Cas d’ailleurs général dans le genre Phaseolus L
330 TRIBU VHI
c) la troisième, que j'ai nommée P. vulgaris L., f3, 6, ou Chevrier vert. À peu près de même 1 ngueur que la précédente, ou un peu plus courte. Tégument lisse, brillant, vert pâle, avec quelques lignes concolores, plus foncées, convergeant à la bossette raphéale. Tache hiloïde blanche, sans rebord tégumentaire bien sensible, en tous cas concolore avec le reste. On voit par ces trois exemples que les formes étudiées sont beaucoup plus distantes entre elles que les graines de P. Caffer Han. et de P. derasus Scurawk, ou que celles de P. coccineus L. et de P. multiflorus Win. par exemple.
P. Wightianus R. Grau. ftig 557 et 558). — Graines médiocres, ne dépassant pas 1 centimètre de longueur environ, tronquées à leur deux extrémités, Tégument lisse, brillant, couleur terre de Sienne claire, sauf à la région ombilicale où le rebord tégumentaire, assez plat, forme à la tache hiloïde un encadrement ovale brun-rouge très foncé. Bossette raphéale participant de la même couleur. Tache hiloïde ovale- allongée, blanchâtre. Micropyle très visible, dans le rebord tégumentaire.
Avant d'établir le tableau récapitulatif des Phaseolus étudiés, je rappellerai les caractères généraux qu'on retrouve chez tous les Phaseolus :
1° Tache hiloïde blanche où blanchàtre, généralement non plane, mais formant deux versants, peu inclinés l'un sur l'autre, à partir de la bande médiane ;
2° Vestiges funiculaires adhérant au bord supérieur gauche de la collerette sous forme d'une minuscule crête, comme chez Canavalia Avbaxs., mais toujours beaucoup plus réduits :
30 Micropyle situé dans Le rebord tégumentaire et nettement séparé de la tache hiloïde ;
4° Tégument lisse, brillant ;
50 Bossette raphéale orchidimorphe, concolore avec le rebord tégumentaire.
Remarque. — Ya dit plus haut, et à plusieurs reprises, notamment en étudiant la tribu des Trifoliées, que la définition du hile ne me semblait pas en conformité parfaite avec la réa-
PHASÉOLÉES 331
lité. On pourra remarquer une fois de plus ici que cette assertion est justifiée. L'examen des figures 549 à 554, p. 320, relatives aux graines d'Erythrina étudiées, montre entre autres exemples une tache hiloïde très grande, et la taille mènre des graines permet d'étudier facilement ses caractères. Les figures 519, 551, 553, quisont des vues de face de trois espèces distinctes, prouvent que dans ces trois cas, pris au hasard, ce qu'on appelle habituellement le « hile » est ici une large surface plus ou moins plane, d'aspect grenu, qui paraît fendue au milieu, dans presque toute sa longueur. Si, à la rigueur, les lèvres de cctte fente ont une apparence de cicatrice, la surface proprement dite du « hile » ne saurait être considérée comme telle. Mais on est fort embarrassé pour conclure à la nature cicatricielle de cette tache quand on à acquis la certitude que le funicule n’adhère à la graine, à la fin au moins, que par une fine couronne entourant exactement la tache hiloïde, contre le rebord tégumentaire. IL me parait donc hors de doute qu'ici, comme ailleurs, avant la séparation de la graine et du funicule, les tissus centraux de celui-ci subissent une régression assez prononcée, amenant la création d'une sorte de « chambre hilaire », limitée, du côté de la graine, par cette surface plus ou moins chagrinée, plus ou moins ovale que l'on appelle habituellement le hile. Il en résulte que d'assez bonne heure, le funicule n'adhère plus à la graine, qu'à la manière d’un tire-pavé, et que l'on ne peut, en aucune façon, considérer la surface de la tache hiloïde comme de nature cicatricielle. I n'y a pas plus cicatrice ici, que dans l'intérieur d’une tige dont les tissus médullaires se seraient résorbés en laissant une lacune centrale.
