‹ Contribution à l’étude morphologique des Graines de LégumineusesChapitre 6 sur 76 · Cf. Louis CAPITAINE, /. c., p. 120, en note · texte numérisé non relu

Cf. Louis CAPITAINE, /. c., p. 120, en note

deux genres (envisagés au sens Je plus large, en y comprenant les sous-genres Sarothamnus et Pelteria) des divisions véritablement sûres et pratiques. En ce moment je me bornerai à la définition de ces genres tels que les admettent un grand nombre d'auteurs.

On constatera, par ce qui suit, que la plupart des Genista étudiés ont au voisinage de la région hilaire une expansion plus ou moins développée en forme de crête, d'aspect un peu spongieux où papyracé, ayant en plan la forme plus ou moins nette d'un fer à cheval dont l'ouverture serait tournée vers le micropyle, et à laquelle on donne le nom de s/rophiole, À ce propos je ferai remarquer qu'au simple point de vue de la terminologie, l'emploi de ce mot ici est impropre si l'on s'en rapporte à la définition que donne BEzzuxe des annexes du tégument, dans son Traité d'Analomie et de Physiologie végétales (p. 935), et que je reproduis ci-après :

«a) Dans quelques graines, le tégument est le siège, au voisinage du hile, du développement d'une enveloppe parenchymateuse supplémentaire, nommée amlle. L'arille couvre entièrement la graine du Nymphea ; dans l'If, il forme simplement une coupe rouge, charnue, largement ouverte, et qui ne laisse dépasser que le sommet de la graine.

b) On à nommé arillode une expansion parenchymateuse, qui forme, comme l'arille, une enveloppe plus ou moins complète à la graine, mais qui part des bords du micropyle, et de là s'étend le long du tégument. On trouve un arillode dans le Muscadier, où il offre l'aspect d'un réseau rougeätre, connu sous le nom de macis, et dans le Fusain, où il constitue une enveloppe rouge complète, en manière de sac, ce qui le fait, au premier abord, confondre avec un arille.

c) Citons encore la caroncule, petite excroissance de parenchyme, émanée des bords du micropyle et fermant ce dernier (Ricin), et la strophiole, émergence aliforme du raphé (Chélidoine) ».

Si maintenant on consulte les figures qui accompagnent ce texte pour les Genista, et si on examine celle que j'ai donnée

GÉNISTÉES A7

ailleurs (1) pour le Chelidonium majus L., on remarque qu'ici onna pas affaire à une s/rophiole (2) mais bien à un véritable arille, puisque cette expansion provient sans nul doute de la région hilaire, et non du raphé, qui d’ailleurs ne se manifeste à l'observateur que comme une ligne légèrement plus sombre que le reste du tégument, et sans saillie bien sensible.

On remarquera, en outre, que pour qu'il y ait arille proprement dit, 1l n'est nullement nécessaire que l'expansion soit très développée jusqu'à entourer plus ou moins complètement la graine, mais mème si l’on réservait le nom d'arille, à une pareille formation, l'ornement des graines de Genista n'en resterait pas moins un petit arille ou si l’on veut une arillule.

Cela posé on observera que tous les Genista étudiés, dont la liste alphabétique est donnée plus loin, ont un arille ; même ceux où la région hilaire ne paraît pas recouverte d’ornements visibles à l'œil nu, présentent, à la loupe, autour du hile, une petite membrane, très blanche, ressemblant à du papier à cigarettes, et qui, à mon avis, doit être considérée comme un arille, au même titre que celle des autres ou de l'If, cité comme exemple par Belzung : il n'y à que la faille qui diffère (3).

J'avais dans ma collection une assez bonne série de Genista, j'en ai profité pour faire voir combien l'examen minutieux des ornements seuls de la graine peut fournir de renseignements utiles pour la classification, car la similitude d'aspect de plusieurs espèces de graines, dans leurs traits extérieurs, eût causé, pour le rangement systématique de graves difficultés.

1. Louis Caprraie, Elude des graines des Papayéracées d'Europe, in Revue gén. de Bot., 1M0, p. 432.

2. Il me semble, à l'exemple de Belzung, qu'il faille faire du mot sérophiole, un substantif féminin, et non masculin comme le veut M. Rouy, car par sa signification d’abord, ce mot doit être plutôt féminin; en outre, Bentham et Hooker, dans le Genera, emploient constamment, dans leurs diagnoses latines, Pexpression « strophiola », mot évidemment féminin.

3. Il se peut aussi fort bien, qu'ici on ait affaire à un débris du funiecule. On retrouvera fréquemment, dans la suite de ce travail, des exemples remarquables d'une constitution analogue,

Heureusement que la forme, l'aspect, le développement plus ou moins complet de l'arille sont de bons caractères.

Voici la liste alphabétique des espèces étudiées :

Genista alba Law.

G. Austriaca (L.) LC.

G. biflora (L'Hér.) LC.

G. candicans L.

G. canescens (Lois.) LC.

G. capilala ScHEeLe (1).

G. ciliata (WN sus.) LC.

G. elongata Scagece (2).

G. Heuffelu (Wierzs.) LC.

G. hirta Roux.

G. leiocarpa (Kenx.) LC.

G.*leucantha (W. K.) LC.

G. leucotricha (Scaur.) LC.

G. Pontica (W.) LC.

G. prohfera (Kir.) LC.

G. purgans L.

G. purpurea (Scor.) LC.

G. Ratishonensis (Scaagrr.) LC.

G. Ruthenica (Fiscu.) LC.

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