II. — Traitement des maladies chroniques
Les maladies chroniques relèvent toutes des mêmes méthodes, seule la vaccinothérapie est sans effet sur le pyomètre.
Je ne cite le traitement médicamenteux que pour mémoire, ne l’appliquant plus jamais; puis je rapporte les différents traitements dans l’ordre où je les applique, ordre fixé après de nombreux essais. Aïnsi j'en suis arrivé à commencer par la vaccinothérapie, alors qu'Oppermann termine avec elle, pour les cas rebelles; les résultats obtenus sont cependant en
faveur du vaccin comme premier traitement,
À. Traitement médicamenteux.
C'est le premier traitement que j'ai essayé autrefois; il est toujours long et ne donne guère de résultats.
Les injections antiseptiques, les ovules et bougies ont une action bien faible.
Les médicaments administrés par voie buccale semblent donner quelques résultats.
Hess recommande de donner tous les jours une infusion
P. de sabine ...... une cuiller à soupe.
AURAS 500 grammes.
— En Allemagne, l'extrait d’hydrastis, le sulfate de fer (Dinter) ont surtout été employés.
Frasch recommande
BAUMENTrEODARUET ARE Essence de térébenthine
Deux cuillers à soupe le matin à jeun, tous les jours pendant quatre à six semaines, et aurait enregistré 90 à 95 % de guérisons. Reinhardt obtiendrait les mêmes résultats.
Après six ou huit jours, l’animal présente de légères coliques, l'écoulement augmente, pour diminuer quatorze jours après, la guérison survenant dans quatre à six semaines ; mais le lait prend une odeur de térébenthine qui en gêne la vente. Ce traitement a aussi l’avantage d’amollir la paroi des kystes des vieilles vaches et d’en rendre la rupture possible. t
Künnemann ayant eu de bons résultats chez la chienne avec des injections sous-cutanées d’Yohimbine, il y aurait lieu d’essayer chez la vache.
B. Vaccinothérapite.
Frappé de voir la confiance qu'ont les vétérinaires allemands dans la « Yatrenvaccine » des « Behring werke » de Margburg, j'avais essayé de me procurer ce vaccin pour me rendre compte des résultats, mais cela m'a toujours été impossible.
En France, on a préconisé depuis quelques années
le « Gamor », vaccin contre les métrites. Les essais que j'en ai fait, dès son apparition, n’ont pas tardé à me convaincre de ses bons effets; sans tomber dans un optimisme exagéré, il est permis d'affirmer que de très nombreuses cures ont été faites par le Gamor.
Le Gamor est un vaccin polyvalent, dont les germes stérilisés ont perdu tout pouvoir infectant. Il est atoxique et stabilisé. Il est préparé avec les souches microbiennes les plus fréquemment trouvées dans les métrites : streptocoques, staphylocoques. Bacterium coli et Bacillus enteritidis.
Son action dans les métrites aiguës est indéniable, mais n’est pas aussi probant que dans les métrites chroniques.
C’est le premier traitement que je conseille dans toutes les métrites chroniques de moins de deux mois; les guérisons sont très nombreuses et dans certaines exploitations atteignent 100 %. Dès la première injection, l’exsudat est plus abondant, puis il diminue et se tarit vers la quatrième. Lorsque la maladie se prolonge, j'interviens par les méthodes suisse ou danoise. x
Quelques observations prises parmi de très nombreuses font ressortir l'importance de cette méthode curative.