‹ Contribution Au Traitement Chirurgical De L'Ostéo-Arthrite Tuberculeuse Sous-Astragalienne De L'AdulteChapitre 17 sur 32 · LES AMPUTATIONS · texte numérisé non relu

LES AMPUTATIONS

Si nous éliminons l’amputation, c’est qu’elle est selon le mot de Cooper, la faillite de l’art. C’est un pis aller auquel il faut parfois se résoudre chez le vieillard. Chez lui en effet, les chances de guérison sont bien moindres que chez l'adulte et l'atteinte de l’état général nécessite souvent une opération rapide qui n’entraîne pas une longue hospitalisation. L’amputation permettra au malade de quitter l’hôpital au bout de 3 ou 4 semaines. Elle sera indiquée également quand la tuberculose se sera étendue aux articulations voisines, se sera fistulisée après avoir envahi les parties molles, enfin quand une infection secondaire aura transformé en pyarthrose l’ostéo-arthrité tuberculeuse primitive. Dans ces cas exceptionnels maintenant parce qu’on sera intervenu plus tôt, à quelle méthode d’amputation devrons nous nous adresser. Îl est bien évident que ce ne sera pas aux opérations ostéo-plastiques puisqu’ils’agit de faire vite devant un cas extrêmement avancé au point de vue local chez un sujet généralement affaibli et vulnérable. Ce ne sera done pas aux opérations de Ricarp, de Paourer Le Forr, de Pirocorr qui conservent le calcaneum et entraînent une certaine immobilisation plâtrée que

nous aurons recours, mais à l’opération de SYME.

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Nous savons qu’elle donne toujours d’excellents résultats et qu'avec elle nous disposerons presque toujours d’un lambeau suffisant même s’il existe une fistulisation des bords du calcaneum. Notre coneeption de l’amputation dans les ostéo-arthrites sous

astragaliennes non pas comme traitement mais

comme pis aller chez des sujets tarés dont la lésion a

débordé l’article primitif pour envahir secondairement en haut la tibio-tarsienne, en bas la médiotarsienne nous dispense enfin d'envisager ici la désarticulation sous astragalienne du pied. Bien au contraire, lorsque les surfaces articulaires tibiopéronières auront été envahies par le processus, lorsque les fongosités auront débordé des gaines dans la région jambière postérieure et profonde, c’est à une amputation basse de jambe qu'il faudra se résoudre. |

Ce sont là, nous le répétons, des éventualhités qui doivent se présenter rarement de nos Jours, si la lésion d’abord strictement localisée mais envahissant

est diagnostiquée à temps. Autrefois lamputation

‘était au contraire le traitement habituel de cette

affection et Guvor dans sa thèse s'émouvait à juste titre d’une mutilation aussi disproportionnée à ca cause. Nous y reviendrons plus loin mais nous considérons excessif d'y avoir recours aussisystématiquement que VanLanpE et Mopor dans les cas avancés

qu'ils ont rapportés en 1922 à la Revue d'Orthopédie.

Nous avons vu au début de ce chapitre queletraite-

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