Cette espèce de membrane, en forme de crête, porte sur le milieu de sa convexité une petite éminence, plus ou moins nette (particulièrement évidente dans la figure de face, que je

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‘ « « , . ‘ 4 donne du L. grandiflorus Lan6). Cette éminence constitue, à proprement parler, le hile, par définition, puisque cest

la cicatrice laissée par la section du funicule lors de sa

FIGURES 493 à 500. — LATHYRUS L. (suite)

6,5 millimètres

Fig. 493 eL 494, Z. sphaericus Retz. (type), face et profil. — Fig. 495 et 496, L. heterophyllus L., profil et face, — Fig. 497 0€ 498, L. luteus Perént., profil el face, = Fig, 499 et 500, L, Ochrus DC., profil et face,

ot

séparation d'avec la graine. En réalité, il est évident que la portion restante, qui est nettement de mème nature que le funicule, et qui enserre une partie plus ou moins considérable de la circonférence de la graine comme un croissant, doit être considérée comme appartenant encore au funicule, mais comme elle est susceptible de rester indéfiniement adhérente à la graine (en raison de sa grande zone d'attache) et que d'autre part on ne peut guère la considérer comme une prolifération des tissus amenant une formation arillaire plus ou moins nette, on est bien forcé de reconnaitre qu'on se trouve ici en présence d’un cas très particulier et intéressant, montrant le sectionnement du funicule en deux temps, correspondant à la forme spéciale de celui-ci. Le funicule peut être considéré dès lors comme formé de deux parties bien distinctes : a) l’une filiforme, qui se détache très aisément de la graine, ou dont la graine se détache, si l’on préfère, très aisément, à sa maturité ; 6) l’autre en forme de croissant, étroitement appliquée contre la graine le long d'une ligne, grossièrement en forme d’ellipse très allongée, entourant une aire d'aspect nettement différent du reste de la graine. I ne faudrait pas croire que l’adhérence est parfaite, par toute la surface de cette aïre : 41 n'en est rien, mais la réunion de cette lame funiculaire, à la graine, n'a lieu que par les bords de la tache, à la manière d'un tire-pavé. Enfin, il est bon de noter que souvent, pendant la dessiccation, cette deuxième partie du funicule se détache petit à petit de la graine, en commençant par la région micropylaire (foujours étroitement contiguë au hile chez les Lathyrus). Mais l'adhérence persiste indéfiniment du côté opposé. C'est-à-dire que vers le raphé ladite membrane funiculaire continue d’adhérer à latache hilaire (toujours au sens habituel de ce mot par une minuscule surface, exactement dans Faxe et à l'extrémité de ladite tache. 17 faudrait donc regarder comme le hile proprement dit la cicatrice laissée par cette membrane lorsqu'elle se détache définitivement de la graine. On se rend assez bien compte du mode de détachement de cette membrane, dans la figure 487, représentant le profil du L. silvestris L.

Remarquons en passant qu'il arrive très souvent que les

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craines de Lathyrus et d'autres Légumineuses soient dépourvues de cette niembrane, cela tient uniquement à une cause physique, telle que frottement sur un corps étranger, où frottement des

FIGURES 501 à 510. — LATHYRUS L. (suite)

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