‹ Contribution à l’étude physico-chimique des eaux thermo-minérales de Dax et de leurs variations en fonction des crues de l’AdourChapitre 7 sur 62 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les eaux thermales de Dax, si remarquables par leur abondant débit et leurs propriétés, ont depuis longtemps attiré l'attention des chimistes; leur étude a été faite par divers auteurs à des dates plus ou moins éloignées, correspondant aux différentes étapes du perfectionnement des moyens d’investigation.

L'analyse chimique complète d'une eau minérale est un travail de longue haleine, qui nécessite la mise en œuvre d'une grande quantité d’eau et d'un matériel lourd et coûteux. Aussi est-elle rarement renouvelée. Aussi bien le dogme de la fixité de la composition des eaux minérales a-t-il prévalu jusqu'à ces derniers temps.

Cependant, les eaux de Dax, qui avoisinent l’Adour, sont soumises à des variations de débit considérables coïncidant

avec les crues du fleuve, et ce phénomène très apparent fait l'objet de quelques travaux : jamais encore des recherches systématiques n'ont été entreprises pour vérifier si la composition chimique subit des variations parallèles à celles du débit.

Sollicité d'entreprendre ces recherches à l’aide de la détermination de la résistivité électrique, méthode simple et expéditive, récemment mise à la portée de l'hydrologie pratique, nous avons été amené à la mise au point d'une méthode personnelle, dite de la décomposilion de la résistivité électrique. Cette méthode, très fertile, nous a permis de saisir, au cours de trois années d'observations, le mécanisme des variations, en déterminant la nature des infiltrations d'eau douce ou de minéralisation différente.

Tel est donc l’objet du présent travail sur les eaux thermominérales de Dax, laissant de côté la partie médicale, étudiée ailleurs par divers auteurs [2, 27, 30], et aussi les boues thermo-végéto-minérales, les « péloïdes », dont l'étude analytique a antérieurement été mise au point dans la remarquable monographie ‘de R. Massy [34]. Aussi bien la pélothérapie est-elle également une branche spéciale de la médecine thermale.

Dans la première partie, nous donnons un aperçu hydrogéologique très succinct de la région Chalossaise, ‘question déjà traitée également |2, 5, 24, 27], puis une description de la zone thermale de Dax, avec quelques notes sur l’historique des sources et des établissements.

Dans la deuxième partie, après une revue bibliographique des travaux analytiques antérieurs, nous entreprenons l'étude de la résistivité électrique, objet d'une première série d’expériences

La troisième partie est consacrée à l'exposé de notre méthode de décomposition de la résistivité électrique et des résultats obtenus : analyse détaillée de chaque source et comparaison des sources entre elles au même moment.

Enfin, dans une quatrième partie, nous développons les

hypothèses qu'il nous semble légitime de déduire de l'interprétation de ces résultats, hypothèses concernant l’origine des eaux thermales de Dax, le sens de leur courant et le mécanisme de leurs variations.

Nous complétons ce travail par une étude annexe sur les variations de l’eau minérale de Bidas, à Pouillon, variations comparables, dans une certaine mesure, à celles du Splendid de Dax, mais d'un mécanisme tout différent.

Nous ne voulons pas clore ces pages sans adresser ici l’expression de nos sentiments de vive gratitude à M. le Pharmacien Lieutenant-Colonel R. Massy, qui nous a suggéré cette étude et nous en a fourni les premiers éléments, ainsi qu'à tous ceux qui nous ont facilité nos recherches : en particulier à M. le Professeur Daguin, qui nous a prodigué ses judicieux conseils; à M. le Médecin général Saltet, directeur de la Sifed, à M. l'Ingénieur Choubac, à M. le Docteur Defoug, qui nous ont ouvert toutes grandes les portes de leurs établissements; à M. le Docteur Ribérol, qui nous a si gracieusement autorisé à faire des prélèvements à son domicile privé; à M. le Pharmacien Commandant Accoyer, et à M. le Docteur Cazaux, qui ont bien voulu, avec la plus grande complaisance, contrôler certains de nos dosages; à M. le Docteur Aparisi-Serres, secrétaire de la Société de Borda, qui nous a fourni de précieux documents; et à M. Pressouyre, pour les emprunts qu'il nous à permis de faire dans son intéressant travail, encore inédit, sur des Recherches géologiques dans les environs de Dax (D. E. S.).

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