Si done on continue à admettre que le hile est la cicatrice laissée sur la graine par la chute du funicule, il faudra en conclure, comme je l'ai dit plus haut pour les Trifoliées, et comme cela paraît général, au moins pour toutes les Légumineuses, que le hile est annulaire et réduit à la surface linéaire et très faible d'une mince couronne entourant la tache hiloïde,
Le
TABLEAU SYNOPTIOUE
Graines petites subsphériques . . . . Env Mungo Grainesnon sphériques, mais allongées en formedeharicot. 2 LÉMBENÉTONL LU PS MR SN RON ER 3
Tégument non noir
Région ombilicale évasée, "2 4.2 nn 2 +. derasus Région ombilicale restreinte. . + . . . « : . Caffer
Graines très grosses. Fond du tégument de couleur vive en général et tache noire en éventail sur les faces ventrales, ou tégu-
coccineus ment tout blanc .
multiflorus Graines de la taille d'un haricotenviron. . . . . . . ] Tégument blanc . . . Ge » vulgaris (type) Tégument chamois ou En ane cos ou tèrre de Sienne . . (e Tégumént vérin, etais 100 vulgaris(Chevrier vert)
Marbrures rouge sang ou rouge-carmin ; graines allongées, ova-
lé AR dEux honte. 4) CR GONE vulgaris (fa «) Tégument unicolore ; graines courtes, tronquées aux extré- PS Des re Ve use 24 Du ae ES Wightianus
Kerstongiella (avcr. ?)
Jai deux échantillons d'Océanie, sous ce nom : générique que
Je n'ai trouvé nulle part. Je crois volontiers que c’est un petit
sous-genre où une section très peu connue. En tout cas, les graines qui portent ce nom, très jolies et en parfait état, doi-
vent
être rapportées sans aucune hésitation à la tribu des
Phaséolées, et dans lextrème voisinage du genre Phaseolus 1. Les deux échantillons appartiennent à la même espèce :
PLANCHE IX bis.
FIGURES 571 à 574. — PHASEOLUS L, (suite)
20 millimètres
Fig. 571 et 572, P. multifiorus Wizzn., face et profil. — Fig. 573 et 574, P. coccineus L., face et profil.
PHASÉOLÉES 333
K. geocarpa, var.
KE. geocarpa, vax. U
La variété 1 (fig. 575 et 576) est café au lait clair, un peu brillante, lisse, unie, avec une très belle tache brun-rouge très foncé s'étalant autour de la région hilo-micropylaire, sur toute
FIGURES 575 à 578. — KERSTONGIELLA (aucr. ?)
15 millimètres
Fig. 575 et 576, À. geocarpa (aucr. ?), var. I, face et profil. — Fig. 577 et 578, À. geocarpa (AUcT. ?), var. If, profil et face.
la partie ventrale de la graine. Le hile, ovale-allongé, est blanc crème, avec une ligne médiane en creux, très nette, rectiligne. Le raphé forme une petite côte assez sensible. La saillie radiculaire est peu importante. Cà et là, sur le tégument, on aperçcoit de petites taches noirâtres, peu nombreuses, de même nature que celle qui entoure la région hilo-micropylaire. C'est
434 fRiBt Viii
PE , , . . : 4 là une modification pigmentaire des tissus du tégument, mais pour ce qui est de la tache voisine de l'ombilie, je ne veux pas
y voir de formation caronculaire, arillaire, ou autres.
La variété IT (fig. 577 et 578), légèrement plus petite, est couleur saumon foncé, unie, lisse, brillante. La région hilomicropylaire est assez remarquable. Le hile est en forme de fer à cheval allongé, dont les deux branches seraient tournées vers le raphé et le sommet de la courbure vers le micropyle. Entre les branches du fer à cheval, (qu'on peut jusqu'à un certain point regarder comme un embryon de formation arillaire, ou mieux comme le hile proprement dit, si l’on admet que le hile est la cicatrice laissée par la chute du funicule) on trouve une surface en contre-bas, fendue dans son milieu, en long. Tandis que le fer à cheval est blanc d'ivoire, la dépression centrale est un peu jaune-bistré. La région hilo-micropylaire est entourée d'un premier rebord tégumentaire assez gros qui est à son tour séparé du reste de la surface de la graine par un sillon très net en forme d'Y, dont la queue serait constituée par le raphé, formant une petite côte peu saillante, mais bien visible.
