TIQUE
c) s'infiltrent dans les fissures et les cavernes de la dolomie en bordure de l'Adour, pour sortir aux Baignots, où le forage profond du Grand Geyser leur a donné issue, pour aboutir à la Nehe, qui constitue leur émergence naturelle la plus importante et la plus ancienne, et se perdre plus loin dans les marécages du Roth:
9° Le courant thermal recoit près des Baignots une infiltration permanente d'eau chlorurée qui dilue le « nonchlore », infiltration s'atténuant graduellement vers la Nehe:
4° À l’entour de la Nehe se forme une véritable nappe d’eau thermale, recoupée à une dizaine de mètres de profondeur, et s'étendant de Saint-Pierre jusqu'au Bastion, limitée au Sud par toute la série des puits particuliers alignés sur la Société générale et au Nord par les Remparts;
9° Au Roth, une nouvelle infiltration permanente d’eau chlorurée se manifeste, se faisant sentir également, maïs plus légèrement, à Saint-Pierre;
6° Au Splendid, qui dépend de la nappe de la Nehe, la diaclase thermale atteindrait, en temps de crues, un niveau supérieur en contact avec un filon salifère enrichissant l’eau thermale en chlorures sans diluer le « non-chlore ».
IV. — Nous avons enfin jugé intéressant de comparer les variations de l’eau minérale de Bidas à celle du Splendid, ces variations consistant de part et d’autre dans une élévation considérable des chlorures. Mais, à l’inverse du Splendid, c’est pendant l'été, et quand le débit est le plus faible, que les chlorures sont le plus élevés. Il serait alors très simple d'attribuer leur dilution à une infiltration hivernale d'eau douce si, ici comme au Splendid, le «non-chlore » ne restait constant.
Il faut donc admettre que l’eau de Bidas résulte du mélance de deux sources, l’une chlorurée sulfatée à débit et concentration constants, l’autre sulfatée à concentration
DELFOUR. 6