‹ Contribution Au Traitement Chirurgical De L'Ostéo-Arthrite Tuberculeuse Sous-Astragalienne De L'AdulteChapitre 25 sur 32 · DÉSARTICULATION TEMPORAIRE SOUS-ASTRAGALIENNE · texte numérisé non relu

DÉSARTICULATION TEMPORAIRE SOUS-ASTRAGALIENNE

Incision : Un peu plus haut que dans le procédé classique de la désarticulation sous-atragalienne, à moins de 1 centimètre de la pointe de la malléole externe concave en haut À

aller en avant jusqu’à l’extenseur propre du Gros Orteil

en arrière jusqu’au bord du tendon d'Achille.

Incision de la peau : Respecter les tendons extenseurs des orteils ;

Sectionner les péronniers latéraux :

Sectionner le ligament frondiforme qui retient les tendons extenseurs ;

. Ecarter le tout en dedans : le paquet tendineux, l’artère et le nerf pédieux qu’on ne voit pas ;

Désarticulation : On attaque l’interligne très en avant et en coupant la capsule dorsale astragaloscaphoïdienne sous le tendon extenséur ;

La haie interosseuse astragalo-calcanéenne est coupée suivant la manœuvre classique, puis le ligament péronéo-caleanéen, le pied étant abaissé en dedans, l'articulation s'ouvre complètement, le calecanéum n'étant plus retenu que par le tendon d'Achille qui oppose toujours une certaine résistance ;

La voie ainsi ouverte est très large :

Êlle permettrait de faire une astragalectomie to-

tale si nécessaire.

: . . £ à , Elle permer de ne supprimer qu'une partie de los,

d’en sectionner le col, par exemple.

La tête enlevée, la surface scaphoïdienne jusque là peu visible apparaît dans toute son étendue ainsi que les tissus situés en dedans de l’astragale.

En bas et en dehors, la face supérieure du caleaneum est aussi largement exposée ; on peut détacher à l’ostéotome tout ou partie de la grande apophyse, généralement raréfiée et mettre ainsi à nu la face supérieure du grand ligament calcanéo-cuboïdien.

L'espace obtenu est suflisant pour permettre encore s’il est nécessaire l’ablation du scaphoïde et du cuboïde et même des cunéiformes et de faire

ainsi une très large intervention si les lésions y en-

traînent.

L'opération se termine, après l’hémostase et le plombage, par la suture des parties fibreuses au moyen d’un surjet et la suture des tendons péroniers seuls sectionnés.

HazLopgau fait suivre l'exposé de cette technique d’une observation sans signes cliniques d’une désarticulation temporaire de la sous-astragalienne par DELBET, suivie de résection de la tête de l’astragale de la partie postérieure du cuboïde, et l’extirpation du scaphoïde.

Cette désarticulation permet de multiples interventions mais nous envisageons la résection car elle comporte tous les avantages ;

Les formes fongueuses, les formes étendues aussi bien que les formes légères du début en sont justi-

ciables et l’ankylose qui lui succède est éminemment

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ë évoable. à Pébanenn d un do résultat fonc- tionnel et au maintien de la guérison. Ps Elle respecte la statique du pied, à Denontee de Ent astragalectomie et maintient l'intégrité de l’articu- ‘lation tibio tarsienne dont le rôle est essentiel tant au pot de vue direction qu'au point de vue répar- tition des forces. Les résultats esthétiques sont. La Il est nécessaire dans l’ostéo-arthrite tuberculeuse sous-astragalienne d'enlever complète- Ç - ment les lésions tuberculeuses exactement comme dans la résection typique du genou mais dans cet article serré, il faudra voir clair e et poursuivre les fon- Rs dans les gaines. .. | Cette désarticulation temporaire accorde assurément un jour large sur linterligne mais ce jour est ‘insuffisant pour permettre l’excision des fongosités, surtout dans leur prolongement interne. Pour cette raison nous préconisons la section du tendon d'Achille . Cette manœuvre qui n’est pas admise en Médecine Opératoire fait bâiller l’interligne et facilite la recherche des fongosités jusqu’au milieu du paquet. vasculo-nerveux tibial postérieur, recherche qu’il est indispensable de faire de façon minutieuse et très complète et pour laquelle il faudra remonter aussi haut et aussi loin que le nécessitent les lésions. Notre observation montre que la section du tendon d'Achille à été indispensable pour mener à bien l'opération et faire une dissection soigneuse de la région. De même Isnarp1 a sectionné dans son intervention deux tendons de l’extenseur commun des

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orteils pour obtenir un jour suflisant et extirper le long de cette gaine un tubercule cru gros comme un noyau de cerise. |

Ces sections permettent de faire une résection sous le contrôle de la vue. On la pratiquera en enlevant des tranches successives jusqu’en tissu sain. Il est bien évident qu’il s’agit d’une résection typique mais typique seulement dans son principe, car en pratique cette résection se fera à la demande des lésions. Il sera nécessaire quelquefois de réséquer plus d’un côté que de l’autre et comme il faut obtenir des surfaces planes afin que les sections osseuses puissent coapter, la régularisation pourra nous obliger à passer même en tissu sain. Résection typique dans son principe, à la demande des lésions dans son application, voilà ce qu'il faut réaliser et qui nous conduira tantôt, c’est notre cas, à réséquer la partie inférieure de la tête astragalienne, tantôt à l’enlever, tantôt enfin à se contenter de réséquer une petite épaisseur des surfaces antérieures et postérieures. Mais dans tous ces cas, on aura conservé la poulie astragalienne et maintenu au pied sa statique indispensable.

L'opération terminée, 1l restera à suturer les tendons péroniers et en dernier lieu le tendon d'Achille. On s’attachera à rapprocher par une suture consciencieuse les débris capsulaires et on fermera sans drainage.

Le membre sera ensuite immobilisé dans un appareil plâtré pendant six mois. Il faudra bien modeler la voûte plantaire pendant la période de dessication

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