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à Ÿ Elles se manifestent par des « éclaircissements du poil
se perdant insensiblement dans la fourrure saine » (1).
* Elles succèdent en général aux formes sèches, elles donnent au chien l'aspect hideux classique, elles ont constitué trop longtemps parmi les dermatoses démodéciques la forme unique connue des praticiens : peau rouge, chaude, sensible, malodorante, épaissie, croûteuse à certains endroits, laissant suinter à d’autres par des pustules multiples un pus sanieux dont la couleur varie du gris au lie de vin
e en passant par toutes les gammes des ocres et des jaunes,
Forme Seborrheo-Squameuse. — On serait tenté d’ou-
vrir un chapitre spécial pour la forme sébôrrhéo-squameuse
d’'Henry et Leblois (forme squameuse de Friedberger et Frôhner), en effet, d'après FHenrv et Leblois, elle n'affecterait que les chiens de deux ans et ‘plus, toutefois l’ayant observée chez des chiens plus Jeunes, l’ayant vu succéder aux formes péri-buccales et maculeuses, nous la considérons comme une forme de généralisation, au même titre que Îles formes diffuses.
Probablement particulière aux sujets à poil ras, elle se manifeste d’une façon assez caractéristique par une desquamation épithéliale avec séborrhée intense; plus les lésions sont anciennes, plus les squames sont grandes, au début il n’y a qu’un furfur, plus tard de grandes écailles mais le toucher particulier de la séborrhée est constant, il
en est de même de la teinte ardoise des lésions,
(1) Henry et LEBLoIs. Loc. cit.
Forme circinée.
Forme à manchon pilaire.
Forme vésiculeuse.
Nous passerons volontairement sous silence la forme circinée de Saint-Cyr qui nous apparaît comme très rare et les formes exceptionnelles décrites par Marotel sous le nom de « forme à manchon pilaire » et par Wettengl sous le
nom de « forme vésiculeuse ».
Principes fondamentaux du diagnostic de la gale démodécique. — Que va devenir le praticien devant une maladie si protéiforme? comment va-t-il éviter des erreurs désastreuses pour sa réputation et préjudiciables aux propriétaires ? C’est encore à Henry et Leblois que nous empruntons cette vérité fondamentale qui doit toujours être présente à la mémoire. « Tout jeune chien présentant avec ou sans autres dépilations la moindre macule chauve doit être tenu pour un démodécique probable. » À notre avis, tout jeune sujet présentant des lésions cutanées ne pouvant
pas se rattacher à une affection autre que la gale démodé-
cique est justiciable du prélèvement cutané et de l'examen
microscopique.
Les raisons qui ont empêché les vétérinaires de notre génération de rechercher systématiquement le démodex sont de deux sortes : 1° la solution de potasse à 40 %, préconisée par notre maître Raïlliet pour la préparation, dissolvait très vite les parasites avec les autres produits du grattage. La
potasse a été remplacée avantageusement par le lacto-phénol :
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Formes i-buccales.
Ce liquide agit moins violemment sur les parasites et permet un examen consciencieux. Aujourd’hui, le Professeur Henry, conseille simplement l'usage de l'acide lactique, qui éclaircit peut-être un peu plus lentement mais que le praticien a toujours à sa portée.
2° Le prélèvement s’opérant profondément par un grattage « au sang » apparaissait comme un acte barbare difficile à imposer en clientèle ; personnellement nous y avons remédié en pratiquant au point de grattage, quelques minutes avant l’opération, une injection sous-cutanée de 1 cm” de Novocaïne à 2 %.
Une importante notion d'ordre général est l’absence du prurit dans les lésions démodéciques, ce caractère les différencie nettement des lésions sarcoptiques qui sont toujours
prurigineuses.
Avant d'aborder l'étude particulière du diagnostic différentiel des diverses formes de la maladie protée résumonsen les principes fondamentaux :
1° Absence de prurit dans les lésions démodéciques.
2e Suspicion chaque fois qu’il s’agit d’un sujet jeune.
3° Avoir recours au microscope chaque fois qu'il v a incertitude.
4° Autant que possible interprétation des commémora-
tifs, faire décrire les lésions initiales par le client.