‹ Contribution à l’étude physico-chimique des eaux thermo-minérales de Dax et de leurs variations en fonction des crues de l’AdourChapitre 52 sur 62 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

JL. — Dans un travail préliminaire, nous avons fait l'étude de la Résistivilé électrique des eaux de Dax.

Cette étude nous a permis de nous rendre compte de la minéralisation de chaque source, et des variations du Splendid dont la minéralisation augmente pendant les crues de l'Adour.

II. — Par la méthode de décomposition de la résistivité qui nous est personnelle, nous avons ensuite étudié les variations, au sein de chaque source, des éléments mêmes de leur minéralisation pris individuellement. Nous avons ainsi déterminé :

1° que chaque source a sa minéralisation propre;

2° que chaque source subit des variations saisonnières consistant en :

a) une élévation du NaCl pendant l'hiver et les crues de l’Adour; b) une diminution du NaCI pendant l'été; ec) un mouvement inverse du « non-chlore »; 3° que ces variations sont à peu près parallèles entre toutes les sources considérées au même moment; 4° que le Splendid fait exception en ce qui concerne seulement le NaCI dont les variations peuvent atteindre 100 p. 100 en temps de crues;

Pers

5° que les sources les plus riches en NaCI se trouvent situées à chaque extrémité de la zone thermale, à savoir les Baignots et le Roth;

6° qu'inversement ces mêmes sources sont aussi les plus pauvres en suliates;

7° que les sources et puits avoisinant la Nehe ont une composition et des variations très approchées; qu'une infiltration d’eau douce a pu y être décelée au cours d'une crue exceptionnellement élevée;

8° que les sources du Port présentent une minéralisation intermédiaire entre les Baïgnots et la Nehe; que celle de Saint-Pierre présente une minéralisation intermédiaire entre la Nehe et le Roth;

9° qu’en conséquence on peut envisager trois groupes de sources : Baignots, Nehe, Roth;

10° que, d’après les résultats d'expériences anciennes, mais rigoureusement conduites, il est permis d'affirmer que les Baignots sont situés en amont de la Nehe par rapport au sens du courant thermal.

II. — De nos déterminations analytiques, nous nous croyons autorisé à déduire les hypothèses suivantes :

1° Les eaux thermales tirent leur origine des eaux même de l’Adour, dont elles suivent le niveau et le débit selon le principe des vases communiquants;

2° Ces eaux fluviales, engouflfrées avec abondance à la faveur d’une faille traversant le lit de l’Adour :

a) pénètrent profondément dans le sol, où elles se thermalisent et se minéralisent en un trajet rapide;

b) remontent vers la surface après avoir buté contre le barrage ophitique du Pouy d’'Eauze constituant une véritable cheminée d’ascension;

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