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riences ont mis en évidence l'instabilité caractéristique du T.R.L.; en faisant la courbe du T.R.I. pris quotidiennement, on observe des oscillations énormes de ce temps. La figure B (page 21) montre bien ces variations journalières du T. R. I.
Au contraire, pour les sujets normaux dont le système nerveux végétatif est en équilibre, le T.R. I. n’a que de faibles variations du jour au lendemain.
CES Diminution du T. R. I.
Il est connu depuis longtemps que dans l’hyperthyroïdie le T.R. L. est diminué. Dans l’hypothyroïdie au contraire, le T.R. I. est augmenté.
On peut considérer 140 secondes comme une valeur moyenne du T.R.I. chez les sujets normaux.
Dans les observations N°° 1 et 3 reproduites plus haut, on remarque une baisse considérable du T.R.I. dont la valeur est de 70 dans le premier cas et de 100 dans le second; il en est de même dans les observations N°: 4, 5, 6, 7 et 9.
Nous allons exposer trois autres observations où une diminution du T.R.I. a pu être observée égalelement.
Le diagramme représenté figure 10 est celui de Madame Bo..., âgée de 58 ans et atteinte d’une maladie de Basedow. Le T. R. [. est diminué (70”). L’excitation diathermique de la région thyroïdienne le réduit encore (40).
Mademoiselle Ge, âgée de 29 ans, vient consulter pour un état complexe dans lequel on trouve surtout des signes d’hyperthyroïdie. Des séances de Rayons X ont été faites: 600 r en trois séances sur 3 champs et un mois après ré pétition du traitement; 1200 r en tout : pas de résultat appréciable. Le diagramme endocrinien représenté figure 11 a été obtenu. On y remarque une diminution du T. R. E. qui est à 90”. La diathermie sur la région thyroïdienne donne une augmentation de ce temps de réduction; par contre on observe seulement une faible réaction de l’hypophyse. En interprétant ce cas d’après les données des Docteurs DELHERM et FIscHGOLD citées plus haut, nous concluons à un syndrome para-basedowien.
Mademoiselle Anne-Marie Dui.…, âgée de 21 ans, vient consulter pour différents symptômes parmi lesquels il y a lieu de noter :
— dysménorrhée,
— migraines,
— troubles du caractère,
— bouffées de chaleur.
Elle a été réglée à 13 ans. Vers l’âge de 15 ans, on a remarqué un gonflement de la région thyroïdienne. Des séances de rayons X ont été faites, 3 séances en novembre, 3 séances en décembre de 200 r. chacune; en tout 1.200 r.
Le diagramme montre une diminution du T. R. I, une forte réaction de la thyroïde au courant de d’Arsonval, et au contraire une faible réaction de l’hypophyse (figure 12).
Nous profitons de cette observation pour faire remarquer l'influence du traitement sur l’hyperthyroïdie. L’endocrinodiagramme fait au mois de février de l’année suivante, donne l'indication d’un traitement par excitation de la thy-
roïde, ce qui indique une action freinatrice de la radiothérapie, action qui se fait sentir 2 mois après le traitement.
Mademoiselle Tro.…, âgée de 12 ans est amenée à la consultation parce qu’elle présente fréquemment des migraines. Fait intéressant à signaler, ces migraines s’accompagnent de sueurs abondantes.
Une radiographie cranienne a été faite. Il n’y a pas de destruction de la selle turcique, mais un léger élargissement du fond de la selle.
Six séances de rayons X ont été faites sur les régions temporales, 200 r. à chaque séance, 1.200 r. en tout.
Le diagramme reproduit, figure 13, a été fait un mois après la radiothérapie. Il montre une diminution du T. R. I. avec une reaction importante de la thyroïde et des ovaires à la diathermie.
En somme, dans toutes les observations de syndromes basedowiens citées plus haut, nous avons trouvé la diminution du T.R.[I.; c’est un signe important qui avec l'instabilité du temps de réduction initial et la diminution du T.R. O.H. après excitation de la thyroïde, va fournir un trépied symptomatique dont nous allons montrer la valeur dans le chapitre suivant.
Figure N°13
ure N°12 |
Fig
Diminution du T. R. O. H. après excitation diathermique
de la région thyroïdienne.
Nous avons fait remarquer dans les observations N° 5, N° 6 et N° 10 ce phénomène de la diminution du T.R. O. H. après excitation de la thyroïde.
A ce sujet, nous citerons un passage de la commu-
nication des Docteurs GAUDUGHEAU et DALLONGEVILLE.
« Nous avons surtout effectué des examens sur des malades envoyés dans le service d’Electro-radiologie pour y suivre un traitement et au sujet desquels un diagnostic clinique d'hyperthyroïdie était déjà établi. La constance des résultats obtenus est à signaler : on constate :
« 1° L'instabililé des premières valeurs du T.R.I. Plusieurs mesures (en général quatre, parfois huit) sont souvent nécessaires pour obtenir deux valeurs différentes de moins de dix secondes.
2° La diminution du T.R.I. comme l'ont déjà signalé DAUSSET et FERRIER, ZONDECK et UcKo, HuEr et HAMMEL et récemment notre collègue DELUEN. Les valeurs les plus courantes sont 70, 80, au lieu de 100.
3° La diminution du T.R.O.H. après excitation de la Thyroïde; nous n’avons pas trouvé encore de Basedow avec indication d'un traitement par excitatioù de la région thyro-parathyroïdienne, comme l’a signalé FERRIER. Les diminutions du T.R. O0. H. sont souvent
importantes : 30 à 60 secondes.
Pr Diis
Si l’on tient compte des trois signes précités : instabilité du T.R.L., diminution du T.R.I, diminution du T.R. OH. après excitation thyro-parathyroïdienne, le test de FERRIER peut, d’après nos observations, cons-
tituer un élément de diagnostic des hyperthyroïdies ».