On peut mettre en évidence les caractères différentiels des
deux variétés de la façon suivante :
Graines café au lait clair, à tache ventrale brun
FUME ot PUR SR RE RS PR Variété 1 Graines saumon foncé, sans tache ventrale . . ., Variété 2 Remarque. — On m'a communiqué ces graines sous le nom
précité, comme appartenant à la famille des Rubiacées (?). Je n'ai reproduit cette indication, au catalogue de ma collection, que sous une prudente réserve, Le nom est peut-être juste, peutêtre erroné. Quoi qu'il en soit, c'est à coup sûr une Papilionacée- Phaséolée, Son nom spécifique de geocarpa tendrait à faire croire que le fruit maûrit (ou se forme) dans le sol. Cette particularité rapprocherait cette espèce du Voandzeia subterranea Tuouans. Ce genre est très voisin des Phaseolus : on ne l’en distingue que par sa carène, non enroulée en colimacon, et sa
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gousse mürissant dans le sol. On a là un exemple intéressant de ce que peut donner l'étude séminologique, quand on à des doutes sur le nom de la plante.
Mucuna Apans.
Le genre Mucuna Avaxs. comprend environ 30 espèces, habitant les régions chaudes des deux hémisphères. Ce sont de fort belles plantes dont les fruits très gros, en général, portent des
FIGURES 579 et 580. — MUCUNA Anans.
29 millimètres
Fig. 579, M. pruriens DC.. vue de face. — Fig. 580, même espèce vue de profil.
côtes saillantes, qui forment à la surface de la gousse un réseau très remarquable. Plusieurs espèces et deux au moins ont les gousses hérissées de poils urticants, dont la piqûre provoque une cuisson douloureuse et peut n'être pas sans danger, ce sont : M. urens Memic. et M. pruriens DC., etc. Ges deux espèces en particulier habitent les Antilles et l'Amérique australe. Les
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graines que j'ai pu étudier de la seconde de ces espèces m'ont été fournies par un aimable botaniste de la Trinidad, qui les à récoltées sur place.
Les graines de M. pruriens DC. (fig. 579 et580)sont très grosses, plates, largement ovales, atteignant 2 centimètres de longueur, sur 14 à 15 millimètres de largeur. Tégument blanc d'ivoire, lisse, brillant, portant de larges zébrures brun foncé, donnant à la graine l'apparence d’avoir été marquée aufer chaud. Les deux extrémités, surtout celle qui est du côté de l’épanouissement cotylédonaire, sont souvent un peu tronquées. Tache hiloïide ovale-allongée, gris-fer foncé, encadrée d'un haut bourrelet appartenant non pas au tégument (le bourrelet tégumentaire est faible et caché en fait ici par la couronne qui est au-dessus de lui), mais au funicule, dont l'extrémité a abondamment proliféré. Ce fait justifie surabondamment ce que je disais plus haut au sujet de la forme du funicule au contact de la graine. Ce gros bourrelet qui ne mesure pas moins d'un millimètre d'épaisseur et de hauteur, fait l'effet d'une grosse corde qui serait posée sur la graine, autour de la tache hiloïde, en masquant complètement le micropyle. À bien considérer, on aperçoit, généralement sur la partie supérieure gauche, un vestige de membrane funiculaire, qui ne laisse aucun doute sur l'origine funiculaire de ce bourrelet. C'est done l'extrémité de la membrane funiculaire, à l'endroit de son contact avec la graine à la façon d'un tire-pavé, qui a proliféré, épaissi ses tissus, et formé cet élégant bourrelet, qu'on rencontre dans un grand nombre de Phaséolées tropicales. Done, par définition, le hile n'est autre chose que la surface supérieure de ce bourrelet, surface qui est bien la cicatrice laissée sur la graine par la chute du funicule. Ue fait est particulièrement intéressant à noter.
Vigna Savi
Le genre Vrgna Savi comprend une trentaine d'espèces tri: picales, mais il'est bon de noter que c'est un genre très voisin
PHASÉOLÉES JO
FIGURES 581 à 586. - VIGNA Saw