‹ Contribution au diagnostic de la paralysie infantileChapitre 12 sur 16 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(résumée).

Suzanne, 13 ans, est amenée à l'hôpital Trousseau le 24 mai 1919 parce qu’elle a été prise brusquement de nausées, de céphalée, de douleurs dans la nuque. Elle est tombée à terre et il lui a été impossible de se relever. Depuis lors, elle est alteinte :

de paralysie généralisée,

de rétention d’urines et de constipation,

de fièvre.

Etat actuel : les troubles moteurs existent en une paraplégie flasque, complète pour les membres inférieurs, incomplète pour le tronc et les membres supérieurs.

Les réflexes tendineux sont abolis aux membres inférieurs, diminués au membre supérieur droit, normaux au membre supérieur gauche. Il n’existe ni signe de Babinski, ni trépidation spinale. Des troubles de la sensibilité subjective, les plus importants sont les élancements localisés aux membres inférieurs. Quant aux troubles de la sensibilité objective,

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ils affectent le type de la dissociation syringomyélique au moins pour les membres inférieurs. Les troubles sphinctériens persistent, La température oscille aux environs de 38°5, le pouls bat à 70, La P. L. ramène un liquide clair, stérile, ne contenant que 4 lymphocytes par champ et pour lequel la réaction de Wassermann est négative.

Les jours suivants, de vasies escarres fessières et talonnières apparaissent.

Le 22 juin, la paralysie des membres inférieurs commence à se compliquer de contractures, la dissociation syringomyélique de la sensibilité persiste dans toute la zone cutanée sous-jacente à droite, de même il existe toujours de l’incontinence vésico-rectale. Enfin débute une atrophie musculaire prédominant pour les membres supérieurs, au muscles innervés par le cubital, diffuse aux membres inférieurs.

Le 23 juillet : inégalité pupillaire manifeste due à une mydriase de l’œil gauche. Une trépidation spinale vraie s’installe.

2 avril 1928 :

Membre inférieur gauche : parésie généralisée.

Membre inférieur droit : mêmes phénomènes parétiques prédominant sur] la flexion dorsale du pied.

La marche est difficile. Dans la station, le poids du corps porte sur le membre inférieur droit.

La descente et plus encore l’ascension d’un escalier sont pénibles.

Les réflexes rotuliens et achilléens sont exagérés, le réflexe des raccourcisseurs fort, le Babinski net des deux côtés.

Les modifications du tonus se réduisent à une certaine laxité des tibio-tarsiennes et des coxo-fémorales,

Sensibilité normale.

Aux membres supérieurs, la motilité est troublée, surtout à droite pour les petits muscles de la mainy les longs fléchisseurs. À gauche, parésie du deltoïde, ébauche de griffe cubitale,

Les troubles trophiques prédominent sur les longs fléchisseurs, les muscles des maïns. Cyanose. Les réflexes ten-

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