‹ Contribution au traitement chirurgical de l'ovarite scléro-kystique: L'opération de Walther, résection subtotale de l'ovaireChapitre 28 sur 62 · EVE · texte numérisé non relu

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. | | indemne, il suffit généralement de pratiquer l’opération de Walther unilatérale.Nous l'avons fait fréquemment (15 cas revus : rarement il y a eu récidive même du côté où l’on s’est abstenu (trois fois) et les dou-

leurs sont légères.

Si la trompe est infectée ou même imperméable, il faut enlever cette annexe si l’autre est saine, et non infectée, on peut pratiquer l'opération de Walther sur l’autre ovaire.

Le peu de tissu ovarien restant se régénère et suffit à remplir toutes ses fonctions.

Considérant que les opérations complémentaires ont une grande importance, nous adjoindrons toujours l’appendicectomie par principe, puis, si l'examen “clinique nous à fait constater en plus des douleurs prémenstruelles de l’ovarite sclérokystique, de la dysménorrhée, des névralgies pelviennes, de la plexalgie hypogastrique, une hyperesthésie endo-utérine, nous exécutons chaque fois la résection du nerf présacré qui est de grande importance dans ces cas.

La ligamentopexie sera faite en cas de déviation de l'utérus.

Toute opération réclamée par l'état pelvien sera adjointe. Nous avons ainsi pratiqué des myomectomies, des énucléations de kystes, des amputations du col, colpopérinéoraphies, etc. etc...

Si les lésions associées nous ont obligés à une intervention stérilisante ; si la malade désire garder une chance si petite soit-elle de maternité, nous pratiquons

MNporr la transplantation intra-utérine d’ovaire du type Tuffier.

On peut ajouter à l'opération de Walther l'énervation de l'ovaire, l’isophénolisation qui peuvent se pratiquer sur un ovaire opéré (obs. XXI) ; il vaut mieux, en eftet, ne passe contenter de l’énervation de l'ovaire carses résultats se sont montrés inconstants. Nous n'avons pas pratiqué l'isophénolisation des pédicules lombo-ovariens. Cotte qui l’a souvent effectuée trouve ses résultats éphémères mais cependant la réserve, vu son effet sur la circulation aux cas d’aplasie ovarienne.

La section des ramicommunicantes par lesquelles passent les filels nerveux qui vont à l'ovaire, mérite d’être essayée ; peut-être ses résultats seraient-ils satisfaisants, et, dans ce cas, ajoutée à la résection du nerf présacré, elle donnerait une insensibilisation de tout l'appareil utéro-tubo-ovarien.

Les opérations plus mutilantes, sont réservées aux cas plus complexes. Nous avons pratiqué une hystérectomie fundique ; la malade étant jeune, les deux trompes malades et imperméables, nous avons enlevé une annexe, nous avons laissé un ovaire malade sur lequel nous avons fait l'opération de Walther ; la malade se porte très bien et a des règles normales.

Nous avons fait une hystérectomie subtotale chez une femme de 48 ans ayant un fils de 30 ans : les trompes étaient imperméables ; nous avons cependant ajouté des greffes, les ovaires étant encore en activité physiologique.

Nous pensons que les résultats excellents de cette technique, s’adaptant à tous les cas d’ovarite sclérokystique, l'améliorant presque toujours, la guérissent fréquemment et permettant en plus une vie génitale presque normale doivent faire étendre les indications de la chirurgie conservatrice et reléguer au strict minimum les cas dépendant de la chirurgie radicale.

Les résultats souvent décevants que nous avons obtenus dans les cas trop complexes, ou dans les infections annexielles surajoutées nous font tendre actuellement vers l’hystérectomie si les deux trompes ou ovaires paraissent enflammés (VII), les opérations conservatrices ne devront pas être trop compliquées (obs. X, XXD) car elles sont vouées fréquemment à la récidive. |

La chirurgie conservatrice doit être simple pour donner des résultats. Ces cas nous’ paraissent plutôt convenir à l'hystérectomie qui seule peut faire espérer la guérison. Il ne faudra,dans ces cas,tenter la conservation, qu'après avoir prévenu la malade du risque de récidive, et si elle tient expréssement à conserver des possibilités de maternité, on pratiquera alors la transplantationintra-utérine del'ovaire opéré,technique qui donne dans ces cas les meilleurs résultats. Il ne faudra pas faire de salpingostomie, de réinplantation tubaire qui, en ces cas, ont le tort de laisser in situ une trompe ou un fragment tubaire, même légèrement infecté. Il ne faut jamais, en chirurgie conservatrice complexe, laisser de trompes enflammées, c'est, la

grosse cause de récidives.

SEÉAGTREPE

En cas d'opérations radicales l'hystérectomie sera complétée par les auto-greffes ovariennes que nous pratiquons dans les grandes lèvres selon la technique de Douay. Ces greffons, prissur des ovaires seléro-kystiques ont bien repris et fonctionnent généralement d’une facon normale à, tout point de vue. Si, ce qui est rare, ils deviennent douloureux par la présence de petits kystes, on peut facilement les ponctionner, ce qui suffit pour arrêter ces légères douleurs.

Au cas où on devrait les extirper, ce qui ne nous est jamais arrivé, l'opération est facile par une petite incision de la grande lèvre à l’anesthésie locale.

Les greffes exécutées très facilement, vivent bien, ne donnent lieu à aucun incident et permettent la conservation de la corrélation ovarienne et ainsi les opérées éprouvent le minimum de troubles de la castration chirurgicale.

Si l’hystérectomie a été haute, supraisthmique, cela permettra généralement de petites règles, et évitera alors tout trouble de la ménopause anticipée. Il faudra donc la faire si possible, et avec -greffes ovariennes.

Nous pensons que les résultats excellents de ces indications opératoires, s'adaptant à tous les cas d’ovarite scléro-kystique, doivent nous inciter à suivre ces techniques, et ainsi améliorer fréquemment, sinon presque toujours, ces malades pour lesquelles le pronostic hésite entre la douleur permanente et la castration, avec ses troubles avec la suppression de la vie

génitale.

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