‹ Contribution au diagnostic de la paralysie infantileChapitre 11 sur 16 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(résumée).

Une fillette de 11 ans qui se trouvait à Ostende en Juillet 1914 est prise le 1” août de paraplégie avec troubles vésicaux, quelques jours après, paralysie des membres supérieurs. À noter qu’à la même époque, sévissait à Ostende une épidémie de paralysie infantile.

En Octobre 1914, elle est examinée à Angers par le D' TurBoïs qui procède aux constatations suivantes : troubles moteurs consistant en paralysie spasmodique des membres inférieurs, paralysie flasque des membres supérieurs; alternative de flaccidité et de contracture des muscles de la nuque; troubles sphinctériens : incontinence d’urine et des matières; absence de tout trouble sensitif, sensoriel et psychique.

En 1916 et 1921, elle est vue par des spécialistes parisiens, qui comme leur confrère d’Angers, pensent à une poliomyélite anormale. L’un d’eux par surcroît de prudence fait faire une réaction de Wassermann qui est négative.

A la fin de 1921, nouvel examen effectué par M. le D' DESHAYES d’Orléans. Ce dernier constate une paralysie spasmodique des membres inférieurs avec prédominance de l’élément spasmodique sur l’élément paralytique. A cet état permanent de contracture sont venus, depuis quelque temps se joindre des spasmes de durée très courte, occupant tout le psoas ou les masses sacro-lombaires, et qui semblent provoquées par une tentative d’asseoir l’enfant. En plus de surréflectivité tendineuse, on constate au membre inférieur gauche un certain degré d’atrophie, siégeant sur le quadriceps crural et sur le groupe antéro-externe de la jambe. Aux membres supérieurs, atrophie Aran Duchenne avec anesthésie, de limites mal déterminées, occupant l’avant-bras. A ces phénomènes paralytiques des membres, ajoutons une paralysie bilatérale des muscles des gouttières vertébrales, d’où cyphose.

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Le 29 octobre 1922, nous constatons des troubles moteurs : paralysie spasmodique des membres inférieurs, paralysie flasque des membres supérieurs avec atrophie Aran Duchenne, mouvemnts involontaires difficiles à classer, mais se rapprochant plutôt des mouvements choreïques.

Troubles sensitifs : prédominant sur les membres supérieurs, sensibilité tactile : retards, absence de perception douloureuse, la piqûre étant perçue comme un simple contact, et surtout thermique, des différences de température n'étant pas perçues : il y a d’ailleurs longtemps que les parents ont remarqué que la fillette se brûlait sans qu’elle s’en aperçût. Ces troubles semblent affecter une disposition radiculaire. La sensibilité profonde est également altérée, la position des divers segments n’étant pas perçue.

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