PRO
La vaccinothérapie de l'avortement épizootique est encore fort discutée et à l'étude :’ des applications faites sur trois années ne me permettent pas encore d’avoir une opinion formelle sur la question.
Denzler, Rautmann, Williams ne considèrent pas la vaginite granuleuse comme une maladie spécifique et je partage cette opinion. Chaque fois que j'ai rencontré l’avortement avec la vaginite, il était sous la dépendance du bacille de Bang (Diagnostic du Laboratoire de Recherches), et j’ai rencontré fréquemment la vaginite avec la métrite, celle-ci étant la maladie primitive. Les cas d'infection ascendante sont encore à démontrer; ils proviendraient d’une infection du vagin par un taureau ayant sailli une vache avortée. ou atteinte de métrite.
D. Opérations obstétricales.
Elles sont en général rarement suivies de métrites avec quelques précautions assez rudimentaires en clientèle ; même avec les embryotomies, à condition d'opérer rapidement. Les métrites sont plus fréquentes lorsqu'on emploie la force dans les excès de volume et que le col et le vagin sont plus ou moins meurtris.
Le renversement de l'utérus, quand il n'est pas réduit rapidement, quand le propriétaire n’a pas pris de soins de propreté avant la réduction (enveloppement dans des linges humides), est souvent suivi de
métrite.
RES es
Il. — Traitement des maladies aiguës
A. Métrite aiguë.
Deux traitements différents doivent être utilisés, selon que la vache a des efforts expulsifs ou non.
1° Pas ou peu d'efforts expulsifs.
Le col étant ouvert, injections tièdes abondantes matin, midi et soir. J’ai expérimenté assez longuement la solution iodo-ioidurée, le permanganate à 1 pour 2.000, l’eau oxygénée, le crésyl, le bleu de méthylène; je m'en tiens maintenant à la solution iodo-iodurée et au permanganate; j'ai rejeté les autres comme ne m'ayant pas donné de résultats probants; le crésyl en particulier est très irritant, même en solution très faible.
En même temps j'administre
P-denoicsomiques 2 D gr.
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Un paquet matin et soir dans.un breuvage approprié. Ces médicaments provoquent des contractions utérines permettant la vidange de l’utérus et son involution plus rapide. ainsi que la congestion de l'organe et un appel leucocytaire favorable à la guérison.
Dans les cas graves, je pratique ides injections sous-cutanées ou intra-musculaires d’électrargol, 10 à 20 cm? matin et soir,
Dans tous les cas et depuis l'apparition du Gamor, injection tous les trois ou quatre jours.
2° Efforts expulsifs violents.
J'en suis arrivé à rejeter à peu près complètement les injections, celles-ci provoquant des efforts expulsifs très violents qui fatiguent beaucoup la vache. Je ne les utilise que pour nettoyer le vagin: je les remplace par des ovules, qui malgré les épreintes sont assez difficilement expulsés.
Je supprime également les excitants de l'utérus, mais donne la préférence aw Gamor et à l’électrargol. Les compresses chaudes sur les lombes, débordant sur les flancs, les sachets d’avoine chaude, sont d’un grand effet calmant.
Dans tous les cas, le lait en breuvage a un effet très salutaire. S'il y a diarrhée, il faut la respecter au moins pendant quelques, elle indique la idésintoxication de l'organisme; il faut la combattre après cing jours, car elle traduit une entérite secondaire et elle épuise la malade.
B. Septicémie puerpérale.
Comme je l’ai dit à propos du pronostic, je ne crois pas à la curabilité de la maladie. Je n'indique donc pas de traitement. On peut toujours essayer le traitement de la métrite aiguë, combiné aux injections de sérum polyvalent.
Néanmoins, j'estime que le vétérinaire sera prudent en ne touchant pas lui-même à la vache malade;
il ne doit pas commettre cette imprudence, qui peut
être fatale pour les animaux qu'il visitera ensuite.