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On voit donc que sur 33 opérations de Walther que nous avons faites, seules, ou combinées avec d’auires interventions, 8 de nos malades ne sont pas revenues (généralement parce que, se trouvant bien portantes, elles jugent inutile de nous revoir) ; nous ne considérerons évidemment pas ces cas dans nos résultats.
26 malades sont revenues et, parmi celles-ci :
14 sont .considérées comme guéries, n'ayant plus accusé aucun trouble, plus aucune douleur, se trouvant améliorées dans leur état général et très heureuses de leur intervention.
9 ont été très améliorées, n'ayant plus de douleurs,
sauf une légère douleur à l’examen ; ces malades ellesmêmes, du reste, se disent guéries.
7 ont eu une récidive : une sur un ovaire opéré qui est devenu légèrement douloureux, moins cependant, dit-elle, qu'avant l'opération ; 3 sur un ovaire non opéré qui est devenu douloureux par la suite ; une à été peu améliorée et ses douleurs sont presque aussi fortes qu'avant ; 3 ont été réopérées (trompes infectées avant l'intervention, opérations conservatrices com-
plexes).
A malades ont eu des métrites souvent assez
sévères et ont eu un assez bon résultat. Deux légères récidives : une malade (métrite et salpingite) pendant dix-huit mois, est actuellement bien portante, ses douleurs ont disparu. Leurs résultats sont en général moins bons que dans les cas simples.
Une autre (observation XXI) qui avait de très vio-
lentes douleurs surtout avant et pendant les règles et
des crises très douloureues du treizième au quinzième jour, pendant l'ovulation, qui a subi une opération complexe : myomectomie, résection subtotale des deux ovaires, énervation de l’ovaire droit, résection du nerf présacré, a été améliorée ; mais, ces derniers temps, on a constaté une récidive nette avec douleurs violentes, salpingite associée.
Elle a été réopérée (hystérectomie subtotale) à Tarnier ; on n'a pas remarqué que les deux ovaires avaient subi une résection subtotale ; le péritoine pelvien était rouge, congestionné, friable, les trompes rouges, étalées, adhérentes à la paroi latérale.
Une autre malade, qui avait été très améliorée, a été réopérée pour salpingite, les douleurs ayant récidivé ensuite.
Une autre pour récidive : à la première intervention ses trompes étaient infectées.
Nous n'avons eu que 4 insuccès francs. Nous avons remarqué que les 3 opérées, que le plus mauvais résultats ont eu des opérations complexes, avaient des lésions inflammatoires associées : dans ces cas l’opération radicale aurait dû être pratiquée d'emblée, la trop grande conservation prédisposant dans ces cas graves à la récidive.
Nous complétons l'hystérectomie par des greffes ovariennes dans les grandes lèvres, les greffons prélevés sur des ovaires scléro-kystiques fonctionnent normalement (obs. XVII, XXXI, XXXII, XXXIX), nouse évitons ainsi à nos malades, en grande partie les
troubles de la castration chirurgicale. Il vaut donc
bre.
mieux dans les cas complexes, dans les cas où une inflammation annexielle est associée, pratiquer une opération radicale d'emblée et ainsi éviter les récidives si fréquentes dans ces cas.
Nous espérons ainsi, tout en laissant la plus grande place à la chirurgie conservatrice,améliorer nos résul. tats et donner des indications opératoires s’adaptant à tous les cas.
Il est évidemment difficile de faire la part de la résection subliotale et celle des interventions combinées, mais, Si l’on prend notre statistique générale, nous voyons que sur 26 opérées, revues,si nous éliminons un cas de résection cunéiforme du reste amélioré, nous avons :
14 résultats bons, 5 résultats assez bons,
3 résultats passables, 4 résultats mauvais.
4 malades ont été réopérées : une après l’ablation d’un ovaire (l’autre étant sain à la première interven, tion), une autre pour salpingite ; 2 autres pour salpingite et récidive.
Sur 3 ovaires redevenus légèrement douloureuxaucun n'avait subi la résection subtotale ; nous exceptons les cas infectés pour lesquels nos préconisons l'opération radicale, les récidives étaient alors des salpingo-ovarites infectées, les autres n’avaient rien eu ; 1 avaitété cautérisé au thermocautère.
On remarque que si on ne compte pas les malades
ayant eu des opérations conservatrices complexes,
DO
pour des casinfectés, malades pour lesquels nous préconisons actuellement l'intervention radicale la proportion de nos bons résultats monte à 86%,ces malades se considèrent comme guéries.
Ces résultats doivent être atteints couramment en suivant les techniques proposées plus loin.
Quant aux gestations ultérieures, Walther en a donné une proportion de 26 %, soit environ un quart de ses opérées. Cette proportion nous paraît un peu forte et, personnellement, nous n'avons obtenu que quatre gestations ultérieures (obs. XXXVI, XXVIT, XXVI, IT). Un certain nombre de nos malades, il est vrai, nous ont avoué, qu'ayant déjà eu des enfants, ou même n’en ayant pas, elles faisaient tout pour les évifer: :
Ces résultats dans l’ensemble excellents, 86 % dans l'opération de Walther, nous ont incité à persévérer dans cette voie et surtout à étendre les indications de la résection subtotale comme base de nos interventions, celle-ci ayant donné les meilleurs résultats à tous ceux qui l'ont pratiquée. Nous croyons qu’en suivant exactement nos indications opératoires, ces résultats pourraient encore être légèrement améliorés. On devra donc suivre la technique indiquée dans le: