Manège. — Egalement disparue
6. Sondage du Rond-Point. — Exécuté en 1892 en vue de la recherche du sel. Atteint 120 mètres. L'eau chaude était pompée et refoulée à plusieurs kilomètres au sud pour alimenter des «forceries » horticoles qui n'existent plus aujourd'hui. Cette eau n’est plus utilisée.
7. Dax-Thermal. — Anciens Bains Séris. Cet établissement disposait autrefois d’une source propre, qui a été perdue. Il est actuellement alimenté par les Baignots.
8, — Ancienne Source de la Demi-Lune. — « Tire son nom de la muraille à l'extrémité de laquelle elle sourd » (H. Serres [42]). Elle se trouvait à peu près dans l’axe du Rond-Point et sortait horizontalement d’une large ligne de fracture de la dolomie. Etait abondante; de 54°. Elle a disparu sous le remblai de l'allée des Baignots.
9. Trou des Pauvres. — À 200 mètres environ de la précédente, sur le Port, se trouvait une piscine naturelle alimentée par deux sources, où les pauvres venaient jadis prendre en plein air leurs bains de boues « coram populo ».
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Cette piscine fut aménagée par la Société des Thermes, en 1878, en un bassin demi-cireulaire, que l’on tend à confondre avec l’ancienne Demi-Lune. Elle constitue un bassin de démonstration pour la culture naturelle des algues thermales et la formation des boues avec le limon de l’Adour, car elle est submergée lors de chaque crue.
10 et 11. Sources du Port. — Ces sources alimentant le Trou des Pauvres furent captées en 1874 dans la dolomie affleurant le sol en bordure du fleuve. De débit abondant, de température 58°, elles se déversent par deux cannelles en partie dans un petit bassin en contrebas de l’allée et en partie dans la piscine.
12. Bastion. — Dans les fossés de l’ancien bastion Sainte- Marguerite dont Sully flanqua l'antique château fort, étaient autrefois les Bains Bibi ou Bains Noguès : une barraque en planches abritant quatre piscines à boues naturelles sur griffons. Ces bains recevaient aussi l’eau chaude d'une petite source située à quelques mètres de l’angle nord-ouest du bastion. Les Bains Bibi disparurent en 1864, quand le bastion fut démoli pour construire les Thermes. Dans les Thermes mêmes, la source fut captée en un puits assez profond donnant par pompage près de 500 mètres cubes à 59° par vingtquatre heures. Ce fut cette source du Bastion qui fut la plus importante de Dax à l’époque où les Thermes représentaient le plus notoire des établissement thermaux. Aujourd'hui, les Thermes sont fermés, et le puits du.Bastion est abandonné.
13. — Dans les Thermes également un autre puits, dit des Thermes Sainte-Marguerite, fut creusé, et l’eau utilisée à réchauller la réserve des boues de cet établissement. Il est également délaissé.
14. Atrium. — Sur l'emplacement de l’Atrium, casino actuel, une annexe des Thermes était édifiée servant d'hôpital thermal pour les indigents, Un souterrain traversant la rue, et qui existe toujours, la réunissait à l'établissement principal, qui lui fournissait l’eau du Bastion. Dans cette annexe se trouvait un puits banal alimentant les Thermes en
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eau froide. Nous en faisons état, car cette eau est minéralisée et nous avons eu à nous en occuper,
15. Splendid. — La Société fermière de Dax (S. I. F. E. D.) entreprit, dès sa formation, en 1926, un certain nombre de sondages dans toute la zone thermale pour en connaître les limites. Ces travaux permirent d'étudier la structure du sous-sol et aboutirent à la découverte, dans la cour des Thermes, d'un magnifique griffon d'une eau à 53° extrêmement abondante (près de 3.000 mètres cubes par 2% heures [27]). Les Thermes, désuets déjà, furent supplantés alors par un Splendide Etablissement, réunissant les progrès les plus récents de confort, d'hygiène et de « thermalisme », Il est construit sur l'emplacement de l’ancien casino (qui avait lui-même succédé au vieux château fort), où étaient aménagés les bains d’eau salée et d'eaux mères en provenance des Salines, avec adduction de l’eau de la Nèhe. Le puits du Splendid fournit l’eau thermale par pompage non seulement à cet établissement, mais encore à l'établissement de Miradour, en alimentant par surcroît un important réseau de chauffage central. Un puits jumeau a été creusé à côté,. sur le même griffon, mais n’est pas utilisé.
46. Sources du Château. — Au nord du château, dans Île voisinage de la tour d'angle, trois sources se déversaient dans l’Adour, Elles ont disparu.
47. — En construisant le Splendid, une source fut trouvée à l'emplacement de la salle à manger de l'hôtel. Eîle fut comblée.
48. — Dans le fossé sud du château, sur le prolongement de l’axe de la rue Neuve (ou rue de Metz), une source sortait du mur de contrescarpe. Elle a été remblayée.
19. Groupe du Port. — Un grand nombre de suintements thermaux ont disparu dans les travaux de construction du port et des quais [42].
20. Pont de pierre. — « Dans les fouilles entreprises pour la construction de la première pile du pont de pierre (en 1857), il se fit à travers l’alluvion une voie d’eau considé-
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rable qui réagit d'une manière très marquée sur le niveau et le débit de la Fontaine Chaude, distante de 100 mètres environ. La déperdition de l’eau et les difficultés de la fouille augmentaient à mesure du déblai. Ce ne fut qu'à 5 mètres au-dessous de l’étiage qu'on découvrit la roche calcaire d’où l’eau thermale jaillissait. On construisit alors au-dessus de la bouche aquifère une sorte de cheminée en moellons Jjusqu'à ce que l’eau cessât de monter. La Fontaine Chaude réprit son niveau normal et on recouvrit la cheminée d’une forte dalle et, sans s’en occuper davantage, on poursuivit la construction de la culée. » [42].
Ce phénomène, analogue à celui qui se produisit trentesix ans plus tard lors du forage du Grand Geyser des Baignots, nous paraît d’une grande importance, comme nous le verrons par la suite. C’est pourquoi nous avons tenu à signaler et à situer ce point d'eau pratiquement disparu.
21. La Nèhe. — A 100 mètres au sud-est de ce dernier point, se trouve l'antique Fontaine Chaude, on Nèhe, appelée aussi au moyen âge : le Bain bouwllant, « lou Bagn bouren » [25]. Connue des Gaulois et mêmes des « Aquenses » de la Préhistoire [10], elle jouit d'une grande vogue au temps de l'occupation romaine, et César lui donna son nom « Aquae Augustae », d'où dérive le nom même de Dax (D'Aqs). Des thermes fastueux furent édifiés par les Romains sur son emplacement, dont on a retrouvé maints vestiges. Ils furent détruits par les Vandales.
Au moyen âge, ils furent probablement relevés et utilisés. Des fouilles ont, en effet, mis au jour un pavimentum de cette époque [13]. Au xvr siècle, un grand établissement existait, comprenant plusieurs bains et une vaste piscine de natation. Le roi Charles IX vint les visiter en 1567. Puis tout fut détruit et disparut.
Au xvin siècle, la source n'était plus qu'un vaste bassin à l'air libre, toujours fumant et bouillonnant, que l’on croyait être un gouffre incommensurable [40]. Le trop-plein du bassin s'écoulait vers l’Adour, en un ruisseau dont le courant était assez fort pour actionner un moulin [19].
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