STORES
par litre, correspondant à un indice de chlore de |,5 gramme. « Dans un troupeau de vaches hollandaises, la moyenne du sodium était de 0,345 gramme par litre, et dans un troupeau de vaches normandes, cette moyenne était de 0,445 gramme par litre. » Pour les laits de jument et de femme ils utilisèrent aussi comme mode d'élimination des matières organiques, après dessiccation, la calcination « avec toutes les précautions nécessaires ». Ils signalaient l'intérêt pratique de tels dosages : « chaque fois qu'un dosage du sodium dans du lait excédera 0,50 gramme, ledit lait sera considéré comme additionné d'un sel de sodium... Cette méthode permet de déceler l'addition de bicarbonate de sodium dans le lait, fraude qui a des conséquences désastreuses quand ce lait sert à l'alimentation des nourrissons ».
Pour utiliser cette méthode, le volume du prélèvement doit être relativement important, et il importe d'éviter la précipitation de toute substance étrangère, qui fausserait par excès la gravimétrie.
Méthodes volumétriques.
Elles utilisent le plus souvent la présence du groupement ura-
nyle. Elles sont assez nombreuses: méthodes iodométrique (R. Lang et G. Mück (41), alcalimétrique [J.-T. Dobbins et R.-M. Byrd (16), ou basées sur l'oxydo-réduction (Nau (51), Kahane (33), 1.-M. Kol-
thoff et J.-M. Linguane ([36)}, ou sur la formation d'orthoxyquino-
léate d'uranyle (M. Arnoux et Mlle J. Coulomb (3).
Oxydo-réduction de l'acétate triple. - L'acétate triple étant mis en solution sulfurique étendue, on réduit l'uranium à l'état d'ion U*T, par action du'zinc à 60°, combinée à un barbotage d'air. On dose l'uranium au moyen d'un réactif oxydant qui amène l'ion U*T à l'état d'ion U‘T. Le schéma du dosage, selon Nau, est le suivant.
SO UO? — {SO} U (par action de Zn à 60° en milieu sulfurique). [SO U — SO* UO? par action du réactif oxydant]...
Nau utilisa le permanganate de potasse en solution à N/20, Kahane le même réactif, en solution décinormale. |.-M. Kolthoff et R.-M. Linguane se servent de brichromate de potasse en solution décinormale, en présence de diphénylamine ou de diphénylbenzidine. Toutes ces méthodes sont sensibles, permettent le dosage de traces d'uranium, mais leur fidélité est discutée car on ñh'est