PETER
2 autres pour récidive et salpingite (obs. XIV, XXI): nous discuterons ces résultats plus loin.
Les opérations sur le sympathique n'ont pas donné les résultats que l’on espérait. Leriche a pratiqué plusieurs fois la sympathectomie hypogastrique avec de beaux résultats, N’en ayant fait dans aucun cas rapporté, nous ne pouvons en juger personnellement.
La résection du nerf présacré proposée comme traitement de l'ovarite sclérokystique aurait donné d'assez bons résultats ; nous l’utilisons dans tous les cas de névralgie pelvienne associée, dysménorrhée, hyperesthésie endo-utérine (obs. VII, X, XL, XIX, XXI, XVII) ; elle nous a donné de bons résultats. En cas d’ovarite sclérokystique pure, elle ne semble pas indiquée ; en effet, le plexus hypogastrique supérieur innerve essentiellement, en ce qui concerne l’appareil utéro-annexiel, l’utérus et les trompes ; ses branches terminales ne vont pas jusqu'à l'ovaire et ne semblent même pas contracter d’anastomose avec les nerfs de ce dernier venu avec le pédicule utéro-ovarien ; la section du nerf présacré laisse donc intacte la sensibilité ovarienne. Les anastomoses avec les rameaux issus du deuxième et du troisième nerfs sacrés qui contribuent à former le plexus hypogastrique inférieur et échappent à la section qui est faite au niveau du promontoire seraient la cause des rares échecs de cette intervention en cas de douleurs utéro-tubaire.
Cette intervention supprime la plus grande partie de la sensibilité utéro-tubaire ; elle donne de bons résultats et est indiquée dans les affections doulou-
reuses utéro-tubaires comme complémentaire des opérations conservatrices.
Les opérations sur les nerfs de l'ovaire tentées après les recherches de Roux, L’Hermitte et Dupont consistent en une véritable énervation de l’ovaire. Nous ne l’avons pratiqué que deux fois: une fois (obs. X) elle a été exécutée à gauche, l'opération de Walther étant faite à droite et la résection du nerf présacré ajoutée pour hyperesthésie endo-utérine, cul-de-sac postérieur douloureux. La malade atteinte de douleurs abdominales presque permanentes et de violentes crises prémenstruelles a été améliorée mais l'ovaire gauche énervé était toujours sensible ; elle a été réopérée pour salpingite. L'autre fois (obs. XXI) on a pratiqué à gauche l'opération de Walther et, à droite, on a associé la résection subtotale à l'opération de Dupont; la résection du nerf présacré a été faite à cause de la continuité des douleurs et de la dysménorrhée ; une myomectomie a été pratiquée en plus ; la malade qui souffrait énormément a été améliorée pendant un an et demi puis les douleurs ont récidivé, elle a été réopérée pour récidive et salpingite en 1932. On peut en tous cas associer l'opération de Dupont à la résection subtotale. Dupont donne personnellement de bons résultats. Cotte qui l’a pratiquée assez souvent trouve ces résultats très inconstants. L'hémostase serait quelquefois assez difficile, les vaisseaux nombreux dans cette région n'étant pas tou- Jours si nettement séparés des nerfs qu'on le dit. De
plus, les ligatures sur les éléments du hile, donc sur